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Education, quand tu nous tiens…………

Posté par canelle49 le 5 juin 2012

 

 Education, quand tu nous tiens............ education

 

 

Il faut parfois se plier aux règles et pourtant on n’en a pas toujours envie.

 

Notre éducation vient souvent percuter notre esprit et fait que nous n’avons pas le choix de faire ou pas, ce dont on a envie. Restes dans le droit chemin, me disait ma mère, c’est primordial, mais en même temps, je me demande ce que sont les règles du droit chemin aujourd’hui.

 

Si pour certains c’est faire tout et n’importe quoi, alors je reste certaine que j’ai fait le bon choix de ne pas sortir des limites de mon éducation. Pourtant, plus le temps passe et plus je me dis que j’ai trop obéi aux règles dont j’avais l’esprit toujours empli.

 Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas aller dans un restaurant ou un bar si elle n’est pas accompagnée ? Je n’osais pas et je n’ose toujours pas, alors que ma fille ne va pas se gêner d’aller seule, boire un café dans un bistrot.

 Je me demande comment j’ai pu l’élever différemment sans vraiment m’en rendre compte, sans toutes mes certitudes qui ne sont bien trop en moi. J’ai certainement, inconsciemment, voulu donner à mes enfants une éducation plus libre que celle que j’ai reçue, sans même y penser. Cela c’est fait tout naturellement. Ce qui me fait penser que je refusais l’éducation trop stricte que j’avais reçue et qui m’avait certainement enlevé une partie de mon naturel.

 Le temps d’être maman et j’ai peut-être compris que je me devais de ne pas faire les mêmes erreurs que ma mère. Le temps d’être grand-mère et j’ai encore revu ma copie en me disant; tu es bien moins sévère avec tes petits-enfants que tu ne l’as été avec tes enfants. La roue tourne, on avance et on sent bien que nous faisons souvent des erreurs dans l’éducation de nos enfants. Qui dit que c’est facile d’être parents ?

 Nous sommes vulnérables dans ce merveilleux rôle de parents, personne ne nous prépare à être des parents parfaits, si tant que cela puisse être. Personne n’est parfait dans ce monde et si jamais cela était, que ce serait ennuyeux de ne pas avoir de défauts.

 J’adore les défauts, bien plus que les qualités, je m’explique. Qu’on vienne me dire qu’une personne n’a pas de patience et je cherche à comprendre pourquoi la patience serait une qualité ? La patience, oui, sous certaines conditions, mais pour vivre, non, la patience n’est pas une qualité, cela voudrait dire qu’on attend patiemment de vivre, alors que la vie est si courte. Donc finalement l’impatience peut devenir une qualité.

 La nervosité est souvent décriée, mais on devient immanquablement nerveux lorsqu’on sait que l’on va devoir vivre un épisode qui ne nous apporte rien de bon, alors autant être nerveux et laisser sortir son stress que de vouloir à tout prix garder son calme et se faire mal intérieurement.

 La critique, pourquoi ce serait toujours un défaut, alors qu’elle peut être constructive. Etre méchant, lorsque ce n’est pas gratuit, après tout, c’est peut-être savoir se défendre contre tous ceux qui ne savent que faire du mal. La violence pour défendre une personne qui se fait agresser, n’est-ce pas finalement venir en aide ?

Finalement tous les défauts de la terre pourraient, selon les circonstances de la vie, devenir des qualités !

J’ai souvent écrit sur la dualité qui est en chacun de nous et j’ai pu remarquer que dire qu’on est tolérant n’est pas tout à fait vrai car, comment l’être devant l’intolérable ?  Ma tolérance a ses limites, je le sais bien. Donc je peux être intolérante face à l’intolérable.

Y aurait-il un juste milieu, celui de la rigidité de l’éducation de nos parents et celui du trop permissif des parents de notre époque, oui je crois. Un juste milieu ferait peut-être que notre société s’en porterait mieux et que nous n’aurions pas des vieux coincés et des jeunes ayant perdu la notion du respect.

