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JO…………….

Posté par canelle49 le 13 avril 2012

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Pourquoi depuis quelque temps, je repense à toi ? Pourquoi j’ai envie de savoir ce que tu es devenu ?

 

As-tu vécu ton rêve ?  Pour cela, tu as dû faire de très longues études. Tu étais le meilleur d’entre nous et tu n’avais que des prix d’excellences.  On était toutes en admiration devant toi et pourtant tu m’as choisie pour être ta petite amie, je n’avais que 13 ans et pour la première fois de ma vie, je ressentais d’étranges sensations dans mon coeur.

 

Je ne savais pas ce qu’était l’amour et à cet âge, peut-on parler d’amour ? Je me souviens de toi,  garçon timide, comme je l’étais aussi et si un jour, plus hardi, tu as posé tes lèvres sur les miennes, ce premier contact amoureux m’avait complètement déroutée. Je ne comprenais toujours pas cet émoi qui venait en moi et cette douce chaleur que j’avais dans mon corps.

 

Une fois, une seule fois, tu as pu faire ce geste, car la peur m’avait pris autant que le bonheur de ton geste. Avait-on le droit, à notre âge, toi 15 ans et moi 13 ans de nous comporter comme des adultes ? Tu vois Jo, j’avais déjà en moi cette conscience exacerbée, maudite conscience, elle m’aura si souvent détruit mes rêves !

 

Le soir même, je décidai de ne plus te revoir et je savais au fond de moi que je faisais une bêtise, mais la peur était plus forte que ce que je ressentais, la peur et la douceur de me laisser porter par cet amour, la peur aura été la plus forte. A 13 ans, on a peur d’aimer, à 13 ans on ne comprend pas ce que c’est que ces prémices amoureuses et si j’ai demandé à ma mère comment on pouvait savoir qu’on aimait, je pense que sa réponse a fait que je n’ai pas voulu apprendre ce qu’était la souffrance d’aimer.

 

Je repense aujourd’hui à toi Jo et je voudrais tellement savoir ce que tu es devenu. J’ai fait quelques recherches en ce sens, mais tu es parfaitement inconnu, même pour le net, tu n’es peut-être même plus de ce monde et lorsque j’écris cela, monte en moi une douleur que je ne peux pas contrôler. Il faut que tu sois encore dans ce monde et peut-être qu’un jour on se reverra, qui sait, la destinée a parfois des secrets que l’on ne peut pas percer.

 

Tu as certainement fondé une famille et tu as certainement réalisé tes rêves, tu auras été mon premier amour et il est vrai qu’un premier amour ne s’oublie pas, surtout le nôtre, il était si pur. Jo, je ne sais pas pourquoi je pense à toi si souvent, est-ce le regret de ma jeunesse, est-ce parce que tu étais mon premier amour ? Peu importe finalement, ce qui compte c’est que ta présence en moi est encore intacte et que je peux regarder tendrement ce que nous avons vécu. J’espère que toi aussi tu te souviens de temps en temps de la jeune fille timide qui n’osait pas laisser sa main dans la tienne, de peur que tu vois mes joues rougir.

 

Je garderai en moi ces quelques mots que tu m’as dit le jour où j’ai préféré laisser notre histoire se terminer.  Les larmes dans les yeux, tu m’as dit: je ne sais pas ce qui a pu se passer, mais tu dois savoir que jamais je ne t’oublierai. Finalement, c’est peut-être moi, qui ne t’ai jamais oublié !

PS: Merci ma Fanette pour ce joli haeder !

 

 

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Positiver ou ……………..

Posté par canelle49 le 13 avril 2012

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Pourquoi devient-on des adultes positifs ou négatifs, qu’est-ce qui fait de nous ce que nous sommes ?

Y aurait-il une façon d’être autre, que par le vécu, serait-ce possible que cela soit inscrit dans nos gènes ?

La réponse, pour moi, est non. L’enfance et l’adolescence font de nous ce que nous sommes adultes et je pense à celle qui m’a mis au monde. Elle a certainement fait de moi, l’adulte que je suis. Sans oublier les gens que l’on rencontre sur notre chemin de vie.

Il y a aussi certainement le fait que l’on retient ou pas, les leçons de vie, que l’on assimile ce qui a pu nous faire souffrir ou pas. Parfois je me demande pourquoi j’arrive si souvent à minimiser ce qui a pu m’arriver dans la vie. Lorsqu’on a un deuxième contrat de vie à signer, on n’hésite plus et les petites choses qui pouvaient nous atteindre, n’ont plus de pouvoir dans notre vie.

