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Printemps !

Posté par canelle49 le 3 avril 2013

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Comme le printemps, saison du renouveau et de la vie, nous avons en nous cette capacité de guérir nos cœurs blessés.

Tout à coup, comme par miracle, on se lève un matin et nos pensées ont changé de cap. Faire ce voyage des saisons est à la portée de tous et savoir regarder la nature qui renaît à la vie me donne des ailes.

Les oiseaux ont chanté leur plus belle sérénade ce matin et même les corbeaux ont un ton que je ne connaissais pas, ils vont et viennent pour fabriquer leur nid et c’est un vrai plaisir de les voir couper les petites branches des arbres afin de leur donner le matériau qui fera pour leurs petits, un joli nid douillet.

On se surprend à recommencer à vivre et  sortir de ce long hiver. On se surprend à avoir envie de refaire les boutiques, les noirs et les gris ne sont plus un choix, les couleurs me font envie, à nouveau. C’est bien un signe que l’âme a envie de se vêtir de toutes les belles couleurs du printemps.

Les gens sont souriants, tout ce petit monde a dans le regard comme une étincelle de joie. Le printemps est bien là, même s’il fait encore un peu froid, peu importe, le soleil vient nous apporter sa chaleur printanière qui nous enveloppe de sa couleur jaune qui nous va si bien au teint !

Le printemps est toujours annonciateur de l’été et enfin de pouvoir laisser tous ces vêtements qui nous faisaient ressembler au bonhomme Michelin.

Demain, un jour nouveau se lèvera et déjà, je sais que le choix que je viens de faire sera le bon, déjà je sais que de retourner  aux sources aura été salutaire ! Il faut parfois bien réfléchir avant de prendre des décisions et prendre celle-ci n’a été que du bonheur, après tout, je dis souvent, on se fait sa vie………..Il est facile de se plaindre de tout dans la vie, mais parfois, il faut savoir écouter sa petite voix intérieure et si, par le passé, je n’ai pas su l’écouter, je suis devenue très à son écoute !

Le monde me parait si beau lorsque mon cœur bat la chamade du printemps, un cœur tout neuf, qui sera, peut-être demain, pour celui qui saura reconnaitre ce cœur qui ne battra que pour lui !

Et toi ma chérie, mon trésor ,il faut que tu saches ,que chaque jour qui passe te rapproche du bonheur !

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Le vieux solitaire

Posté par canelle49 le 30 janvier 2013

Le vieux solitaire photos-iphone-001

 

 

 

Le silence dans la montagne avait revêtu son habit blanc. A pas feutrés, il avançait péniblement. Ce vieux solitaire aimait sa montagne et depuis le départ de ses amis, il n’avait jamais désiré en redescendre.

Il avait la nostalgie du temps où ils étaient si nombreux, il se mit à penser à ses enfants et à sa compagne. Comme il était loin le temps du bonheur de voir sa petite marmaille courir dans la montagne.

Au printemps, ils aimaient aller sur les hauteurs encore enneigées, la douce chaleur du soleil réchauffait leur peau et c’est fatigué le soir, qu’ils redescendaient en glissant les falaises bordées de rochers.

Le vieux solitaire avait perdu un à un toute sa famille et ses amis, sa santé avait fait de lui un centenaire et il avait avec tristesse, dépouillé de tout, avancé dans son désert montagneux.

Il attendait avec impatience ce dernier voyage, on lui avait dit que là-bas il retrouverait les siens, alors c’est souvent qu’il demandait dans ses prières d’accélérer son départ.

Il se sentait si las de vivre, il se sentait perdu dans ce grand vide qu’était sa vie, alors il décida de prendre les choses en main et il décida que son départ serait imminent. Il savait comment faire.

Il avançait toujours dans ce grand blanc et laissait derrière lui des traces qui s’effaceraient avec la neige qui tombait maintenant à gros flocons. Il savait qu’on ne le retrouverait pas là, où il allait, et si d’aventure cela devait arriver, alors seul son corps, enfoui sous la glace serait peut-être un jour  retrouvé, mais son âme, se serait envolée pour rejoindre tous ceux qu’il aimait !

Il ne restait que quelques mètres pour atteindre le sommet et c’est au prix d’un gros effort qu’il s’allongea sur le glacier, il s’endormit très vite, la neige commençait doucement, tendrement à le recouvrir, la buée qui sortait encore de ses narines se raréfiait et c’est dans un dernier soupir qu’il se laissa emporter au paradis des mammouths.