Faire au mieux n’est pas toujours simple et ne rien faire c’est baisser les bras. Je ferai demain ce que je n’ai pas osé hier et ceci je le ressens très fortement depuis quelque temps, alors vive la vie sans tabous. Dès l’instant où, nous ne faisons de mal à personne. Il vaut mieux avoir des remords plutôt que des regrets, car les regrets minent l’esprit, alors que les remords guérissent. On ne peut pas toujours avoir de la culpabilité envers autrui et de ce fait, laisser sa vie entre parenthèses !

La culpabilité qui m’habitait doucement, a disparu. il est temps de vivre sans penser ce que sera demain et vivre avec un grand V le présent sans tabous, ni mauvaise conscience ! Je ne me fais pas de mal, bien au contraire, je ne me fais que du bien de repousser les limites que j’avais reçues en héritage pour ne garder que ces instants de vie sans peur de vivre mes désirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’était ton choix

Posté par canelle49 le 29 mars 2012

C'était ton choix ange_lumineu

Hier, le tocsin résonne, je me renseigne au village ce que cela veut dire. C’est une cérémonie d’adieux qui est annoncée pour le lendemain. 

 

Je ne te connais pas, je n’ai pas eu le temps de te connaitre, car tu as décidé, à 22 ans, de mettre le mot fin à ton destin sur cette terre.

 

J’ai mal de penser, que si jeune, tu n’as plus eu envie de rester parmi nous, mais c’était ton choix et je pense aujourd’hui à tes parents qui sont dans la douleur et qui doivent se poser tellement de questions sur le pourquoi de ton geste.

 

Tu avais le droit de partir si, ici-bas, la vie devenait trop pénible, mais pourquoi n’as-tu pas pensé à la douleur de ceux qui devront continuer, non pas de vivre, mais bien de survivre.

 

Comprendre ? Peut-on comprendre qu’une jeune fille de 22 ans décide un jour de s’en aller? Chercher les raisons ? les pourquoi ? les comments ?

 

Toutes ces questions qui resteront sans réponses, puisque tu n’as pas voulu expliquer ton mal de vivre. Personne ne pouvait prévoir, car d’après le peu que j’ai appris de toi, tu étais une jeune fille gaie et sans problèmes apparents.

 

Tout n’est-il donc qu’apparence dans ce monde ? Ne peut-on pas voir venir le drame ?

 

Je n’aurai pas eu le temps de te connaitre, mais mon coeur a mal, si mal, de penser que tu es partie, si jeune. 

 

On a beau savoir, qu’ici-bas, nous sommes de passage, sans plus, mais si jeune, comment pourrait-on penser que la vie n’a déjà plus de futur à ton âge.

 

J’ai ressenti, ce matin, dans le village, cette tristesse et si je ne pouvais pas lui mettre un nom, je viens d’apprendre le tien et je voulais te rendre hommage DELPHINE et te dire combien tu resteras dans le coeur de tous les Evolénards qui te connaissaient et qui ne t’oublieront jamais.

 

Repose en paix.

 

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Joyeux ou triste compagnon

Posté par canelle49 le 7 mars 2012

Joyeux ou triste compagnon  coucher_de_soleil

Tu vas partir avec moi et à cet instant, je comprendrais pourquoi, peut-être, tu es collé à moi comme une sangsue.

J’ai souvent essayé de me débarrasser de toi et te dire va voir ailleurs si j’y suis, mais en vain, tu fais ma vie, sans que je puisse te dire non.

Autant tu peux être merveilleux parfois, autant tu peux être triste à mourir et pourtant je t’aime finalement, car si je fais un bilan tu m’as donné bien plus de joies et de bonheur dans ma vie, que de chagrins.

Tu m’as offert deux merveilleux enfants et quatre petits-enfants, alors finalement, comment je pourrais regretter ta présence en moi, depuis ma naissance.

