le mensonge est une prison

Posté par canelle49 le 8 août 2011

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Le soleil brillait ce matin-là et c’est toujours sans beaucoup de courage que je me levais pour aller à l’école, j’avais les cours de maths et comme je n’aimais pas ce cours, cela augmentait ma lassitude.Pourquoi ce  matin-là je décidai de ne pas aller à l’école, il fallait faire un plan pour que ma mère ne se doute de rien, je devait revenir manger à midi comme si de rien n’était et le gros du problème était mon petit frère, il ne savait pas tenir sa langue et je devais le mettre dans le secret, il faisais  le chemin avec moi tous les matins et je le quittais à l’entrée du collège.

Alors, il ne me restait plus qu’à le menacer d’une  »rouste » s’il allait le dire à notre mère. Ceci étant fait, je me demandais où j’allais passer la matinée. Comme j’aimais la nature, la forêt n’étant pas bien loin, je décidai de me balader en forêt, de plus j’entendrais le clocher de  l’église égrener les heures. 

J’allais pour une fois, faire ce dont j’avais envie sans demander la permission à personne, mais ce que je n’avais pas prévu c’est que le « vieux » que j’aimais beaucoup, si souvent il m’avait appris les animaux et la forêt, j’aimais aller avec lui me promener, les découvertes sur le sentier que j’arpentais avec lui et découvrir toutes ces plantes qui soignaient, était pour moi un réel bonheur. 

Il s’étonna de me voir ici et il me demanda pourquoi je n’étais pas à l’école et comment mentir au vieux, impossible, il verrait bien que mes joues devenaient cramoisies. Signe de mensonge. Je pris le parti de lui dire la vérité et contrairement à ma peur il me dit:

-Petite, (oui il m’appelait toujours comme cela)  puisque tu es là , autant en profiter pour faire un cours sur la nature et les plantes, ce sera toujours cela de pris. Il avait le don de dire et de faire les choses avec amour et gentillesse, pour toutes choses sur cette terre. Il avait toujours eu avec moi la patience de m’expliquer tout ce que j’avais envie de connaître, pas comme ma  mère qui souvent me disait, arrête un peu avec tes questions et tes pourquoi, on ne peut pas avoir des réponses à tout. Le vieux, lui, ne se lassait jamais de m’ expliquer le pourquoi et le comment des choses de la vie.

Je savais être toujours la bienvenue et ne jamais le déranger, je savais qu’il appréciait mes visites et depuis quelques mois, avec l’accord de ma mère, je faisais mes leçons avec lui. Contrairement à ma mère, il ne criait jamais si je ne comprenais pas quelque chose, au contraire, c’est avec patience qu’il m’expliquait et il savait toujours trouver les mots justes.

J’aimais, non, que dis-je, j’adorais les fables de La Fontaine et comme j’avais une bonne mémoire, c’est très vite que je retenais ces merveilleuses histoires. Le corbeau et le renard et sa morale, le vieux m’avait expliqué ce que cela voulait dire en réalité et pourquoi toutes les fables de La Fontaine étaient en fait des leçons pour les hommes. J’aimais les morales de toutes ces fables et souvent je comparais les personne de mon entourage avec certaines de ces morales, je découvrais avec le vieux ce que pouvait être le monde qui nous entourait et je commençais à comprendre que le monde pouvait être très cruel, parfois.

On cheminait le long du sentier et le bruit de la hache résonnait dans la forêt, le bûcheron n’était pas loin et le vieux allait certainement le saluer, comme toujours. J’aimais bien les entendre parler des arbres et du pourquoi il fallait parfois en abattre, pour en sauver d’autres. Le bûcheron me faisait rire, il avait toujours le nez rouge comme les clowns et racontait des blagues comme personne. Le vieux me demanda si je voulais saluer le bûcheron étant donné que j’étais sensée, être en classe et c’est là qu’il me raconta comment on doit protéger un secret, mais parfois on ne peut le faire étant donné que nous avons un secret que trop de gens peuvent connaître. Il me demanda de lui compter le nombre de personne qui saurait forcément que j’avait sécher mes cours. Il plaisantait me dis-je, mais non, il insistait et je compris à cet instant que son secret ne tiendrait pas longtemps.

-Que faut-il que je fasse ? Lui demandais-je

-Petite, ce qui est fait est fait, tu ne peux pas revenir sur tes pas, alors tu dois assumer, il faut toujours assumer tes actes, ne rajoute pas le mensonge et n’attend pas que d’autres parlent à ta mère.

