Imagination de l’enfance

Posté par canelle49 le 29 août 2011

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Il était une fois, un petit garçon qui n’aimait pas, mais qui n’aimait pas du tout, aider sa maman, il était tellement fainéant, qu’il s’était trouvé une maladie qui faisait que ses doigts devenaient tout raides. Comment mettre la table et tenir des assiettes avec la maladie des doigts écartés.

La famille se désespérait et les médecins se perdaient en conjectures. Ils pouvaient chercher dans les livres, cette maladie n’était pas connue. Pourtant, le cas devenait une priorité pour bien des chercheurs. Comment guérir ce petit, quel serait son avenir avec une telle maladie ? Ne rien pouvoir prendre avec ses mains, ne pas pouvoir travailler. Son avenir était bien noir.

Le petit ne semblait pas triste d’avoir cette maladie et pour cause, il savait lui, que sa maladie n’apparaissait que lorsqu’on le voyait et depuis belle lurette il savait que cette maladie des doigts écartés était en réalité de la fainéantise. C’est bien de fainéantise qu’il était atteint. Sa maman pleurait souvent de voir son petit avec cette maladie et elle n’avait de cesse de courir de spécialistes en spécialistes. Peine perdue, personne, ne savait, le guérir, ni comprendre ce qui avait pu provoquer cette maladie.

Le petit commençait à devenir bien triste, il fallait qu’elle tente le tout pour le tout. Une maman a le don de comprendre son enfant et le don d’entrer dans ses pensées, si bien qu’elle commença à comprendre de quoi il retournait.

Un matin, elle prépara comme toujours les tartines de son fils et son chocolat chaud. Elle avait l’habitude de l’aider pour manger et boire, il ne pouvait pas se saisir de son bol ni de sa tartine. Ce matin-là elle allait le laisser se débrouiller. Elle avait compris que de tout lui faire n’allait pas lui rendre service et qu’il fallait qu’il apprenne à faire avec son handicap.

Le petit, étonné de voir sa maman continuer de vaquer à ses occupations, interpella sa maman en lui montrant une fois de plus ses mains. C’est avec les larmes aux yeux, qu’elle s’entendit lui dire:

-Mon chéri, dorénavant, tu devras te débrouiller, ce n’est pas de gaieté de coeur que je te dis cela, mais si on ne peut pas travailler, on ne peut pas manger. Tu vois mon chéri, papa et moi devons travailler pour te nourrir toi, tes frères et soeurs et si nous gardions les doigts écartés personne ne mangerait dans cette maison. Alors, depuis aujourd’hui, il faudra pour manger que tu guérisses de cette maladie.

Ouf, elle avait dit cela sans reprendre son souffle. Le petit ne disait rien et c’est dans son regard qu’elle lut la surprise et l’incompréhension.

Il venait tout à coup de comprendre que sa maman avait compris sa maladie et pourtant il n’avait pas envie de lui donner raison. Il boudait devant sa tartine appétissante et son bol de chocolat fumant. Il avait très faim et regardait ses mains. La gourmandise et la faim eurent raison de lui, il regarda sa maman qui lui tournait le dos et lentement laissa ses doigts devenir souples et dans un cri dit à sa maman: < maman, maman, regarde, maman, je suis guéri, je vais pouvoir manger tout seul et même t'aider maman.

Quel bonheur mon enfant, elle cria au miracle pour ne pas lui montrer qu’elle avait compris son manège. Elle pris son petit dans ses bras et lui dit tout bas:< tu vois mon chéri, Dieu t'a donné la guérison de cette maladie et il t'a offert la sagesse de comprendre que dans la vie on n'a rien sans efforts, c'est la loi de la vie et tu ne peux pas y échapper mon chéri.

Depuis ce jour, le petit est devenu un enfant serviable et heureux, il sait que la vie est belle, même si on doit travailler, la santé n’a pas de prix et faire semblant d’être malade pour ne pas travailler n’est pas porteur de fierté et il devenait bien fier le petit et ressentait combien sa maman était fière de lui. Ce n’était que du bonheur d’être grandi dans le regard de sa maman.

Le petit garçon avait compris la leçon et savait que pour grandir et être fier de sa personne, il fallait ne jamais baisser les bras et ne jamais plus faire semblant d’être malade pour ne pas travailler et aider les autres.

