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Emma…….

Posté par canelle49 le 15 juin 2010

Conte ou réalité…………

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Il était une fois une petite fille prénommée Emma, elle vivait dans un pays où tout n’était que ruines et guerres, son territoire de jeu était une colline entourée d’obus éclatés ,pour elle ses seuls jouets qui lui permettaient de rêver, elle en avait fait des poupées, sans bras, sans jambes, elle avait dessiné des semblants de bouches et d’yeux  avec des cailloux blancs qu’elle avait eu du mal à voir apparaître à force d’entêtement, mais qu’importe, le temps qu’elle avait mis pour voir le sourire de ses poupées, illuminé leur visage, elle avait des amies maintenant à qui parler, elle rêvait d’être de l’autre côté de ce mur géant qui lui cachait ce qu’elle entendait parfois, le rire des enfants, un jour ou tout n’était que silence après les bruits des avions qui crachaient le feu, elle se réfugia sur sa colline près de ses poupées, elle en trouvait toujours de nouvelles et les mettait en rang devant elle pour leur dire combien elle voudrait toujours être leur amie, mais que ce qu’elle désirait encore plus c’était d’aller dans ce monde qu’elle ne connaissait pas, dans ce monde où il n’y a pas les cracheurs de feu, ce monde que son père lui contait souvent quand il était encore là ce monde où tout n’est fait que de rires et du bonheur des enfants.

Elle ne comprenait pas pourquoi quand sa mère pleurait elle ne revoyait plus l’un de ses frères et quand elle demandait pourquoi, sa mère lui répondait qu’ils étaient partis dans le monde où tout est beau où il n’y a pas de cracheurs de feu, elle demandait alors à sa mère pourquoi ses frères les avaient laissées seules dans ce monde, ma chérie où ils sont allés ce n’est pas eux qui ont décidé d’y partir, il faut être choisi pour avoir la chance d’entrer dans ce monde, elle ne comprenait pas bien et insistait, comment faire maman pour être choisies aussi et les retrouver? 

Sa mère ne pouvait que lui répondre qu’elle ne savait pas comment faire, mais qu’un jour elles seraient aussi choisies pour aller les rejoindre et qu’il fallait peut-être plus de temps, mais que cela viendrait un jour, Emma ne comprenait pas ce qui pouvait empêcher sa mère de choisir, elle était si petite comment pouvait-elle comprendre?

Emma ne se lassait pas de parler avec ses poupées de fer, elle savait parler de ce monde où tout est beau et leur demandait de l’aide pour trouver ce monde et y partir avec maman rejoindre ses frères, les poupées ne savaient pas non plus et ne pouvaient pas lui répondre, Emma, compris que si elle voulait partir il faudrait qu’elle s’en occupe toute seule, comme une grande, elle voulait trouver ce monde merveilleux!  

Dans ses rêves elle voyait un monde de couleurs, de bonheur, de rires, d’amour, elle voyait ses frères heureux, son père étant près d’eux, sa mère? Mais pourquoi dans ces rêves elle ne voyait pas sa mère? Etait-elle restée à la maison pour garder cette maison qui n’était plus que ruines, il ne restait qu’une cave  elles y vivaient comme des rats, quelques bougies pour permettre à sa mère de lire ce livre qu’elle avait pu sauver des cracheurs de feu, elle le lisait inlassablement, Emma se dit que sa mère devait le connaître par cœur, quand elle serait enfin capable de déchiffrer ces signes, elle lui demanderait l’autorisation de le lire,  en attendant il fallait trouver ce pays où était ses frères et son père. Elle voulait plus que tout réunir à nouveau sa famille.

Le crépuscule descendait sur la colline elle savait que sa mère n’aimait pas qu’elle rentre si tard alors elle se mit à courir, elle trébucha sur un objet, elle se retint de pleurer elle venait de s’écorcher les genoux, elle vit apparaître en peu de sang qui s’écoulait lentement sur sa jambe, elle essuya de sa main ce sang qui coulait et se releva, c’est à cet instant qu’elle vit l’objet qui l’avait faite tombée.