-Mais ma mère va me tuer (j’exagérais un peu en disant cela.)

-Il souriait

- mais non, ta maman ne va pas te tuer, écoute-moi, si tu parles avec ta mère et tu lui avoues tout, elle va certainement ne pas être contente, mais elle va admirer ton courage et ton repentir, faute avouée est à moitié pardonnée.

-Cela ne m’arrange pas qu’elle soit à moitié pardonnée, je voudrais qu’elle le soit totalement.

Son sourire plissé était une lumière et il souriait en me parlant:

-Tu vois petite, on désire tous avoir le bonheur total, on désire tous ne jamais avoir de souffrances, on désire tous que nos rêves se réalisent, mais petite, la vie on ne la contrôle pas toujours, il y a des événements dans une vie que l’on ne peut pas décider, alors ce que tu peux décider, il faut que cela soit, tu peux prendre de bonnes décisions. Parler avec ta maman ne va pas être facile, tu vas avoir peur et certainement du mal à trouver les mots, mais tu auras une délivrance qui va faire ton bonheur, si au contraire tu ne dis rien, tu vas chaque jour avoir peur que quelqu’un parle et tes journées seront un enfer, tu auras toujours honte d’avoir menti à ta mère et puis, est-ce que tu aimerais qu’on te mente ?

-Non, bien sûr que non

-Alors, ne fait jamais aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse…………..

Je venais de comprendre qu’il avait raison, ce que j’avais fait commençait déjà à me torturer l’esprit. J’avais très peur et le coeur battant, mais j’avais pris ma décision, j’allais parler à ma mère.

Cela n’avait pas été facile, mais le résultat de mon courage m’avait fait comprendre qu’avant de décider de faire quelque chose qui pouvait me torturer l’esprit par la suite, n’avait pas de raison d’être. J’ai bien sûr été punie, mais ma mère m’a pardonné et a même fait une excuse pour ma maîtresse disant que j’avais été malade pendant la nuit et comme je n’avais pas bien dormi elle m’avait gardé à la maison. Elle avait dû dire un mensonge pour me protéger des foudres de mon institutrice, à cause de moi elle avait du mentir. On peut faire dans la vie des actes qui vont avoir des répercussions sur beaucoup de monde, alors avant de les faire, toujours se poser la question si on peut assumer ses actes.

Dans le doute, abstiens-toi, dit, une citation célèbre et je me rend compte de plus en plus combien le vieux et ma mère ont eu de l’influence dans ma vie, ma mère me disait toujours, si tu fais une bêtise n’y ajoute pas le mensonge, car ma colère va décupler, au contraire, si tu m’avoues ta bêtise,  tu seras, certes punie, mais c’est de cette manière que je pourrais t’accorder ma confiance.

J’ai appris que la confiance se mérite et que la trahison n’est possible que si on donne sa confiance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La boîte de Pandore

Posté par canelle49 le 6 août 2011

La boîte de Pandore pandore

Le monde allait tant bien que mal en ce temps-là, je dirai plutôt bien et tout avait été fait pour que personne ne souffre, que personne ne devienne vieux, que personne ne soit jamais malade, enfin tout ce qui n’avait pas cours en ce temps-là, mais nom de Zeus, celui-ci devait nous jouer un tour pendable, il allait se venger des hommes en concevant Pandore, elle devait être la main de sa vengeance. Il l’offrit en mariage au frère de Prométhée. Pandore emmena avec elle une boîte dont elle avait reçu ordre, par Zeus, de ne jamais l’ouvrir, sous peine d’horreurs qui se déverseraient dans le monde. Je soupçonne Zeus de lui avoir donné cet ordre pour être certain que la curiosité féminine allait servir sa vengeance.

Ce qui devait arriver, arriva et l’ouverture de la boîte de Pandore déversa tous les maux de l’humanité. Elle referma très vite la boîte dans laquelle, hélas, l’espérance ne pu s’échapper.

Je voudrais ce matin vous aider à ouvrir la boîte de Pandore afin de libérer l’espérance, vous offrir cette espérance qui fait si souvent défaut dans notre monde et dans nos âmes. Je sais, où, se cache l’espérance, elle est en chacun de nous. Ouvrez votre boîte de pandore et regardez le monde autour de vous, sachez voir avec votre coeur et vous verrez que l’espérance ne tardera pas à vous envahir et qui espère, fait son bonheur. Celui qui dit bêtement que l’espoir fait vivre, comme pour dire que c’est nul d’avoir de l’espoir a déjà laissé la boîte de Pandore fermée à double tour, donc il (elle) a fermé son coeur.  Il faut toujours garder l’espérance en nous, pourquoi ne devrait-on plus vivre dans l’espoir qu’un jour nos bleus à l’âme s’envolent et notre coeur guérisse de la souffrance ?