Si cela était dû,  aux anticorps de mon sang, je crois que mon âme en a bénéficié, elle aussi. On ne voit jamais plus la vie avec le même regard, lorsqu’on a une deuxième chance. Fatalité, ce mot que je n’aime pas beaucoup, car cela voudrait dire alors qu’on laisse la vie nous emmener là où elle le désire, sans jamais se battre pour contrer le malheur qui frappe à notre porte.

Pourtant, fatalité, est un synonyme de destin et je crois au destin. Dualité de l’esprit que de penser ne pas laisser la fatalité entrer dans ma vie et pourtant croire au destin !

Qui n’a jamais vécu un épisode dans sa vie qui a pu leur faire mal et qui, sur le moment, était insoutenable, pour en arriver quelques années plus tard à n’être qu’un épisode qui allait conduire la personne vers un destin de bien-être et de bonheur !

Malheur, bonheur, il y a tellement peu de distance entre le malheur et le bonheur.

Si j’ai eu dans mon enfance des épisodes malheureux je me souviens aussi que dans ce temps-là j’avais aussi des épisodes de bonheur et je crois que le bonheur est aussi fort que le malheur, sauf qu’on accorde beaucoup plus d’importance au malheur qu’on a du mal à oublier alors que pour le bonheur on laisse notre esprit ne plus se souvenir de ces instants magiques, où, on a été, heureux.

Ma mère me disait souvent, c’est fou comme je peux me souvenir des moindres mots de ma mère, elle me disait donc, dans notre malheur, nous avons le bonheur d’être nous trois et d’être en santé. Voilà pourquoi je pense que malgré tout dans la vie il y a quelque part, ces petits bonheurs qui peuvent frapper à notre porte même si on est dans le chagrin et c’est peut-être ce qui fait, qu’on ne se laisse pas aller au désespoir.

Ce qui arrive souvent, c’est de faire d’un tout petit rien, une montagne de problèmes. Ce qui nous arrive souvent, c’est de partir dans notre esprit et de se dire pourquoi moi, mais qu’ai-je fait pour en arriver là et c’est la descente en enfer, si on se disait plutôt, et bien une fois de plus la vie me donne une leçon et je vais aller de l’avant afin de ne plus recommencer les mêmes erreurs. N’avançons pas dans nos vies comme des somnambules qui pensent ne pas avoir de décisions sur leur vie.

Dualité encore puisque je prône souvent que tout est écrit. Je m’explique, oui je crois au destin et je suis croyante, mais………….. et, oui, il y a ce petit mais, qui revient, si je crois au destin, je crois aussi que Dieu nous a donné les piliers de notre construction et que nous nous devons d’y ajouter les briques, afin de se construire. Le destin, oui, mais peut-on rester couché et ne rien faire pour que tout nous arrive tout cuit dans le creux de la main ? Non, je ne pense pas, donc, nous sommes bien aussi, les acteurs de notre destin.

J’ai appris, et j’en remercie mon destin, de m’avoir fait naître d’une maman battante et qui ne baissait jamais les bras, même dans les pires moments, car je sais maintenant que si je suis celle que je suis, c’est certainement, en partie, grâce à elle.

Maman a eu une enfance terrible, une enfance sans amour et qu’est-ce que de plus terrible que de naître et être rejetée parce que tout simplement on est une fille et qu’il y a déjà une fille dans la famille. Avoir la malchance de naître jumelle d’un bébé masculin, qui lui, était attendu. Quoi de plus naturel, selon ma grand-mère, que de se débarrasser de la fille et garder le garçon. Voilà le début de la vie de maman et la suite est digne, des livres de Zola, peut-être qu’un jour, je raconterai l’enfance de ma mère, je ne sais pas si cela se fera, je crois que j’ai un peu peur de réveiller les vieux démons, enfin, qui vivra verra, comme on dit !

Lorsque j’entends dire, si on a manqué d’amour, dans notre enfance, on ne sait pas en donner, faux, c’est totalement faux, si ma mère, ne disait pas je t’aime, elle savait nous prouver son amour par des actes et c’est ce qui importe dans la vie, ce sont les actes qui prouvent l’amour, sans les actes, les mots, sont sans importance.

Si ma mère n’a pas reçu d’amour, elle a su me donner ce merveilleux cadeau en héritage. C’est le bien le plus précieux que l’on puisse reçevoir dans une vie !

 

 

 

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