Oh! une poupée, mais celle-ci était très différente, elle n’avait pas de trou sur la tête elle était plus belle que toutes les autres, elle portait un chapeau sur la tête, elle la trouva très belle, délicatement Emma la pris dans ses mains puis elle  ramassa un caillou blanc pour lui dessiner un sourire.

Emma ne compris pas ce qui venait de se passer, comme par miracle elle se retrouva dans le pays de ses rêves, celui où tout est beau, au loin ses frères lui faisaient de grands signes elle couru se réfugier dans leurs bras, elle avait été choisie, enfin, tout était comme sa mère le lui avait décrit, si beau, avec des couleurs flamboyantes, des rivières d’eau claire, des arbres remplis de fruits et puis surtout ses frères qui étaient près d’elle qu’elle avait enfin retrouvés, elle était fière Emma du haut de ses quatre ans, elle avait réussi à trouver toute seule le monde que sa mère lui avait décrit.

Sa mère, oh! mon Dieu, il fallait vite aller la chercher, lui montrer le chemin pour venir dans ce merveilleux pays, elle regarda ses frères et d’un petit voix douce leur demanda d’aller chercher maman.

Pourquoi ne répondaient-ils pas ? Elle attendait avec impatience, ils étaient grands et sauraient comment aller la chercher, un de ses frères prit la parole:< ,Emma, on ne peut pas quitter ce monde pour aller chercher maman, on ne peut pas décider pour que maman vienne, nous rejoindre,> tout tournait dans la tête d’Emma, tout était si compliqué, dans l’autre monde maman lui avait dit:< on ne peut pas partir rejoindre tes frères, car on ne peut pas choisir> et voilà que dans ce monde où tout est beau on ne peut pas choisir non plus d’aller chercher maman, elle ne comprenait plus, pourtant son père avant de partir, lui contait parfois les autres mondes où on ne parlait pas les mêmes langages où il n’y avait parfois pas d’océans, mais des lacs, où il n’y avait pas de cracheurs de feu, où la peur n’existait pas, il savait certainement comment aller chercher maman, elle vit tout à coup la silhouette de son père au loin et sauta de joie, elle cria papa, papa, papa, il tourna la tête et un grand sourire illumina son visage il avait entendu sa fille, comme elle était heureuse , elle se mit à courir à perdre haleine pour se jeter dans ses bras.

Des larmes coulaient le long de ses joues, elle fut surprise, jamais elle n’avait vu son père pleurer et son petit cœur d’enfant se serra, elle lui pris le visage entre ses petites mains et mélangea ses pleurs d’enfant aux larmes de son père. Epuisée elle finit par s’endormir dans ses bras enfin retrouvés.

A son réveil, elle mit un instant pour se souvenir où elle se trouvait, elle regarda autour d’elle et vit son père et ses frères les yeux rivés sur le sol, mais que peuvent-ils bien regarder se demanda Emma, elle s’approcha d’eux et baissa les yeux, elle vit sa mère en bas, tout en bas qui levaient les bras au ciel et qui criait et pleurait et tous ces gens autour d’elle qui regardait le sol, mais que regardaient-ils ? Emma étonnée se vit couchée dans l’herbe, comme ses poupées elle n’avait plus de bras ni de jambes, elle se mit à rire aux éclats, elle était comme ses poupées de fer, elle se tâta  le corps, soulagée de voir qu’elle était bien comme avant, mais alors, pourquoi elle se voyait comme ça, pourquoi puisqu’elle  était près de sa mère, elle ne pouvait pas lui dire maman, suis-moi, je vais te conduire dans le pays où tout est beau, il y a mes frères et mon père, mais pourquoi aucun son ne sortait de sa gorge? 

