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Respect Monsieur Seattle

Posté par canelle49 le 14 février 2012

Respect Monsieur Seattle  chef-indien

Si nous avions eu la sagesse des Indiens d’Amérique, en serions-nous à nous demander ce que va devenir notre bonne vieille terre ?

 

Leur sagesse et le respect qu’ils avaient pour tout ce qui vit sur terre aurait dû nous donner un exemple de grandeur d’âme que nous n’avons pas.

 

Il me semblait, lorsque j’ai fait ma première dissertation sur le peuple indien que l’on ne serait jamais que des êtres respectueux de la nature, la suite m’a donné tort, pourtant, ces ancêtres indiens, avaient ouvert la porte à la sagesse pour que le monde soit beau et merveilleux. J’avais seulement 12 ans lorsque j’ai commencé à aimer lire tout ce qui pouvait concerner ce peuple auquel j’ai vite voué une grande admiration.

 

Je voulais ce matin faire renaitre un des ces anciens qui avait la sagesse que nous aurions dù avoir nous aussi.

 

En 1854 voilà ce que déclarait le chef Indien Seattle devant l’assemblée des tribus d’Amérique du Nord ;

Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre.

« Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour.

« Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.

« Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ?

« Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge.

« Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

« Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.

« Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

« Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants.

« Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.


« L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée, et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

« Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.


« L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas.

« Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre.

Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

« Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.


« Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer.

« Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc.

« La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris.

Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.

« Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas, lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

« Où est le fourré ? Disparu. Où est l’aigle? Il n’est plus. Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre.

« Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soins.

« Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

« Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper a la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons.

L’homme blanc a oublié de dire à ses enfants que la terre devait être respectée et il a oublié de tenir ses promesses.

Seattle, grand chef Indien, serait un orateur merveilleux de nos jours et si tous les hommes qui nous gouvernent, pouvaient lire ce texte, peut-être qu’ils seraient enfin persuadés, que nous devons nous battre, pour faire de ce monde, un monde meilleur !

 

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Un amour de Saint-Valentin

Posté par canelle49 le 14 février 2012

Un amour de Saint-Valentin Foto-4PS7MX7W

 

Il était une fois un amour éternel.

Je l’ai connue, j’étais enfant et jamais je ne l’ai vu vieillir. Elle est toujours aussi jeune et remplie de vie. Toujours habillée de blanc, elle attend chaque jour, l’amour de sa vie, qui parfois se cache et ne vient pas la retrouver.

Il faut dire qu’elle est patiente et attend en silence le retour de son amoureux. La vie pour elle n’est souvent qu’attente, mais son amour est si fort qu’elle n’a pas le choix.

Elle est là, en cette saison hivernale et sait très bien que peut-être demain, elle s’en ira pour quelque mois, sans avoir pu sentir la chaleur douce des bras de son amant. Parfois les hommes la foulent et lui font prendre une teinte terne de douleur et de tristesse. Tous ces prétendants qui ne désirent finalement que son corps tellement blanc et pâle que les plus belles Geisha en seraient verte de jalousie.

Lorsque son amour vient la voir, elle se pare de mille feux diamantés qui scintillent sur son corps, c’est qu’elle est heureuse, de le voir enfin se manifester et la réchauffer avec amour.

Ils sont là, tous les deux, comme des éternels amants, elle rayonne de bonheur et la chaleur qu’il lui offre devient un merveilleux paysage hivernal qui n’a pas son pareil loin à la ronde.

Oui, madame neige, se pare de ses plus beaux atours lorsque Monsieur soleil daigne lui prouver tout son amour. Quel bonheur de voir ces amants de saison nous offrir leur bonheur.

La nature ne serait pas ce qu’elle est sans Monsieur soleil qui réchauffe son amante madame neige !

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