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Le petit Elfe

Posté par canelle49 le 16 décembre 2010

 

 

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Le petit elfe était si triste, il ne voulait pas encore cette nuit de Noël ne pas avoir un bon feu de cheminée pour se réchauffer, ce froid glacial dans son arbre creux ne lui suffisait plus, il fallait qu’il trouve un abri bien chaud pour cette nuit de Noël.

Il eut cette idée saugrenue de se faire enfin voir par cette petite fille qu’il apercevait chaque jour sur le petit sentier, il allait s’allonger sur le chemin.

Il entendit ces pas et se précipita au-devant d’elle, il s’allongea et attendit.

Son petit coeur battait à tout rompre et si d’aventure elle ne le voyait pas et si son pied l’écrasait, il était si minuscule et puis il était en train de désobéir à ses parents qui lui avaient pourtant toujours dit de ne jamais se faire voir par les humains.

Tant pis, se dit-il, autant mourir de cette façon que de froid, il n’entendait plus le pas de la fillette et osa ouvrir un oeil et là, il vit le visage de la fillette au dessus de lui, elle le regardait hébétée et en peu apeurée, elle sursauta en le voyant la regarder et eut un recul, il lui parla doucement pour la rassurer, elle se pencha alors et le souleva de sa main, il sentait son souffle qui déjà le réchauffait, du bout de son doigt elle lui caressa avec tendresse le visage et lui demanda s’il n’était pas un mirage, non, je suis bien un petit elf de la forêt, elle failli le noyer, une larme venait de couler sur son visage.

Marie n’avait pas eu la chance de naître dans une famille aisée et la pauvreté de sa famille faisait qu’elle n’avait pas de Noël, le petit Elfe savait tout cela, ils savent tous les petits Elfes.

Elle n’avait pour tout cadeau du père Noël qu’une orange et une bougie qui lui réchauffait le coeur, elle pouvait le soir de Noël lire ce vieux livre que la famille devait avoir depuis des siècles, elle y voyait des miracles, elle y voyait de l’amour, elle y voyait tant de choses dans ce livre qu’elle ne voyait pas ici-bas.

Avait-elle enfin rencontrer un des ces miracles tant expliquer dans ce grand livre que sa mère appelait, la bible?

Le petit Elfe lui demanda de l’emmener dans son foyer, il avait si froid, elle accepta, pour une fois qu’elle avait un ami elle n’allait pas le laisser là sur ce sentier. Le trajet lui sembla bien court, il faut dire qu’elle avait de grandes jambes, contrairement à lui et quand par hasard il allait se promener près de la maison de Marie il faisait avec ses petites jambes, une bien longue marche.

Un intérieur bien chiche, une table en bois et deux bancs de bois dans une cuisine bien sombre, une grande cheminée trônait dans la pièce sombre, nul feu à l’intérieur, il faisait presque aussi froid que dans son arbre. Il demanda à Marie pourquoi on ne faisait pas de feu dans cette grande cheminée, elle lui expliqua que son père était mort et depuis plus de feu dans la cheminée, sa maman n’avait pas la force de faire le bois pour alimenter le feu, elle n’avait pas non plus d’argent pour en acheter, le petit Elfe lui demanda alors de le ramener à son arbre, il venait d’avoir une idée.

Il entreprit de parler de son aventure, sachant bien que ses parents allaient certainement le punir, il devait faire quelque chose pour que cette famille ait le feu dans la cheminée, à son grand étonnement ses parents le félicitèrent d’avoir tant de coeur.

Depuis cette nuit-là, la neige tombe sur les sapins de la forêt des elfes, alourdissant les arbres qui se penchent pour mieux se laisser couper par les petits Elfes qui offrent du bois aux familles pauvres qui n’ont pas de feu dans leur cheminée, depuis cette nuit-là, Marie a de vrais Noëls, les Elfes sont devenus les aides du père Noël et ils déposent devant chaque porte un jouet pour les enfants qui sans eux ne connaîtraient jamais le bonheur d’ouvrir un paquet en cette merveilleuse nuit de Noël.

Eux, si petits, ont pu faire le bonheur des enfants pauvres, alors nous qui sommes si grands et si puissants, pourquoi en cette nuit de Noël ne pouvons-nous pas faire en sorte que chaque enfant sur cette terre ait le bonheur de chiffonner un papier de lumière pour y découvrir un jouet, la plus belle des récompenses est finalement pour nous, qui avons la chance de voir leurs yeux briller de mille étoiles de leur joie d’enfant.