Parfois, tout de même, j’ai essayé de te fausser compagnie et te laisser suivre ton chemin, loin de moi, j’ai tant fait pour  te perdre et sans espoir de réussite, alors est-ce que c’est parce que je savais que c’était peine perdue que de te voir me fuir ou est-ce que finalement, tu es trop puissant pour que,  malgré mes efforts, je n’ai pu te perdre ?

Tu vois, encore une question qui restera sans réponse et pourtant je voudrais bien savoir comment tu fais pour t’accrocher à tous ces humains qui foulent notre planèe, mais je sais, tu ne me confieras jamais ton secret.

Chacun de nous, te connait, même si certains pensent ,que ce n’est pas toi, qui décides de leur vie, certains pensent qu’ils ont le choix et toi en catimini, tu souris en pensant que tu es magnanime, de leur laisser croire, qu’ils sont les seuls maîtres à bord.

DESTIN, finalement, je ne t’en veux pas, car si je fais un retour dans le passé, je crois que finalement, tu m’as bien gâté et si parfois j’ai pu avoir des mots très durs envers toi, je sais que les souffrances sont là pour nous montrer que le bonheur existe aussi grâce à toi, destin.

Je te regarde maintenant avec sagesse, j’ai compris que si tu m’as parfois donné des leçons très pénibles, c’était certainement pour me démontrer que pour vivre dans le bonheur il faut se battre et ne pas penser que toi seul peux tout.

Alors ,lorsqu’il sera temps de partir, j’espère que tu seras encore avec moi pour me permettre de tout comprendre ce que je n’ai pas su comprendre dans cette vie.

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Lui

Posté par canelle49 le 5 août 2011

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Lui 1946812831_2

Vouloir au-delà de l’impossible, ne serait-ce pas se donner les moyens tout bonnement de vivre ? 

Il voulait si fort tout ce qui est normal de vouloir lorsque nous avons 16 ans. L’avenir est toujours prometteur à cet âge et que de projets fleurissaient en nous. Lui se battait bien plus que nous, lui il n’avait pas le temps de réaliser ses rêves, son temps était compté.

Il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors et cette pluie battante ne nous empêcha pas de sortir pour aller lui faire une surprise. C’est trempé que nous sommes arrivés dans cet hôpital qui trônait au- dessus de la ville. Dès l’entrée, cette odeur si particulière à tous les hôpitaux me titilla les narines, je détestais cette odeur, elle avait pour moi, l’odeur de la mort.

La petite lumière rouge au-dessus de la porte nous indiquait qu’il avait des soins et c’est patiemment que nous avons attendu le moment de pouvoir lui apporter des nouvelles de la bande et de lui offrir son péché mignon, ce qu’on appelle de nos jours des têtes de choco, l’appellation de notre époque étant interdite je n’ai pas osé l’écrire, c’est tout moi cela, si je ne faisais que ce qui est permis dans la vie, je ne ferai certainement pas grand-chose, mais il y a des petites choses comme celle-ci que j’évite de faire et ce n’est pas parce que c’est interdit de dire tête de N….. non, mais c’est par respect pour les personnes que cela, pourraient offenser.

La porte venait de s’ouvrir, l’infirmière nous fit signe que nous pouvions entrer. La première chose que l’on voyait chez lui, c’était son sourire qui lui mangeait tout le visage et ce bonheur qu’il avait de nous voir faisait que son sourire était éclatant. Il allait avoir 18 ans, c’était le plus âgé de notre bande, tout en mangeant sa tête de choco, il nous racontait des blagues, nous étions comme toujours mort de rire, mais il ne savait toujours pas manger ces têtes et s’en mettait partout sur le visage, alors il déclamait une tirade de Cyrano de Bergerac et c’était toujours de grands éclats de rires.

