Ombre

Posté par canelle49 le 30 avril 2012

 

Ombre nosferatu

 

La ruelle était mal éclairée, elle avait accéléré son pas, sa peur et son angoisse montaient dans sa gorge. Elle avançait péniblement en voyant des ombres partout, la peur ne la quittait pas.

 

Pourtant, ce soir-là, elle entendait des pas derrière elle et cette ombre sur le mur de la maison n’avait rien à voir avec son imagination. Elle était certaine d’avoir entendu ces pas et avoir vu cette ombre.

 

Elle se mit à siffloter afin de faire partir la peur et se donner du courage, elle se traita de trouillarde, mais pourtant son angoisse ne partait pas.

 

Le monde de la nuit, lui avait toujours fait très peur, si sa maman lui demandait d’aller chercher des confitures dans la cave, c’est toujours en sifflotant ou en chantant qu’elle allait dans la cave et elle n’osait pas dire à sa mère sa peur d’aller dans cette cave. Elle y entendait toujours de drôles de bruits et elle y voyait souvent cette ombre qui lui faisait si peur. Pourtant jamais rien ne venait lui donner des preuves que quelqu’un la surveillait dans cette cave et son petit frère qui connaissait sa peur se moquait souvent d’elle, mais ce n’est pas pour autant qu’il acceptait de l’accompagner, courageux, mais pas téméraire………..

 

Un jour, pourtant, elle prit le parti de dire à sa mère son angoisse d’aller à la cave, car elle était certaine, dans la cave, il y avait quelqu’un et chaque fois qu’elle allait chercher des confitures, elle voyait son ombre sur le mur et entendait des pas.

 

Ce soir-là, sa maman descendit avec elle pour voir ce qui lui faisait tellement peur.

 

Elles entrèrent toutes les deux dans le couloir mal éclairé de la cave et là, interdite, elle montra à sa maman les ombres, car il y en avait deux ce soir, deux ombres qui se dessinaient sur le mur.

 

Tout comme ce soir-là, où elle comprit enfin que l’ombre sur le mur était la sienne et que les pas qu’elle entendait résonner dans la nuit, étaient les siens, elle comprit tout à coup que dans la ruelle, c’était aussi son ombre qui se dessinait sur les murs et ses pas qui résonnaient dans la nuit.

 

Les peurs de son enfance venaient de ressurgir dans son esprit, lorsque la peur vient, on voit ce qui n’existe que dans son imagination.

 

La peur n’évitera jamais le danger, alors cessons d’avoir des peurs irraisonnées, la vie doit se vivre, sans peur, se tromper et aller dans le mur, et alors, de toute façon c’est humain et même si on peut en souffrir, on guéri. Laissons toutes ces ombres s’amuser de nos peurs, la vie est belle et laisser ses peurs devenir une prison pour ne pas oser, n’est pas la solution.

La peur est souvent l’imagination de notre moi intérieur, se débarrasser des ses peurs, c’est aussi s’ouvrir aux autres, sans conditions et sans se poser de questions.

 

 

 

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Poètes

Posté par canelle49 le 28 avril 2012

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Compte en pieds pour faire ta prose ou ne compte pas, tout simplement, en laissant défiler les mots qui viennent de ton coeur.

Chaque poète a sa façon de jongler avec les mots, chaque poète à sa façon de nous offrir son âme sur le papier. J’aime Louis Aragon qui de ces mots décrit la vie. Belle façon de crier ses misères et sa tristesse. Belle façon de crier ses joies et ses petits bonheurs.

L’âme de Verlaine, tant de fois mis en musique et qui certainement encore, est parmi nous. L’âme de Rimbeaud nous offre le parfum des fleurs du mal avec tellement d’espoir et de désespoir, son bateau ivre navigue encore dans toutes les âmes des naufragés que la terre porte en son sein.

Je ne sais pas compter « les pieds » pour aligner les mots, qui me viennent, je n’ai pas la technique de la poésie, même si j’ai l’âme d’un poète, je ne serai jamais à la hauteur, mais bon sang que les mots sont beaux et lorsqu’ils servent d’alibi, pour oser dire ce que jamais nous n’aurions osé, par la parole, c’est cela, peut-être, que l’on appelle, la délivrance.

Laver son esprit de toutes ces ignominies de la vie qui nous prenne si souvent dans nos souvenirs par la main pour nous emmener devant ce miroir qui sera notre juge. Comment regarder son image, si d’aventure, nous l’avons ternie par de mauvaises actions ? Je ne sais pas faire et ne saurais jamais me présenter, devant ce juge reflet, qui me dira droit dans les yeux, tu n’avais pas le droit de dire ces mots, ni même les penser, car dans cette chienne de vie, qui est si belle, nul n’a le droit de juger quiconque et me reviendrait à l’esprit, comme une gifle, cette parabole qui dit : que celui qui n’a jamais fauté, lui jette la première pierre.