Allez  nombreux dans chaque ville remplir la hotte géante du père Noël et si d’aventure vous n’avez pas un petit jouet de votre enfant à y mettre à l’intérieur, je suis certaine que si vous demandez à vos petits, s’ils sont prêts à sacrifier un petit cadeau pour l’offrir à des enfants pauvres, vous serez étonné de leur réponse, ils vous répondront, oui, sans hésitation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chutttttttttttttttttttttttttt écoutez!

Posté par canelle49 le 20 avril 2010

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Il descendit le long de la forêt pour arriver à la ville, c’est avec patience qu’il attendit la fin du jour pour se faufiler entre les maisons, il allait faire comme tous les soirs quelques emplettes dans les jardins de la commune. Il fallait qu’il nourrisse sa petite famille, il voyait tous ces gens en train de regarder la télévision, il ne comprenait pas pourquoi il y avait tant d’écrans dans une maison, chaque pièce avait son écran et parfois même il regardait le même programme, mais seul dans leur univers.

Il se souvint des soirées de son enfance où tous, autour de la table, se racontaient leur journée et se contaient des histoires, jamais ils ne se séparaient le soir comme pouvait le faire tous ces gens qu’il voyait au travers des fenêtres. Il se demandait si vraiment il y avait encore une place dans leur monde pour avoir un dialogue ou si tous n’étaient plus que des robots devant leurs consoles de jeux ou devant leurs téléviseurs.

Pourquoi le monde avait tant changé et d’une manière si moche, pourquoi même en mangeant la télévision les accaparait, il ne se regardait plus, ne s’écoutait plus, non, ils écoutaient un étranger qui venait leur parler tous les soirs dans cette espèce de boîte qui leur débitait des fadaises, ah! ces humains étaient bien une énigme pour lui.  il vivait dans son monde une tout autre vie. Est-ce que parfois les petits garçons et petites filles savaient qu’il y avait un mot « dialogue » qui existait, un mot attentionné, un mot échange, un mot tendresse, un mot amour, savaient-ils que ces mots avaient un sens, une âme, un coeur, il avait l’impression que les mots que pouvaient connaitre ces humains, étaient, solitude, ignorance, aveuglement, égoïsme. 

Il était bien triste de ne pouvoir rien faire pour leur démontrer que cette attitude n’était pas bonne, que ce silence qui s’installait dans les familles, était dangereux, que cette solitude à plusieurs, était une erreur, mais il ne savait pas comment faire pour leur faire comprendre tout ce qu’il perdait de souvenirs, de bonheur et de joie d’être une famille, une vraie famille, comme pouvait l’être les familles du temps jadis qui n’avaient pas toutes ces technologies qui étaient venues envahir leurs foyers et détrôner le dialogue entre parents et enfants.

Il aurait bien voulu les inviter à voir sa vie, dans la nature, dans l’amour de sa famille, dans le regard de l’autre qui sait d’un coup d’oeil que quelque chose ne va pas et qui prend la peine d’écouter l’autre. Il aurait voulu leur montrer comment le soir, ses enfants l’accueillaient à bras ouverts et comment les mots ne tarissaient jamais dans son monde, on parlait souvent tous à la fois ce qui donnait parfois une belle cacophonie, on avait la joie de voir le bonheur de tous, parce que leur journée avait été belle, parfois un peu de tristesse entrait aussi au foyer, mais bien vite, les enfants retrouvaient le sourire d’avoir pu en parler, les soirées d’hiver étaient en peu plus pénibles, le froid faisait que leur vie devait se mettre entre parenthèses et un long sommeil envahissait leur modeste demeure, il prenait la précaution de bien refermer leur porte et de couvrir ses petits de feuilles mortes, trouvé au hasard de ses promenades solitaires, la famille des Elfes venait d’entrer dans un long sommeil, dont ils ne sortiraient qu’au printemps!

Les elfes ne sont jamais bien loin de vous, ils vous regardent vivre, ils sèment, comme le petit poucet a pu le faire de ses cailloux blancs pour retrouver sa route, ils sèment quelques mots dans nos esprits pour nous faire ouvrir les yeux sur notre monde et nous montrer le chemin de l’amour, ils sont à l’affût, toujours, pour ouvrir nos âmes et nos coeurs. Il suffit de faire silence et d’écouter la brise du soir en famille pour les entendre vous dire, voilà le vrai bonheur, être unis un soir d’été pour regarder le ciel parsemés de milliers d’étoiles et écouter la nuit qui se charge de petits êtres qui vous murmurent, je vous aime et je dépose sur vous le bonheur d’être réunis!

Chutttttttttttttttttt………… écoutez, un soir, en famille, le silence de la nuit qui viendra vous envahir et vous souffler au creux de l’oreille:< Ce n’est que du bonheur>. 

 

 

 

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