Se sentir beau dans le regard de l’autre, c’est savoir que l’amour peut tout, se sentir grandir par nos actions et  par l’amour que l’on reçoit, nous avons tous besoin d’être aimé et apprécié pour nos valeurs. N’ayons pas de fausse modestie en n’acceptant pas les compliments, ayons le courage de nous aimer, comment pourrions-nous offrir de l’amour aux autres, si on ne s’apprécie pas, en tant, qu’être humain ?  

Soyons aussi à même de dire ce que l’on a dans le coeur, dire combien on admire ceux qu’on aime et combien on peut être fière de leur personne. L’amour peut faire des miracles, si souvent on ne sait pas dire l’admiration et l’amour que l’on éprouve. Est-ce se sentir ridicule que de dire je t’aime? Est-ce ridicule de dire je t’admire et je suis fière de toi ? Non, ce n’est pas du tout ridicule, permettre à l’autre d’avoir confiance et de savoir qu’il (elle) est une belle personne. Démontrer que notre regard est réellement un miroir dont il peut se servir pour se regarder avec l’assurance d’y lire, tu as une belle âme,  je t’aime, tu es ma fierté.

Il avait grandi ce petit, grandi dans le regard de sa maman, ce regard qui lui disait toute la fierté qu’elle avait en elle, pour lui.

7 Réponses à “Imagination de l’enfance”

  1. FANETTE dit :

    bonjour ma Chipounette
    Tu aimes cette expression : le regard est le miroir de l’âme. Alors quand tu regardes ton amoureux tu es fière de lui parce que tu l’aime et que lui aussi t’aime donc tu te sens belle
    Mais tu vois le miroir de l’âme, tout le monde ne l’a pas ce miroir de l’âme
    mais je comprends bien ce que tu veux dire puisque moi aussi j’ai été belle dans le regard de l’autre même si j’ai du mal à y croire
    bonne journée ma Chipounete
    bisous

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  2. jcn54 dit :

    Une belle leçon de morale ma chère Hélène, qui me rappelles celles de notre enfance à l’école…
    Hélas ces leçons ne font plus partie du programmé pédégogique et c’est un grand dommage…
    Bisous, bonne journée Hélène.
    JC

    Dernière publication sur Jean Claude's news : Un ange parmi les anges

  3. Bea dit :

    Bonjour Hélène
    Beaucoup d’humour dans cette histoire !
    Mais il est vrai que trop assister un enfant, ce n’est pas lui rendre service . il doit apprendre l’école de la vie, à se gerer et se prendre en charge tout seul pour devenir un homme .
    Trés bonne semaine à toi
    Bisous
    Béa

  4. binicaise dit :

    On nous racontait cette histoire quand j’étais enfant, quand je ne voulais pas manger mon père me disait tu vas faire comme l’âne à la question « que faisait l’âne »…la réponse était « il refusait de manger et à la fin il est mort ….. »
    On a rien sans rien mais notre jeunesse est très exigeante et comprend mal cela .
    Bonne journée bises Jacqueline

    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  5. eultreia1 dit :

    Bonne après-midi Hélène,

    Pourrais-je avoir l’adresse de ce petit garçon ? J’aimerais bien, moi aussi, avoir la maladie des doigts écartés. Oh! juste pour savoir, comment il en a eu l’idée et comment il se débrouillait pour faire pipi, et se gratter le nez (ça ne se fait pas, je sais)et comment il a fait pour ne pas se faire surprendre les doigts ou les poings serrés, qu’est-ce qu’il a pu dire à son professeur…
    Je m’arrangerai directement avec lui…
    Vois-tu Hélène, la maladie des doigts écartés, c’est bien, pour quelques heures par semaine : on te fait manger, on te douche, on va travailler à ta place, on te cire les pompes… Et la morale que tu défends avec raison dans tout ça ? C’est vrai mais tu n’es pas obligé de dire au petit garçon, qu’il y a des adultes qui aimerait bien avoir la maladie des doigts écartés,de temps en temps, comme moi, comme tous ceux qui sont au fond de la classe, comme Jcn54 qui se souvient bien qu’enfant, à l’école, il avait eu cette maladie… Si, Si, il faut relire son commentaire.
    J’en devine qui se seraient privés de chocolat et tartines pour garder leur maladie des doigts écartés.
    Je t’embrasse affectueusement.

  6. mamietitine dit :

    coucou

    une douce et belle journée

    pleins de bisous

    mamietitine

    Dernière publication sur mamie titine : Mes chers amis

  7. Lina Carmen dit :

    très belle morale ! Ce serait si simple si tout le monde savait s’apprécier pour ce qu’il est…

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