Le poète a toujours raison, comme l’écrivait si bien Aragon et le chantait si bien Ferrat. La femme est l’avenir de l’homme ! Merci Aragon d’avoir encensé la femme de si belle manière, que serions-nous sans toi qui vins à notre rencontre, que serions-nous sans toi qu’un coeur au bois dormant, j’ai tant appris de toi sur les choses humaines………………….

La poésie, que je récitais avec tant de ferveur lorsque j’étais écolière, pourquoi j’aimais apprendre tous ces poèmes, alors que si souvent, mes camarades détestaient cela ? Je ne saurais jamais pourquoi j’étais tellement fan de poèmes, ce que je sais pourtant, c’est que j’étais déjà amoureuse des mots.

Depuis, j’ai découvert, grand corps malade, poète du 21ème siècle, qui fait souvent mon bonheur de sa voix basse et chaude en déclamant sa poésie en musique !

Merci à tous les poètes, connus ou inconnus, qui nous ouvrent leurs âmes et leurs coeurs avec tellement de pudeur et d’amour.

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Ils sont là

Posté par canelle49 le 27 avril 2012

 

 

Ils sont là Foto-BGTIQ873

Hier, j’ai pu apercevoir des bouquetins ou des chamois, je ne sais pas exactement et n’ayant pas un téléobjectif assez puissant, je ne peux hélas, pas dire, qui est qui, étant donné qu’ici nous avons les deux races.

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J’étais sur mon pc, en ligne avec un ami qui m’est cher, lorsque tout à coup, j’ai tourné la tête et là, je les ai vu. Ils se délectaient de l’herbe verte, juste en face de chez moi. La neige qui recouvre encore les hauteurs les a certainement amenés près des prés, déjà bien verts. Je me suis précipitée au balcon pour faire des photos, elles ne sont peut-être pas très réussies, mais je me risque tout de même à vous les partager sur mon blog. J’étais tellement heureuse, enfin, d’avoir pu les voir, que je ne pouvais pas ne pas vous offrir cet instant magique. 

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Voilà ce que peut être le bonheur, des petites choses toutes simples de la vie, mises bout à bout, qui fait le bonheur, avec un grand B. Sachons se contenter de tous ces petits bonheurs qui sont sur notre route, pour faire que nos vies soient belles.

 

 

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Vituel ou réel ?

Posté par canelle49 le 26 avril 2012

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Suite à ce que j’écrivais hier, un commentaire, disons une phrase, a retenu toute mon attention.

 Il est vrai que ce petit monde « bloguestre » est un merveilleux monde, empli d’amour et j’ai toujours pensé qu’il représente ce que nous pouvons trouver dans la réalité de la vie.

 Alors, pourquoi, ai-je l’impression que dans la vie, nous ne rencontrons pas autant de belles personnes que sur la toile, bien sûr, je n’oublie pas que sur le net, on peut aussi rencontrer le pire.

 Mais revenons aux belles personnes que l’on peut voir ici dans notre petit monde et qu’on ne voit pas dans la réalité. Serait-ce parce qu’on ne sait plus lier connaissance avec les gens dans la réalité, serait-ce que nous nous enfermons dans une tour d’ivoire, serait-ce qu’à force d’être dans le virtuel nous ne savons plus voir le monde réel qui gravite autour de nous ?

 Que de questions encore ce matin qui me trottent dans la tête. J’ai connu de très belles amitiés ici et de grandes déceptions, aussi. Mais ce qui compte, ce sont toutes les belles personnes que j’ai connues, les autres sont passées aux oubliettes.

 A force de chercher à comprendre, j’en suis arrivé à la conclusion que dans un monde virtuel tout est démultiplié, nous ne faisons jamais autant de rencontres en si peu de temps dans la vie réelle, nous ne nous dévoilons jamais autant, dans le monde réel, personne ne prend plus le temps de s’arrêter pour parler avec son voisin et le temps passe. lorsqu’on se réveille,  il est trop tard, on n’a pas su ou pas vu, que celle ou celui qui était si proche de nous avait tant besoin de recevoir.

 

Je suis d’une génération qui prenait le temps de parler à son voisin, je suis d’une génération qui ne connaissait pas le net et lorsque je pense à mes petits-enfants, j’ai peur qu’ils soient engloutis par cette vie virtuelle, qui n’est finalement pas la vie. lorsque je vois sur leur page Facebook le nombre d’amis, ce nombre à quatre chiffres, je me demande ce que veut dire, amis, dans leur monde.

 L’amitié virtuel m’a apporté beaucoup de joie et de bonheur, j’ai rencontré parfois, en réel, certains (aines) d’entre vous et cela n’a fait que confirmer que vous toutes et tous, étiez de très belles personnes.