Elle criait maintenant, maman viens, viens, j’ai trouvé ce monde, je suis là, mes frères et mon père sont là, ils t’attendent. Sa mère ne l’entendait pas, elle hurla de toutes ses forces, elle regarda son père et elle compris tout à coup ce que voulait dire maman quand elle disait que l’on ne peut pas choisir pour partir dans ce beau pays, elle venait de se souvenir qu’un jour maman avait dit à son cousin en parlant de ses frères qu’ils étaient morts et qu’ils étaient au paradis, c’était donc cela ce pays où tout est beau et que l’on ne peut atteindre en choisissant nous-même de faire le voyage? Ce pays qui n’avait pas d’endroit sur une carte géographique, pas d’itinéraire pour le visiter, elle compris pourquoi elle ne pourrait pas montrer le chemin à sa mère, elle avait envie de lui crier ne soit pas triste, ne pleure pas, je suis heureuse, j’ai trouvé ce monde merveilleux, je suis auprès de mes frères et de mon père! Mais que je suis bête se dit-elle, maman savait puisqu’elle lui avait dit combien ses frères et son père était bien dans ce monde merveilleux. Emma saurait attendre avec patience le jour où elle pourrait se jeter à nouveau dans les bras de sa mère, Emma saurait l’accueillir dans ce monde si beau et si pleins d’amour ,ce monde que sa mère avait appelé paradis et dont elles avaient rêvé toutes les deux.

Combien faudra-t-il d’Emma dans ce monde pour qu’un jour, les cracheurs de feu ne soient plus que des souvenirs!

 

 

 

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Face cachée!

Posté par canelle49 le 8 juin 2010

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Je veux remercier Aude, la fille de Manounie, qui de par sa dernière oeuvre artistique, m’a inspiré ce texte! Merci pour son autorisation de mettre son oeuvre ici sur mon blog. Ci-joint le lien de cette artiste qui vous donnera de par ses toiles, comme à moi, un instant d’émotion! N’hésitez pas, cliquez sur ce lien, vous ne serez pas déçu, vous ais-je déjà menti??? (sourire)

audem.monsiteofficiel.com

Elle allait à petits pas pressés prendre son car, elle savait que ce jour serait spécial pour elle, ce chirurgien allait enfin lui redonner son visage.

Elle se souvint de cette nuit de terreur, il lui avait dit dans un souffle et avec haine, tu payeras pour cet amour interdit!

Elle avait rencontré ce garçon pendant ses études, il était si beau avec ses grands yeux noirs et sa peau foncée ses cheveux d’un noir d’ébène et son sourire qui découvrait de belles dents blanches, elle le regardait marcher souvent sans qu’il s’aperçoive de son regard et quand par inadvertance il se retournait c’est en rougissant qu’elle détournait le regard de sa silhouette, une silhouette de sportif, il était champion à l’université dans son équipe de basket, elle pensait que jamais ce garçon tellement courtisé par les plus jolies filles, ne ferait, un jour attention, à elle.

Il la regardait souvent sans qu’elle s’en aperçoive, ses longs cheveux noirs qui lui descendaient jusqu’au rein, telle une cascade d’eau bouillonnante de mille feux,  ses yeux verts comme l’océan les jours de tempête, avait mis en lui le désir fou de la prendre dans ses bras, mais il savait que dans son monde il n’y avait pas de flirt, pas de petit ami, sans l’accord de la famille.

C’était une belle journée de printemps et toutes les classes partaient pour un camp d’une semaine dans la montagne, elle était heureuse que ses parents pour une fois aient accepté qu’elle participe à ce camp, elle venait de fêter ses 19 ans et ils commençaient à lui faire confiance, malgré son frère aîné qui ne voulait pas lui faire confiance, son père pour une fois avait dit, non laisse là aller, ta soeur est une fille bien qui sait ce tenir!

