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Ne jamais baisser les bras

Posté par canelle49 le 21 avril 2012

Ne jamais baisser les bras Foto-XPJ3PVB4

 

Je viens du passé, je me nomme l’Espérance, je vais vers l’avenir. (Alexandre Dumas)

Pourquoi ne pouvons-nous pas nous débarrasser du passé ? Pourquoi cogiter et rabâcher toujours les mêmes souvenirs ?

Bien sûr, on ne peut pas laisser le passé ne pas nous envahir l’esprit, bien sûr que c’est difficile de ne pas avoir l’esprit empli du passé, mais rester dans le passé, empêche l’avenir de se dessiner.

Lorsque je  repense à ma mère, qui a vécu depuis sa naissance les pires choses que l’on puisse vivre et qui avait en elle ce pouvoir de toujours nous donner de l’espoir, même si cela allait mal, je me dis qu’elle devait être très forte, pour arriver à nous donner toujours de l’espoir.

Une seule fois, elle a voulu effacer la douleur du passé en faisant un geste, qui heureusement, n’a pas eu de conséquences, une seule fois, elle a baissé les bras et si ce jour-là comme par miracle, je n’ai pas eu  cours de géographie, car le prof était malade, cela m’a permis de rentrer plus vite de l’école.

Je me souviens, combien je me réjouissais de lui faire la surprise d’arriver plus vite et de pouvoir l’aider dans son travail, il faut dire que maman travaillait dans l’horlogerie et à domicile, ce qui a fait que nous avions la chance de l’avoir toujours présente à la maison. J’aimais assembler ces mouvements de montres, qu’ensuite elle devait régler minutieusement. Je me souviens de notre complicité dans ces moments-là, où, j’avais l’impression qu’elle me considérait comme une grande.

Je montais comme toujours les escaliers quatre à quatre et surprise de voir la porte fermée à clef, je pensais qu’elle était partie livrer son travail et comme j’avais la clef de l’appartement pendue autour de mon cou, ce n’était pas très grave, j’allais l’attendre bien sagement en commençant mes devoirs.

Je m’installais donc sur la table de la cuisine, lorsque tout à coup, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu l’idée d’aller voir dans sa chambre si elle était bien partie livrer son travail et là, j’ai vu ma mère allongée sur son lit. Je pensais qu’elle dormait, tout simplement, mais en m’approchant d’elle, j’ai cru qu’elle était morte et j’ai hurlé de toutes mes forces afin qu’elle se réveille, mais je n’arrivais pas à la réveiller et c’est là que mes yeux se sont posé sur la table de nuit et que j’y ai vu les médicaments qu’elle prenait pour dormir, la boîte était vide. Malgré la panique, je n’avais que 10 ans, je me suis souvenue du 17  et j’ai composé ce numéro. La suite……… je ne me souviens plus de la suite, ma mémoire de ce temps d’attente ne veut pas se souvenir et c’est lorsque les secours sont arrivés, qu’enfin, mon esprit est revenu.

Il était temps et elle a survécu. Je passerai tous les détails sordides de ce que nous avons dû vivre mon petit frère et moi et la peur d’être enlevé à notre mère qui ne nous quittait pas.

Une seule fois elle a craqué, une seule fois la vie pour elle était devenue trop difficile, mais comme elle disait souvent lorsqu’elle en parlait, je n’ai pas voulu mourir, non, je voulais simplement dormir.  Ensuite, elle est redevenue la femme forte que je connaissais et plus jamais, pas un seul instant elle n’a renoncé à se battre pour que notre vie soit celle qu’elle nous a offerte avec sa force et son caractère bien trempé, elle a su nous offrir une chose essentielle, c’est qu’il ne faut jamais baisser les bras et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Si ce matin j’avais envie de parler de cet épisode douloureux de mon enfance, c’est pour faire comprendre à une amie, que la vie vaut la peine d’être vécue et que même si le passé est horrible, on peut toujours avoir un présent et un avenir empli d’espoir et de lumière, mais pour cela, il faut avoir en soi le courage de relever ses manches et d’aller de l’avant pour se construire la vie plus belle qu’elle ne l’a été. Vouloir c’est pouvoir !

Maman, je pense souvent à toi et tout ce que tu m’as inculqué m’a servi dans la vie, ta positivité malgré tout ce que tu as vécu, tu nous l’as transmise et grâce à toi j’ai pu passer toutes les épreuves que la vie a mises sur mon chemin en me relevant et en étant plus forte qu’avant. Je sais, où que tu sois, que tu es là près de moi, en moi et que si un jour je baissais les bras, tu me dirais une fois de plus: ne baisse jamais les bras, tant qu’il y a un souffle de vie en toi, il y a de l’espoir, de lendemains qui chantent !

Merci maman d’avoir su me diriger dans ce monde avec ton coeur, ton âme et ton courage, maman je t’aime.

 

 

 

 

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