 J’ai souvent dit que le net n’était pas net avant d’avoir un blog, mais depuis, je dis que, si le net n’est pas net, le monde « bloguestre » n’a rien à voir avec le net, c’est un autre monde où la richesse des coeurs n’est plus à prouver. Je le vois chaque jour lorsque j’ouvre la porte de vos blogs, je n’y vois que de l’amour et de la tendresse.

 Alors oui, ce monde s’il venait à ne plus exister, me manquerait beaucoup, car venir vous faire un petit coucou de temps en temps me conforte dans le fait que le net c’est bien comme dans la réalité de la vie et qu’il suffit parfois de bien ouvrir son coeur aussi dans la réalité,  afin d’avoir un regard sur les autres, comme on peut l’avoir ici. 

 Je crois que finalement, si je peux avoir autant d’amour en moi, c’est parce que je vous ai connu tous et toutes ici dans ce petit monde qui pourrait être un bel exemple pour faire de notre monde réel un monde fait de plus de compassion et de compréhension !

 

 

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Le pouvoir du coeur

Posté par canelle49 le 25 avril 2012

Le pouvoir du coeur cygnes-coeur

 

 

Toi Bob l’éponge, tu penses être le seul qui absorbe tout et bien non, j’en connais bien d’autres qui absorbent le malheur des autres et qui un jour craquent et vont se réfugier dans leur petit coin et en cet instant, qui est là pour tous ces Bob l’éponge ?

Joindre l’utile d’aider les autres en ayant le bonheur en soi, n’est jamais simple et regarder avec son coeur c’est aussi savoir prendre les peines des autres qui font à la longue que le coeur déborde, il ne peut pas contenir plus que son contenant !

Tiens……… ne serait-ce pas mathématique le contenu du contenant ? Enfin, bref revenons à nos moutons……..Décidément ne sommes-nous pas tous devenu les moutons de la société ?

Allez…………. cesse ton délire toi ! Revenons à nos éponges alors. Etre une éponge c’est prendre de pleins fouets les choses de la vie qui nous font mal et c’est peut-être aussi savoir écouter les autres sans devoir toujours leur donner des leçons, mais juste les écouter, mais en même temps, comment faire pour ne pas laisser son coeur souffrir. Peu importe d’ailleurs, on peut toujours se relever et se dire que sur cette terre il y a tant de malheur qu’on n’y pourra jamais rien changer, pourtant une petite goutte de temps en temps, une petite goutte de mots pour aider, ce n’est pas grand-chose, une petite goutte d’amour distribué pour chacun c’est si peu de chose, une petite goutte de larmes sur nos joues, ce n’est pas grand chose, prendre une petite peine de l’autre dans son coeur, ce n’est pas grand chose.

S’enfermer dans une tour d’ivoire pour ne pas voir la tristesse qui peut nous entourer cela ne s’appellerait pas, de l’égoïsme ?

L’égoïsme est un sentiment qui allie l’envie et la jalousie qui en découle. Pourquoi vouloir ressembler aux autres et vouloir ce qu’ils possèdent à tout prix. Pourquoi envier ceux et celles qui ont ce que l’on n’a pas. Toutes ces personnes qui s’enferment eux-même dans une prison et qui bataillent toute leur vie pour posséder plus, de plus en plus, afin d’être des élites, croyent-ils pouvoir marcher la tête plus haute que ceux qui n’ont rien ?

Mirage que tout ceci, car ils n’achèteront jamais la vie et l’amour, bien sûr ils pourront se payer tout ce dont ils ont envie et après que leur restera-t-il, lors de leur dernier voyage, personne n’a jamais vu un coffre-fort derrière un cercueil. Pour moi, toutes les richesses du monde ont un nom et ce sont l’amour, la santé et le bonheur de sa famille et de ses amis (ies) le reste n’est que bagatelle, je sais que de l’argent il en faut pour vivre, mais comme je n’ai qu’un estomac à nourrir et pas deux, je n’ai que peu de besoin !

La fortune que je possède n’a pas la peur de la bourse, car jamais personne ne pourra me l’enlever et lui donner moins de valeur, la fortune que je possède est certainement en moi pour toujours et c’est la santé et l’amour que je peux donner à tous ceux qui croisent mon chemin. On me dira et oui, mais que reçois-tu en retour et je répondrais tout simplement, que savoir regarder avec son coeur c’est recevoir la lumière et sortir de l’ombre, n’est-ce pas déjà beaucoup ?

Ne jamais laisser sur le bord de la route celui ou celle qui a du chagrin, ferait de ce monde, un monde meilleur et certainement le bonheur de tous, car donner, c’est de toute façon recevoir et ce n’est que du bonheur !

 

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