Le lendemain le soleil brillait, en me levant je pensais à lui et à ce qu’il nous avait annoncé la veille, le traitement n’avait pas fonctionné, il fallait tout reprendre et repartir de plus belle, son regard remplis de larmes retenues, démontrait bien que ces paroles à notre encontre n’était là que pour nous persuader qu’il y avait encore de l’espoir, j’avais eu le coeur au bord des larmes, je ne pouvais pas pleurer devant lui, je suis donc sortie de la chambre afin de me calmer.

Le monde de l’injustice venait de me frapper pour la première fois et à 16 ans on a du mal à comprendre. A 16 ans on est rebelle et cette rébellion de l’injustice avait un sentiment de colère contre Dieu. Je n’avais pas le droit de ne pas y croire, il y croyait bien lui et avec tellement de force et de conviction, alors, avais-je le droit de douter ? Non, je devais être aussi forte que lui et avancer dans son assurance de la guérison, je devais arrêter cette maudite petite voix intérieure qui me disait, il sait, lui, je l’ai lu dans ses yeux, la maladie a fait son oeuvre et plus rien ne viendra empêcher son départ. Cette petite voix qui a si souvent régner dans mon esprit et j’avais beau me boucher les oreilles pour ne pas l’entendre, elle était toujours présente lorsque j’avais des doutes.

La période des vacances touchaient à sa fin et nous avions décidé ce jour-là d’aller au lac, en remontant nous irions lui faire un petit coucou, c’est devant l’entrée de ma maison que nous avions l’habitude de nous retrouver et c’est le coeur mi-figue mi-raisin que je fis claquer un gros bisou sur la joue de maman, je descendis comme toujours les escaliers quatre à quatre, ce qui faisait souvent enragé la voisine qui se plaignait du bruit que je faisais. Je ressentis un malaise en voyant mes amis stopper net leur conversation en me voyant et lorsque je vis les yeux rougit de ma meilleure amie, j’ai su, avant même que Gérard ne m’annonce la nouvelle avec précaution, cette nuit, notre ami avait rejoint le ciel. Je n’avais pas envie d’entendre ça, mais tout comme la petite voix, on n’a pas le choix, il y a dans la vie des mots que l’on ne voudrait jamais entendre.

Nous étions devant la morgue, j’ai hésité longtemps, en moi il y avait une fois de plus contradiction, le voir une dernière fois où garder son souvenir intacte de sa joie de vivre. Comme souvent je me sermonnais intérieurement et je me traitais de lâche, je devais lui faire un dernier adieu et lui dire combien je l’aimais et qu’on se retrouverait un jour dans ce merveilleux pays qui est amour, alors je pris la main de mon amie et entrait dans ce monde que je connaissais déjà pour y avoir dit adieu à mon grand-père. C’est quand on est confronté à ce monde que l’on sait que la vie est précieuse. Je n’ai jamais compris comment on pouvait retenir ses larmes et les empêcher de déborder, je ne sais pas faire, je n’ai jamais su faire.

Il était tellement jeune et dans ce linceul blanc on aurait dit un enfant, il avait pourtant 18 ans demain, c’était déjà un homme qui ne serait jamais vieux, je pensais bêtement, tu as de la chance finalement, tu vas entrer dans ce nouveau monde très jeune et tu seras toujours ados. Il fallait que je pense, que je pense vite à des bêtises de ce genre pour ne pas éclater un sanglot devant tout le monde, mais c’était peine perdue et je crois que pour la première fois de ma vie j’ai laissé sans honte couler mes larmes. Je n’avais plus personne, autour de moi, il y avait, lui et moi, la vitre qui me séparait de lui ne pouvait pas m’empêcher de lui parler, de lui murmurer cet, au revoir, je n’ai jamais pu lui dire adieu, je sais qu’un jour il sera là pour m’accueillir dans son monde avec une blague dont il a le secret.

