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Réalité ou illusion ?

Posté par canelle49 le 10 août 2011

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Il était une fois, une charmante vieille dame qui, à la veille de fêter ses 89 ans, fit la connaissance de ce charmant vieillard encore fringuant malgré ses 93 ans.

Pourtant, cela faisait quelques années qu’elle parcourait les couloirs et le salon télé, depuis qu’elle était dans ce home et jamais encore elle n’avait rencontré ce vieux Monsieur, elle n’avait pas beaucoup de visites, sa famille était à l’étranger et elle n’avait jamais eu d’enfants.

Le crépuscule et sa lumière ombragée reflétait encore le coucher du soleil sur les coquelicots parsemés de-ci de-là dans le grand pré qui jouxtait sa fenêtre. Elle décida d’aller, pour une fois, regarder la boîte à images, comme elle l’appelait. Il devait être du soir, car c’est là que pour la première fois, elle rencontra cet homme aux cheveux d’argent et son sourire lorsqu’elle entra dans le petit salon disait bienvenue et montrait la joie qu’il avait de voir quelqu’un entrer. La solitude pesante dans un home était bien présente, alors qu’il y avait tellement de monde dans ces couloirs et au réfectoire, elle se demanda comment se pouvait-il qu’elle n’ait pas déjà croisé cet homme.

La boîte à images ce soir-là n’eut que peu d’intérêt pour eux, elle qui était peu bavarde,  se surprit à devenir un véritable moulin à paroles. Elle se demandait ce qui lui arrivait et se sermonnait intérieurement: > dis-moi, ma vieille, tu ne crois pas, que vu ton âge, il n’est plus temps de tomber amoureuse de ce vieil homme>, qui, ma foi, s’avouait-elle, avait encore belle allure. Elle l’observait et avait bien remarqué que ses yeux avaient la couleur de l’océan, que son sourire avait la lumière des étoiles et la chaleur du soleil.

La garde de nuit les trouva tous les deux à papoter comme de vieux amis, ils n’avaient pas vu l’heure passer et l’heure du coucher était largement dépassée, il était temps de partir dans les rêves de la nuit, mais elle venait de faire un rêve éveillée et elle était toute guillerette en pensant au réveil du lendemain. Ils avaient tout simplement déjà pris leur premier rendez-vous pour le petit-déjeuner.

Elle avait appris qu’il avait quelques années de plus qu’elle et que tout comme elle, il n’avait jamais eu d’enfants et plus, de famille. Ils pouvaient unir leur solitude et renaître à l’envie de vivre.

Depuis ce jour-là, dans le home, on entendait les rumeurs circuler sur l’idylle de la dame aux coquelicots comme tous la surnommaient ici et l’élégant vieux Monsieur de la chambre 9.

L’effervescence, ce jour-là, avait commencé très tôt et les quelques invités avaient pris part à la préparation de la décoration de la salle à manger, c’est qu’un grand événement allait se réaliser et pour la première fois comme une ruche en action, tout le monde s’affairait de bon-matin.

Les nappes blanches, parsemées, de-ci, de-là, de pétales de coquelicots avaient très belle allure, la vaisselle des grands jours, en porcelaine blanche n’avait plus la même fadeur, le rouge des coquelicots, lui seyait de bien belle façon, les verres de cristal, au travers de la lumière du soleil, parsemaient des étoiles sur le rouge des pétales de coquelicots qui se reflétaient dans les verres comme dans un miroir.

La petite chapelle, elle aussi, n’était pas en reste, on l’avait décorée, chaque bout de banc avait trois coquelicots liés par un ruban de satin blanc.

Les cloches de la petite chapelle résonnaient comme une mélodie, mémoire de villageois, on n’avait jamais entendu les cloches sonner avec tant de joie. Leur mélodie venait chanter l’union et avertir le monde que l’amour avait frappé dans le coeur du vieux Monsieur et de la vieille dame. Ils allaient s’unir pour l’éternité et leur union avait un espoir fou pour toutes ces personnes si seules dans ce home.

L’amour n’a pas d’âge et le bonheur n’a pas de préférence, il s’installe où on veut bien le laisser entrer. Le bonheur parfois est bien triste de ne pas avoir   toujours sa place dans tous les coeurs, mais il sait qu’un jour tout peut changer et il est toujours sur ses gardes et en alerte. Dès qu’une porte est entrouverte, il s’y engouffre sans crier gare et reste bien au chaud à l’intérieur des coeurs.

Un conte digne des princes et des princesses, sauf, que le prince et la princesse, n’avait pas l’âge qu’ont les princes et les princesses de nos contes, mais leur amour était aussi beau et fort et l’émotion lorsque la vieille dame entra dans la chapelle vêtue d’un tailleur mauve avec dans sa main ces quelques coquelicots accompagnés d’un lys blanc, était palpable, les coeurs étaient au bord des larmes. Le vieux Monsieur la regardait avec toute la tendresse et l’amour du monde, dans son costume gris il avait fière allure, le vieux Monsieur. L’espace d’un instant, on aurait dit un jeune homme. Le pasteur, ému, leur accorda le droit de devenir mari et femme pour l’éternité.

Depuis ce jour, le home transpire le bonheur et la joie de vivre, je vous ai toujours dit que le bonheur est contagieux, alors mon souhait est de vous « contagionner » tous et lorsque vous refermerez la porte de mon blog, n’oubliez pas, que cette maladie d’amour est, INCURABLE.

La felicità è con te……………

 

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