Le vieux mammouth était mort, s’imaginait-il qu’un jour on le découvre parfaitement conservé sous la glace dans ce grand nord.

Il doit sourire de voir combien maintenant on le bichonne, lui qui était devenu si solitaire après le départ des siens, il fallait que sa race soit éteinte pour qu’enfin on comprenne qu’il n’avait pas de prix et que sa disparition et celle des siens serait déjà la sonnette d’alarme de notre monde qui perdait petit à petit tant de races d’animaux, qui ferait qu’un jour, même l’homme n’y survivrait pas !

 

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C’est quand le bonheur

Posté par canelle49 le 7 janvier 2013

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Et si le bonheur c’était ici, et maintenant ? Si le bonheur c’était tout simplement de regarder avec son coeur, n’est-ce pas, finalement, cela le bonheur ?

Il était une fois le bonheur qui pleurait de n’avoir personne dans ce monde pour lui accorder un peu de chaleur, le bonheur voyait la haine et les guerres devenir la principale activité de l’humanité, il se demandait si cela allait finir un jour.

Le bonheur devenait prudent et se cachait si bien pour ne pas mourir du malheur que personne ne le voyait et surtout, ceux qui le recherchaient, n’avait pas compris encore qu’il ne se trouvait nulle part ailleurs, qu’en eux. 

Pourquoi ne pas commencer par voir que tout est bonheur, le soleil qui se lève, le chant d’un oiseau, la nature qui sommeille l’hiver et qui se réveille au printemps, les enfants qui jouent dans la rue, les passants qui nous sourient, toutes ces petites choses de la vie misent bout à bout, n’est-ce pas cela le bonheur ?

Avoir une idée précise du bonheur en le recherchant ailleurs qu’en soi, c’est déjà ne pas voir que le bonheur est dans les petites choses qui semblent sans importance, qu’il se cache !

On m’a souvent dit, mais si tu as une recette, alors il faut nous la donner, une recette du bonheur, en voilà une belle idée, j’y ai pensé et voilà ce que cela peut donner:

Un zeste de bonne humeur

Une pincée de tendresse

Une cuillère à café de compréhension

Une cuillère à soupe de positivité

Un bol de sourire

Le tout assaisonné de beaucoup d’amour

Brasser le tout et vous aurez la recette du bonheur en vous ! 

Bon appétit et mangez-en à profusion, vous ne risquez jamais d’avoir d’indigestion de ce plat qui fera votre bonheur ! N’oubliez jamais de le partager ! 

On ne voit bien, qu’avec son coeur !

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Frédéric tu es celui que je préfère

Posté par canelle49 le 16 avril 2011

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Frédéric, ta valse de l’adieu si pleine de légèreté s’écoute en boucle et ta polonaise me fait penser à une de mes dissertations, le sujet était d’écrire sur un pays, j’ai choisi de me plonger avec ardeur en Pologne, il fallait expliquer notre choix et pour moi ce fut très simple, tu es né dans ce pays et comme depuis ma naissance ta musique accompagnait ma vie, je n’eus aucun mal pour faire mon choix.

Il fallait que je connaisse bien mon sujet et pour ce faire j’ai écrit à l’ambassade de Pologne à Berne pour avoir de la documentation sur l’histoire de ton pays. C’est avec une agréable surprise que j’ai reçu  de leur part des dépliants et même deux magnifiques livres que j’allais avaler avec délectation. La lettre qui accompagnait ce colis était une lettre de remerciements d’avoir choisi leur pays comme sujet et une demande de leur part, leur faire parvenir ma dissertation, ainsi que la notation de mon travail, je leur ai fait parvenir un double de ma dissertation et la note qui accompagnait cette dernière et qu’elle ne fut pas ma surprise de recevoir de leur part une lettre de félicitations et de remerciements, qui me disait que j’avais parfaitement su décrire leur pays et parler de leur histoire et quand on a 12 ans cela marque ce genre de missive de la part d’une ambassade qui venait de donner une certaine importance à mon travail et ce n’est pas la note qui fut importante pour moi, note dont je ne me souviens même plus, mais pour moi c’était que j’avais été félicitée par l’ambassade de Pologne.