Il savait qu’il avait perdu le combat, il savait que son adversaire était plus fort que lui, il savait, je l’avais lu dans son regard ce jour où nous l’avons vu pour la dernière fois, il voulait nous protéger, une fois encore il pensait à nous, le grand comme on l’appelait, si souvent il nous remettait dans le droit chemin lorsque nous faisions des bêtises, si souvent il avait joué le rôle du grand-frère pour nous tous. Pour toi, grand-frère, j’ai souvent fait en sorte d’entendre encore ta voix et tes conseils et tes conseils m’ont été bien précieux.

Jamais je ne t’oublierai, tu es là, comme hier, là, devant moi et lorsque je pense à toi, tu me parles et tu me fais encore cadeau de ta sagesse.

Je t’aime……………………..

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Frédéric tu es celui que je préfère

Posté par canelle49 le 16 avril 2011

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Frédéric, ta valse de l’adieu si pleine de légèreté s’écoute en boucle et ta polonaise me fait penser à une de mes dissertations, le sujet était d’écrire sur un pays, j’ai choisi de me plonger avec ardeur en Pologne, il fallait expliquer notre choix et pour moi ce fut très simple, tu es né dans ce pays et comme depuis ma naissance ta musique accompagnait ma vie, je n’eus aucun mal pour faire mon choix.

Il fallait que je connaisse bien mon sujet et pour ce faire j’ai écrit à l’ambassade de Pologne à Berne pour avoir de la documentation sur l’histoire de ton pays. C’est avec une agréable surprise que j’ai reçu  de leur part des dépliants et même deux magnifiques livres que j’allais avaler avec délectation. La lettre qui accompagnait ce colis était une lettre de remerciements d’avoir choisi leur pays comme sujet et une demande de leur part, leur faire parvenir ma dissertation, ainsi que la notation de mon travail, je leur ai fait parvenir un double de ma dissertation et la note qui accompagnait cette dernière et qu’elle ne fut pas ma surprise de recevoir de leur part une lettre de félicitations et de remerciements, qui me disait que j’avais parfaitement su décrire leur pays et parler de leur histoire et quand on a 12 ans cela marque ce genre de missive de la part d’une ambassade qui venait de donner une certaine importance à mon travail et ce n’est pas la note qui fut importante pour moi, note dont je ne me souviens même plus, mais pour moi c’était que j’avais été félicitée par l’ambassade de Pologne.

J’ai appris cette année là ce qu’était un ghetto, celui de Varsovie, la capital avait vécu les horreurs du tri de tous ses enfants, femmes et hommes enfermés dans cette ville pour ne pas se mélanger aux autres qui avaient la chance de ne pas être juifs. C’est à cette époque que j’ai su ce que pouvait être cette étoile jaune cousue sur les vêtements de tous ces gens, pour démontrer leurs différences, démontrer qu’ils n’étaient  tellement pas comme les autres que leur droit de vivre n’existait pas, c’est l’époque où j’ai commencé à vouloir savoir et comprendre et j’ai certainement saoulé ma mère, mais je devais savoir pourquoi on pouvait faire de telles horreurs et qu’elles étaient les fautes de tous ces gens pour avoir une condamnation si dur et c’est à cette époque de ma vie que l’horreur m’est apparue, je venais de comprendre que l’homme pouvait être le pire de ce qui pouvait exister sur terre, je venais de comprendre ce que voulait dire le racisme, je venais d’entrer dans un monde d’adulte que je n’aimais pas et j’ai décidé ce jour-là de défendre celui qui n’était pas pareil, celui qui était différent et depuis ce temps je n’ai eu de cesse de me battre contre le racisme, avec une seule arme, les mots. Demander pourquoi ce sentiment est en eux, qu’elle mal, a en lui celui qui est né ailleurs? Quelle faute il a commise? Souvent celui a qui l’on pose ce genre de question ne sait pas lui-même le pourquoi  il est raciste, si ce n’est, son ignorance et sa peur de ne pas connaître l’autre qui  met en lui la haine de l’étranger.

Varsovie, la capital qui avait mis mon coeur en émoi quand j’ai compris la souffrance de tous ces gens, tous ses enfants, ses femmes et ses hommes dans cette prison à ciel ouvert et parqués comme des bêtes pour être né Juifs.

