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La rivière

Posté par canelle49 le 10 octobre 2011

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Elle s’écoulait depuis la nuit des temps dans le paysage, son murmure parcourait la campagne. Ce matin le petit ruisseau avait de moins en moins de joie et son silence devenait très inquiétant. La petite rivière était devenue un petit ru pleurant son image ternie par la sécheresse.

La pluie ne venait plus lui apporter sa grandeur et son charme, ses chutes avaient disparu. Tristement, elle continuait avec courage de couler de son mieux. La pluie si souvent détestée par la population, lasse de son image, venait de prendre la décision de ne plus arroser nos campagnes et nos villes.

Voilà comment on peut tout à coup découvrir que le soleil même merveilleux ne peut pas être sans pluie. Le soleil continuait d’assécher le paysage, la forêt souffrait de la soif, les prés prenaient des couleurs inquiétantes. Les oiseaux devenaient bien nerveux en cherchant de quoi étancher leur soif. Le soleil continuait d’être adulé par la population des villes, alors que la population de la campagne, plus près de la nature, commençait à avoir de l’inquiétude.

La pluie est, pour certain, emplie de défauts, alors que le soleil n’a que des bienfaits.

Nos regards, souvent, ne vont pas au-delà de l’horizon et si souvent, nous sommes injustes envers les autres. Qui n’a pas de défauts dans ce monde ? Qui peut se gausser d’être parfait ? C’est à l’instant de perdre les gens qui nous entourent que tout à coup nous posons un regard neuf sur eux. C’est si souvent que nous pleurons ceux qui sont partis alors que nous n’avons pas su avoir de la compassion et de la compréhension envers eux de leur vivant. Nous avons un gros défaut, nous portons trop souvent un jugement envers notre prochain.

Oui, ils ne vivent pas comme vous et moi et alors ? Oui ils ont des idées opposées aux nôtres et alors? Oui ils ont envie de vivre à leur manière et pas comme on veut leur imposer et alors ? Devons-nous toujours juger, encore juger et comme pour la pluie ne pas aimer celui et celle qui vit autrement que nous ?

Nous avons un devoir sur cette terre et c’est, accepter et respecter tout être humain avec ses  différences. Pourquoi devrions-nous nous sentir plus importants parce que nous sommes nés ici et pas ailleurs. Ce mépris de l’autre me donnera toujours la nausée et je m’efforcerai toujours de contrer le racisme.

Regardez combien la nature a besoin de toutes ces différences pour vivre. La nature a besoin de toutes ses essences pour avoir la nourriture qui la fera grandir et renaître chaque printemps. La nature a besoin de la pluie, si décriée par les populations, comme elle a besoin du soleil tellement vénéré pas la population.

La pluie est source de vie autant que le soleil, sans pluie plus de vie possible, sans soleil plus de vie possible.

Un raciste devrait se poser la question comment il pourrait vivre sans les autres, messieurs et mesdames si d’aventure votre souhait de n’être plus qu’avec ceux qui sont à votre image arrivait, imaginez que vous ne soyez plus dans ce monde qu’avec des doublons, combien seriez-vous, comment vivriez-vous? Ne serait-ce pas terrible que de vivre avec nous-mêmes à des milliards d’exemplaires ?

Nous avons tous besoin des uns des autres.  S’il manque des pièces dans un moteur, le moteur ne tourne plus, s’il manque des hommes et femmes, qui sont différents, le monde ne tourne plus. Nous ne pouvons pas vivre en autarcie, nous ne pouvons pas nous suffire à nous-mêmes, la preuve, dès que le franc devient trop fort et que nous ne pouvons plus exporter notre travail, on devient fragilisé et l’on a peur de l’avenir. Nous avons bien besoin pour vivre des uns des autres. Nous ne pouvons pas fabriquer de l’auto-suffisance et mépriser les étrangers dont nous avons besoin comme la nature a besoin de la pluie, qui, pourtant, peut paraître malfaisante et qui est tout simplement une première nécessité pour notre vie à tous.

Parfois, je retombe dans mes travers et ce matin j’ai laissé mon esprit vagabonder au delà du sujet dont je voulais parler, une fois de plus je me suis laissée emportée par mon esprit sans avoir le pouvoir de retenir mes pensées et mes mots qui me viennent de, je ne sais où.

La volonté de ne pas changer les mots que j’ai écrit sans y réfléchir est, et restera je crois, en moi, pour l’éternité.

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