J’ai appris cette année là ce qu’était un ghetto, celui de Varsovie, la capital avait vécu les horreurs du tri de tous ses enfants, femmes et hommes enfermés dans cette ville pour ne pas se mélanger aux autres qui avaient la chance de ne pas être juifs. C’est à cette époque que j’ai su ce que pouvait être cette étoile jaune cousue sur les vêtements de tous ces gens, pour démontrer leurs différences, démontrer qu’ils n’étaient  tellement pas comme les autres que leur droit de vivre n’existait pas, c’est l’époque où j’ai commencé à vouloir savoir et comprendre et j’ai certainement saoulé ma mère, mais je devais savoir pourquoi on pouvait faire de telles horreurs et qu’elles étaient les fautes de tous ces gens pour avoir une condamnation si dur et c’est à cette époque de ma vie que l’horreur m’est apparue, je venais de comprendre que l’homme pouvait être le pire de ce qui pouvait exister sur terre, je venais de comprendre ce que voulait dire le racisme, je venais d’entrer dans un monde d’adulte que je n’aimais pas et j’ai décidé ce jour-là de défendre celui qui n’était pas pareil, celui qui était différent et depuis ce temps je n’ai eu de cesse de me battre contre le racisme, avec une seule arme, les mots. Demander pourquoi ce sentiment est en eux, qu’elle mal, a en lui celui qui est né ailleurs? Quelle faute il a commise? Souvent celui a qui l’on pose ce genre de question ne sait pas lui-même le pourquoi  il est raciste, si ce n’est, son ignorance et sa peur de ne pas connaître l’autre qui  met en lui la haine de l’étranger.

Varsovie, la capital qui avait mis mon coeur en émoi quand j’ai compris la souffrance de tous ces gens, tous ses enfants, ses femmes et ses hommes dans cette prison à ciel ouvert et parqués comme des bêtes pour être né Juifs.

 Je suis entrée par la grande porte dans le monde des horreurs de cette guerre en entrant dans l’histoire de la Pologne, si la musique avait mis en moi la beauté et l’amour des notes de Chopin, Varsovie avait mis en moi le chagrin, la douleur de comprendre que des hommes pouvaient avoir fait toutes ses horreurs, mais l’assurance dans la candeur de mes 12 ans que le monde qui s’ouvrait à moi ne pourrait plus jamais connaître de telles horreurs, jamais, jamais plus de haine ne pourrait refaire qu’un peuple soit haït pour ses différences de culture et de religion, j’étais si certaine que plus jamais cela ne pourrait se reproduire, hélas, la vie m’a démontré que rien dans ce monde ne peut servir de leçons, que toujours il y aura des prédateurs pour tuer, enfermer, voler des vies, faire que des innocents vont avoir faim, vont connaître la misère, la guerre, que pour un petit morceau de terre on saura encore tuer et enfermer des peuples comme à Varsovie et encore la haine l’emportera sur l’amour, pourquoi???

Frédéric, tu m’as donné l’amour de la musique classique, ta polonaise qui m’a si souvent bercée est restée en moi depuis toujours, comme si tes notes de musique avait voulu me faire découvrir ton coeur et ton âme. Tu es le compositeur que j’ai préféré dès mon plus jeune âge et quand j’ai su que Georges Sand avait fait un bout de chemin près de toi, je fus éblouie par ce hasard, tu étais celui qui m’avait fait connaître et aimer la musique classique et elle était celle qui avait accompagné mon amour des livres et ma passion de lire. Indiana, Valentine  écrit de si belle plume et qui avait mis en moi cette envie de lire tout ce qui pouvait me tomber sous la main, les mots de Georges Sand sont une musique et ta musique sont des mots.

Frédéric Chopin, tu fais partie de mon enfance, de ma découverte de la musique classique, de tes notes qui s’envolaient tels des papillons aux mille couleurs flamboyantes jusque dans ma rue, quand un après-midi de printemps ta musique se mettait à virevolter sur le chemin de l’école que nous empruntions, déjà dans nos coeurs nous savions que maman avait le coeur en fête et que ses bras seraient ouverts pour nous recevoir,  si la richesse n’était pas dans notre foyer il y avait bien plus que cela, il y avait la richesse des mots et de la musique qui ne sera jamais remplaçable, il y avait la richesse de l’amour, de la tendresse, même si parfois il y avait la peur, bien vite d’un geste, d’un regard, d’une caresse, d’un baiser, tout s’envolait comme par miracle et le pardon n’avait rien de rabaissant, bien au contraire, il faisait partie de nos vies, savoir pardonner est la plus belle fleur de la victoire (proverbe arabe).