 Je suis entrée par la grande porte dans le monde des horreurs de cette guerre en entrant dans l’histoire de la Pologne, si la musique avait mis en moi la beauté et l’amour des notes de Chopin, Varsovie avait mis en moi le chagrin, la douleur de comprendre que des hommes pouvaient avoir fait toutes ses horreurs, mais l’assurance dans la candeur de mes 12 ans que le monde qui s’ouvrait à moi ne pourrait plus jamais connaître de telles horreurs, jamais, jamais plus de haine ne pourrait refaire qu’un peuple soit haït pour ses différences de culture et de religion, j’étais si certaine que plus jamais cela ne pourrait se reproduire, hélas, la vie m’a démontré que rien dans ce monde ne peut servir de leçons, que toujours il y aura des prédateurs pour tuer, enfermer, voler des vies, faire que des innocents vont avoir faim, vont connaître la misère, la guerre, que pour un petit morceau de terre on saura encore tuer et enfermer des peuples comme à Varsovie et encore la haine l’emportera sur l’amour, pourquoi???

Frédéric, tu m’as donné l’amour de la musique classique, ta polonaise qui m’a si souvent bercée est restée en moi depuis toujours, comme si tes notes de musique avait voulu me faire découvrir ton coeur et ton âme. Tu es le compositeur que j’ai préféré dès mon plus jeune âge et quand j’ai su que Georges Sand avait fait un bout de chemin près de toi, je fus éblouie par ce hasard, tu étais celui qui m’avait fait connaître et aimer la musique classique et elle était celle qui avait accompagné mon amour des livres et ma passion de lire. Indiana, Valentine  écrit de si belle plume et qui avait mis en moi cette envie de lire tout ce qui pouvait me tomber sous la main, les mots de Georges Sand sont une musique et ta musique sont des mots.

Frédéric Chopin, tu fais partie de mon enfance, de ma découverte de la musique classique, de tes notes qui s’envolaient tels des papillons aux mille couleurs flamboyantes jusque dans ma rue, quand un après-midi de printemps ta musique se mettait à virevolter sur le chemin de l’école que nous empruntions, déjà dans nos coeurs nous savions que maman avait le coeur en fête et que ses bras seraient ouverts pour nous recevoir,  si la richesse n’était pas dans notre foyer il y avait bien plus que cela, il y avait la richesse des mots et de la musique qui ne sera jamais remplaçable, il y avait la richesse de l’amour, de la tendresse, même si parfois il y avait la peur, bien vite d’un geste, d’un regard, d’une caresse, d’un baiser, tout s’envolait comme par miracle et le pardon n’avait rien de rabaissant, bien au contraire, il faisait partie de nos vies, savoir pardonner est la plus belle fleur de la victoire (proverbe arabe).

La découverte de ton oeuvre ne viendra que bien plus tard, mais depuis je te suis fidèle et tu es le compositeur classique que je préfère, même si j’aime Mozart, Bethoveen, Strauss et j’en passe. Frédéric, tu es celui qui m’a bercée, qui m’a fait comprendre les notes de détresse qui comme une supplique sortie de ton âme torturée, puis celles plus légères qui deviennent en un instant une toile de couleur pastel d’un matin de bonheur de voir le jour se lever. Tu as su si bien écrire les notes qui font ressortir tes sentiments, ta musique est une oeuvre littéraire, tes notes sont des mots d’amour, de colère, de désespoir, ta musique nous fait entendre mieux que les mots tes tourments, tes peines, tes joies et ton bonheur.

Hasard de la vie, je suis née un siècle après ton départ et si je suis allée il y a bien des années à Paris, c’était pour voir ton tombeau au cimetière du père Lachaise, si ton coeur prélevé dort dans une urne à Varsovie,  ton âme, personne n’a pu la prélever, elle est certainement au-delà du firmament.

 

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