Il était allongé  dans l’herbe ses bras repliés sous sa tête, il était arrivé tôt pour attendre le car, il voulait la voir venir, pour une fois, elle serait là, avec lui dans ce camp, il pourrait peut-être lui parler, danser avec elle lors de la dernière soirée organisée par les profs, il pensait à tout cela quand tout à coup elle le vit, ses joues devinrent aussi rouges que les fraises de son jardin, il sourit, elle était encore plus belle quand elle rougissait, alors pour la première fois, elle ne détourna pas le regard et lui sourit à son tour.

C’est tout naturellement que cette semaine leur fit découvrir l’amour, l’amour qu’ils avaient en eux depuis tant de temps, il avait fallu ce camp pour oser, elle avait lentement glissé dans les délices de l’interdit, il y avait tellement de tendresse en lui, il savait comment faire pour aimer une femme, elle s’était donnée à lui, sans arrières-pensées, elle savait qu’elle n’aimerait jamais un autre homme, il était l’amour de sa vie.

Les semaines avaient passé avec cette angoisse que peut avoir une fille qui sent qu’en elle, une petite vie prend vie, comment allait-elle faire, elle ne pouvait en parler a personne, autant mourir que de faire la honte à sa famille, elle ne pouvait faire que la pire chose, c’était tout avouer à son frère, elle savait qu’il allait vouloir laver l’honneur de la famille, c’était un suicide pour elle, mais avait-elle le choix?

Ce soir-là tapi derrière un mur,  il l’attendait, elle arrivait et pensait à ce qu’elle devait dire à son frère, mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que son frère avait vu son ventre s’arrondir et il avait tout compris, elle arriva à sa hauteur  une brûlure atroce sur son visage la fit hurler de douleur, une douleur sans nom, elle criait tant ce liquide lui brûlait le visage, il avança au-devant d’elle et d’une voix remplie de haine, il lui cria, je viens de laver le déshonneur de la famille, tu n’es qu’une pute! Il lui avait jeté au visage un flacon d’acide, il ne voulait pas la tuer , non, il voulait que l’horreur de son visage n’attire jamais plus aucun homme sur elle!

Depuis cette nuit de décembre, elle avait gardé la moitié de sa beauté sur son visage et la laideur de l’autre côté, ce qui était bien cruel, elle pouvait se voir comme avant et puis ensuite voir toute l’horreur et le dégoût qu’elle pouvait inspirer sur l’autre côté de son visage.

Cette nuit qui avait mis un masque hideux sur son visage l’avait fait prendre une décision importante pour elle et ce bébé qu’elle allait garder envers et contre tous et lui donner la vie, elle parti de la ville pour s’installer très loin de sa famille et refaire sa vie, c’est là que le destin voulu qu’elle rencontra ce grand chirurgien qui lui avait donné non seulement un travail, mais de l’espoir, il venait de réussir une greffe du visage, mais elle devait psychologiquement accepter d’avoir le visage d’une autre et pour ce faire, il avait fallu des mois pour qu’enfin elle ose franchir le pas.

Ne plus jamais porter l’horreur de la moitié de son visage et oser se montrer enfin au grand jour avait fait qu’elle avait enfin accepté cette opération!

Elle savait au fond d’elle qu’elle serait toujours Leïla, son apparence allait changer, mais pas son coeur et son âme, elle allait s’habituer à voir le visage d’une autre, elle était bien équilibrée et par les mains de cet homme elle serait à nouveau en vie, elle n’aurait jamais plus besoin de se cacher! Elle donnerait à son fils enfin autre chose qu’une voix, elle lui offrirait enfin un sourire d’elle, il était si petit et  il ne savait pas que sa maman avait un sourire en permanence, dessiné sur le visage quand elle le regardait!

Leïla a retrouvé un visage, elle ne garde aucune haine en elle, elle connaissait les valeurs de la famille et depuis des années elle qui avait dû se cacher est devenue une des plus belles femmes de la ville et la plus heureuse, elle a donné un père à son enfant qui a deux soeurs qui font le bonheur de son mari qui un jour de par ses mains lui a redonné vie, elle lui a redonné quant à elle le bonheur de revivre un grand amour! 

 

 

 

 

 

 

 

 

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