Le jour où vous aurez laissé votre coeur s’ouvrir, vous serez les maîtres de votre vie et l’espérance aura pu s’échapper de sa boîte. Chacun, chacune, a se pouvoir de rouvrir la boîte de Pandore pour y laisser sortir l’espérance qui donne des ailes et du bonheur ! Puisque cette boîte est votre coeur !

Merci Claude de m’avoir permis de tremper ma plume dans l’encrier de ton blog ! Mais, je crois, que je ne t’ai pas demandé l’autorisation, ma plume parfois est un peu vampire. (sourire).

 

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Lui

Posté par canelle49 le 5 août 2011

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Vouloir au-delà de l’impossible, ne serait-ce pas se donner les moyens tout bonnement de vivre ? 

Il voulait si fort tout ce qui est normal de vouloir lorsque nous avons 16 ans. L’avenir est toujours prometteur à cet âge et que de projets fleurissaient en nous. Lui se battait bien plus que nous, lui il n’avait pas le temps de réaliser ses rêves, son temps était compté.

Il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors et cette pluie battante ne nous empêcha pas de sortir pour aller lui faire une surprise. C’est trempé que nous sommes arrivés dans cet hôpital qui trônait au- dessus de la ville. Dès l’entrée, cette odeur si particulière à tous les hôpitaux me titilla les narines, je détestais cette odeur, elle avait pour moi, l’odeur de la mort.

La petite lumière rouge au-dessus de la porte nous indiquait qu’il avait des soins et c’est patiemment que nous avons attendu le moment de pouvoir lui apporter des nouvelles de la bande et de lui offrir son péché mignon, ce qu’on appelle de nos jours des têtes de choco, l’appellation de notre époque étant interdite je n’ai pas osé l’écrire, c’est tout moi cela, si je ne faisais que ce qui est permis dans la vie, je ne ferai certainement pas grand-chose, mais il y a des petites choses comme celle-ci que j’évite de faire et ce n’est pas parce que c’est interdit de dire tête de N….. non, mais c’est par respect pour les personnes que cela, pourraient offenser.

La porte venait de s’ouvrir, l’infirmière nous fit signe que nous pouvions entrer. La première chose que l’on voyait chez lui, c’était son sourire qui lui mangeait tout le visage et ce bonheur qu’il avait de nous voir faisait que son sourire était éclatant. Il allait avoir 18 ans, c’était le plus âgé de notre bande, tout en mangeant sa tête de choco, il nous racontait des blagues, nous étions comme toujours mort de rire, mais il ne savait toujours pas manger ces têtes et s’en mettait partout sur le visage, alors il déclamait une tirade de Cyrano de Bergerac et c’était toujours de grands éclats de rires.

Le lendemain le soleil brillait, en me levant je pensais à lui et à ce qu’il nous avait annoncé la veille, le traitement n’avait pas fonctionné, il fallait tout reprendre et repartir de plus belle, son regard remplis de larmes retenues, démontrait bien que ces paroles à notre encontre n’était là que pour nous persuader qu’il y avait encore de l’espoir, j’avais eu le coeur au bord des larmes, je ne pouvais pas pleurer devant lui, je suis donc sortie de la chambre afin de me calmer.

Le monde de l’injustice venait de me frapper pour la première fois et à 16 ans on a du mal à comprendre. A 16 ans on est rebelle et cette rébellion de l’injustice avait un sentiment de colère contre Dieu. Je n’avais pas le droit de ne pas y croire, il y croyait bien lui et avec tellement de force et de conviction, alors, avais-je le droit de douter ? Non, je devais être aussi forte que lui et avancer dans son assurance de la guérison, je devais arrêter cette maudite petite voix intérieure qui me disait, il sait, lui, je l’ai lu dans ses yeux, la maladie a fait son oeuvre et plus rien ne viendra empêcher son départ. Cette petite voix qui a si souvent régner dans mon esprit et j’avais beau me boucher les oreilles pour ne pas l’entendre, elle était toujours présente lorsque j’avais des doutes.