La découverte de ton oeuvre ne viendra que bien plus tard, mais depuis je te suis fidèle et tu es le compositeur classique que je préfère, même si j’aime Mozart, Bethoveen, Strauss et j’en passe. Frédéric, tu es celui qui m’a bercée, qui m’a fait comprendre les notes de détresse qui comme une supplique sortie de ton âme torturée, puis celles plus légères qui deviennent en un instant une toile de couleur pastel d’un matin de bonheur de voir le jour se lever. Tu as su si bien écrire les notes qui font ressortir tes sentiments, ta musique est une oeuvre littéraire, tes notes sont des mots d’amour, de colère, de désespoir, ta musique nous fait entendre mieux que les mots tes tourments, tes peines, tes joies et ton bonheur.

Hasard de la vie, je suis née un siècle après ton départ et si je suis allée il y a bien des années à Paris, c’était pour voir ton tombeau au cimetière du père Lachaise, si ton coeur prélevé dort dans une urne à Varsovie,  ton âme, personne n’a pu la prélever, elle est certainement au-delà du firmament.

 

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Printemps, pensées

Posté par canelle49 le 22 mars 2011

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Ma promenade m’a emmenée au bord du ruisseau et le chant des oiseaux est bien gai en ce moment, ils s’affairent tous avec courage et volonté pour construire leur nid, les observer et les écouter est un réel bonheur, je me suis surprise à essayer de siffloter comme les rouge-gorges que j’ai rencontré le long du chemin et j’ai eu la surprise d’en voir un qui devait être moins timide que les autres me donner la réplique. Je suis restée 10 minutes sous l’arbre qui lui servait de promontoire, il sifflait sa mélodie que je reprenais.

J’ imitais le chant de cet oiseau et si d’aventure on m’avait vu, on se serait demandé si je n’étais pas en peu « fofolle », mais que c’est bon ce genre de folie………..

Une fois de plus je me suis amusée avec la nature et quand on sait observer on voit de petites choses qui paraissent insignifiantes, mais qui nous montrent bien que le printemps est là, ce tapis de petites fleurs bleues dont je ne connais plus le nom et qui fait un décors merveilleux, devient de plus en plus dense, l’ail des ours a montré le bout de son nez.

Ah! L’ail des ours que l’on met dans une salade ou dans les pommes-de-terre sautées, une merveille, le printemps nous offre des senteurs et des goûts bien variés, les jardiniers s’affairent déjà dans les jardins, les bourdons sont de retour et butinent déjà les quelques fleurs de printemps.

Que c’est beau, c’est beau la vie quand on voit la nature reverdir et renaître, comme les longues soirées d’hiver nous paraissent lointaines et pourtant c’était hier, tu te souviens de nos longues soirées d’hiver près du feu, les flammes léchaient les pierres de cette vieille cheminée du siècle passé et toi, tu me contais le passé.

Je n’étais qu’une enfant et toi un vieillard, mais tu m’offrais les plus belles histoires vraies que j’ai eu la chance de connaître grâce à toi, le vieux, pourquoi tous t’affublaient de ce nom, je ne savais pas pourquoi tu n’avais pas de prénom et du coup tu ne m’en donnais pas non plus, tu m’appelais « petite ».

Longue était le chemin de ton grand âge, j’avais l’impression que jamais je ne serais une vieille et pourtant je m’y dirige à grand pas dans cette vieillesse tellement merveilleuse quand on a la santé et toi tu avais la santé, sauf tes mains que tu me montrais en me disant tu vois  »petite » ce mal qui ronge les vieux, est la preuve qu’on est vieux et que notre route est bientôt à son terminus.

Je n’ai pas compris ce jour où ta porte est restée fermée et tes volets clos, la seule chose que j’ai su par les adultes c’est que tu ne pouvais plus être seul dans cette grande ferme et que tu étais parti dans une autre maison, ce n’est que depuis que je suis adulte que je sais où vont les vieux et tu sais le vieux, ce n’est pas joli, joli, mais personne n’a le choix, arrive un moment où on ne peut plus faire face et il faut de l’aide et de nos jours les enfants travaillent et ils ne peuvent pas s’occuper de leurs vieux, c’est triste de devoir vieillir dans un monde inconnu.

Tu es parti bien au-delà de ce monde, mais tu me reviens si souvent en mémoire et j’entends encore ta voix et ton regard sur le monde et c’est toi, qui pour la première fois m’as appris, l’ail des ours et le nom de cette petite fleur bien sympathique qui me revient soudain, si ma mémoire est aussi bonne que la tienne, elles s’appelaient des hépatiques, ce que je ne sais pas, c’est si mon orthographe est la bonne, mais on s’en fout des lettres, ce qui compte c’est qu’on se comprenne toi et moi et je sais que tu es souvent près de moi quand je longe ces petits sentiers de forêt et que je replonge dans ton savoir des herbes……………………

 

 

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