La période des vacances touchaient à sa fin et nous avions décidé ce jour-là d’aller au lac, en remontant nous irions lui faire un petit coucou, c’est devant l’entrée de ma maison que nous avions l’habitude de nous retrouver et c’est le coeur mi-figue mi-raisin que je fis claquer un gros bisou sur la joue de maman, je descendis comme toujours les escaliers quatre à quatre, ce qui faisait souvent enragé la voisine qui se plaignait du bruit que je faisais. Je ressentis un malaise en voyant mes amis stopper net leur conversation en me voyant et lorsque je vis les yeux rougit de ma meilleure amie, j’ai su, avant même que Gérard ne m’annonce la nouvelle avec précaution, cette nuit, notre ami avait rejoint le ciel. Je n’avais pas envie d’entendre ça, mais tout comme la petite voix, on n’a pas le choix, il y a dans la vie des mots que l’on ne voudrait jamais entendre.

Nous étions devant la morgue, j’ai hésité longtemps, en moi il y avait une fois de plus contradiction, le voir une dernière fois où garder son souvenir intacte de sa joie de vivre. Comme souvent je me sermonnais intérieurement et je me traitais de lâche, je devais lui faire un dernier adieu et lui dire combien je l’aimais et qu’on se retrouverait un jour dans ce merveilleux pays qui est amour, alors je pris la main de mon amie et entrait dans ce monde que je connaissais déjà pour y avoir dit adieu à mon grand-père. C’est quand on est confronté à ce monde que l’on sait que la vie est précieuse. Je n’ai jamais compris comment on pouvait retenir ses larmes et les empêcher de déborder, je ne sais pas faire, je n’ai jamais su faire.

Il était tellement jeune et dans ce linceul blanc on aurait dit un enfant, il avait pourtant 18 ans demain, c’était déjà un homme qui ne serait jamais vieux, je pensais bêtement, tu as de la chance finalement, tu vas entrer dans ce nouveau monde très jeune et tu seras toujours ados. Il fallait que je pense, que je pense vite à des bêtises de ce genre pour ne pas éclater un sanglot devant tout le monde, mais c’était peine perdue et je crois que pour la première fois de ma vie j’ai laissé sans honte couler mes larmes. Je n’avais plus personne, autour de moi, il y avait, lui et moi, la vitre qui me séparait de lui ne pouvait pas m’empêcher de lui parler, de lui murmurer cet, au revoir, je n’ai jamais pu lui dire adieu, je sais qu’un jour il sera là pour m’accueillir dans son monde avec une blague dont il a le secret.

Il savait qu’il avait perdu le combat, il savait que son adversaire était plus fort que lui, il savait, je l’avais lu dans son regard ce jour où nous l’avons vu pour la dernière fois, il voulait nous protéger, une fois encore il pensait à nous, le grand comme on l’appelait, si souvent il nous remettait dans le droit chemin lorsque nous faisions des bêtises, si souvent il avait joué le rôle du grand-frère pour nous tous. Pour toi, grand-frère, j’ai souvent fait en sorte d’entendre encore ta voix et tes conseils et tes conseils m’ont été bien précieux.

Jamais je ne t’oublierai, tu es là, comme hier, là, devant moi et lorsque je pense à toi, tu me parles et tu me fais encore cadeau de ta sagesse.

Je t’aime……………………..

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La vieille dame

Posté par canelle49 le 2 août 2011

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Elle était assise dans ce grand fauteuil qui semblait faire partie d’elle, je l’avais toujours vue dans ce fauteuil lorsque je passais la porte de la « maison des vieux » comme les villageois la nommait. Je l’imaginais enfant, puis ados et femme. Combien de fois ai-je passé devant elle en lui souriant, en faisant un petit signe de la main, agrémenté d’un bonjour. Elle me souriait à son tour et me gratifiait d’un bonjour que je qualifierai de joyeux, dans son regard, tout à coup, une lumière scintillait.

Un jour, je décidai de m’arrêter un instant près de la vieille dame ado, elle avait ce petit quelque chose dans le regard qui avait conservé sa jeunesse. L’habitude de mes visites allaient devenir un passage obligé et tout doucement avec pudeur, elle me conta sa vie. J’ai en mémoire cette fameuse nuit de juillet 1949 qu’elle avait vécue et qu’elle me confia. Si elle n’était pas partie dans un autre monde je n’aurai jamais répété cette fameuse nuit, mais comme elle m’a dit un jour, je vous  confie cette merveilleuse nuit, car je vois que vous souffrez de ce manque d’amour, alors je ne trahirai pas un secret qui n’a plus de raisons d’être, elle n’a plus de vie ici-bas et je suis certaine que de là-haut elle me donne le droit de conter cette merveilleuse nuit.

Son coeur battait à tout rompre, ce jour-là n’avait rien d’un jour normal pour elle. L’amour de sa vie allait enfin venir la voir et elle savait que ce moment tant attendu allait lui procurer un bonheur intense.

Elle se demandait depuis si longtemps si un jour elle aurait le bonheur d’être aimée, elle se savait désirée par la gentes masculine et savait qu’au fond, les hommes confondaient souvent désir et amour, elle savait garder sa pureté et ne pas se lancer dans des aventures trompeuses et sans lendemain. Elle voulait de l’amour pour vivre en partage le désir de l’autre.

Lui n’était qu’amour, il avait ce côté féminin qui faisait de lui le plus merveilleux des hommes. Elle se leva de bonne heure, il fallait qu’elle soit belle pour lui, il avait gommé d’un coup de baguette magique son passé. Elle n’avait jamais eu le désir de l’homme comme toutes ses amies qui lui disait: tu as un gros problème, ma belle…………….. Oui, elle savait que cette maudite première fois avait gâché sa vie privée, la malchance de deux ados, qui n’avait ni l’expérience et pour elle, ni même l’envie de passer à l’acte, mais une fois de plus, elle voulait faire plaisir. C’était l’histoire de sa vie.

Ce fameux juillet 1949 elle rencontra son prince. Elle repensait à son passé en se préparant, elle était aimée pour la première fois de sa vie, elle ressentait cet amour au fond d’elle, elle n’avait plus de doutes, elle n’avait plus peur, cet homme était tout simplement merveilleux, empli de tendresse, il était attentionné, jamais personne ne l’avait gâtée de cette manière. Elle n’avait plus besoin de se cacher avec lui, elle pouvait être elle-même et elle n’avait plus peur de céder à ce désir qui montait en elle, plus honte de dire qu’elle avait dans tout son être, l’envie de lui.

Elle se regarda dans le miroir, son sourire était éclatant et elle se trouva belle. Pour seule lumière, la lueur de quelques bougies, elle attendit celui qu’elle aimait non seulement avec son coeur et son âme, mais pour la première fois de sa vie avec son corps, chaque millimètre de sa peau désirait cet homme.

Elle avait fermé les yeux afin de savourer cet instant au plus profond d’elle-même et quand elle sentit son souffle dans son cou et ses mains autour de sa taille, elle faillit défaillir, tant sa chair devenait vivante, il murmurait son amour pour elle. Lentement elle s’abandonna pour la première fois dans les bras d’un homme qui savait l’aimer. L’ombre de leur silhouette se profilait sur le mur, il ne faisait plus qu’un. Elle savoura chaque geste, chaque baiser. Elle osa découvrir ce corps d’homme.

Ses baisers brûlants sur sa peau faisaient monter en elle ce désir fou qui la tenaillait. Il avait les mots, il avait les gestes, il savait être patient et lui laisser le temps de s’abandonner avec confiance. Elle allait vivre une nuit de découvertes. Ses baisers avait fait tomber toutes les barrières, tous les tabous, lentement elle lâchait prise pour s’abandonner pleinement aux délices des mains et de la bouche de son amant.  Sous ses caresses elle avait perdu la notion du temps, chaque geste, chaque baiser sur sa peau lui mettaient le feu. Elle avait eu cette faiblesse, cette faiblesse délicieuse du moment de l’irruption volcanique qui fait que la foudre et le tonnerre ne sont que peu de choses à côté des spasmes de l’extase de l’amour.

Dans ses bras, elle s’était endormie épuisée, pour la première fois de sa vie, elle avait ressenti avec violence le plaisir. Il avait, avec son amour, découvert la femme en elle, il l’avait fait naître une seconde fois et elle savait, quoiqu’il advienne, que jamais plus elle ne serait, gênée, prude et pudique avec lui. Son corps ne lui faisait plus honte, sa nudité ne lui faisait plus peur. Son magicien venait de lui prouver qu’amour rime avec désir de l’autre. Dieu, oui, comme elle désirait cet homme de tout son être. Elle ne dissociait plus amour et sexualité, elle venait de comprendre que l’un ne va pas sans l’autre et si c’est le cas, alors ce n’est pas le véritable amour dans toute sa splendeur de s’offrir à l’autre sans peur et sans tabous.

J’avais en moi encore les mots de la vieille dame ados et en y pensant, je sais maintenant, que j’aurai pu l’écrire cette histoire qu’elle m’a contée de si belle façon, je pense à elle, ce matin, on dit que l’histoire se répète, depuis ce matin, j’y crois……………………………..

En souvenir de Marsanne ……………….

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