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Defi Lyly

Posté par canelle49 le 27 juillet 2011

 Defi Lyly Gauguin-2

Elle était là, fidèle au poste, ses grands yeux écarquillés qui me guettaient sur le chemin. Jamais elle n’avait faillit à notre rendez-vous.

Ce jour-là, pourtant, elle n’était pas là, j’avais le coeur lourd en plus, l’école, j’en avais marre, l’instit était une femme froide, dure, autoritaire, une femme que l’on n’a pas envie de rencontrer dans la vie. Cette année-là, tout bascula pour moi, pourtant j’aimais l’école. OH! je ne veux pas dire que je l’adorais, non, mais je n’avais pas de mal le matin de partir pour aller en classe. Depuis elle, rien ne venait me donner l’envie de me lever. Ma mère commençait à perdre patience, les cris le matin dans la maison résonnaient depuis quelques temps.

Je n’en faisais qu’à ma tête, qu’elle disait, peut-être avait-elle raison, mais pas si raison que cela, en faire à ma tête pour elle était de rester des heures plongée dans mes livres avec ma confidente, allongée près de moi et qui me réchauffait de sa fourrure, alors quand ma mère m’appelait, je ne l’entendais pas, comment pouvais-je l’entendre, alors que je vivais ce que je lisais, cela avait le don de la mettre hors d’elle.

Pourquoi mon amie, ma tendre amie, ma confidente, celle qui me donnait tellement de tendresse, pourquoi n’était-elle pas là à m’attendre comme chaque jour.

Je montais très vite les escaliers, pensant qu’elle était dans la maison. J’arrivais dans l’entrée, ma mère venait à ma rencontre, elle avait les yeux rougi je savais au fond de moi que quelque chose de grave était arrivé. Je ne voulais pas entendre, non, non, non, je ne voulais pas, je m’enfuis dans ma chambre et de mes mains je me bouchais les oreilles, je savais, j’avais en moi cette douleur de la séparation, je savais pourquoi elle n’était pas à m’attendre, ce jour maudit de mon enfance, venait de me plonger dans la compréhension de la mort.

Misette, ma douce et tendre chatte, que j’avais toujours connue et qui avait si souvent dormi au pied de mon berceau, celle qui savait tout de moi, celle qui me donnait tellement d’amour et de tendresse, j’entendais son ronron lorsqu’elle se blottissait contre moi et que sa tête me faisait des caresses. Non je ne voulais pas, non non et non…………………

J’ai appris que l’on peut crier, dire non, pleurer, taper du pied, la mort n’a pas de recul, on ne revient pas de ce monde, j’ai su, ce jour-là, que rien ne pourrait la faire revenir.  J’ai compris que nous ne mourions pas, finalement, ce sont les autres qui nous font mourir en nous oubliant, alors j’ai décidé de ne jamais oublier ceux qui sont parti et d’oser toujours en parler, j’ai compris que Misette serait toujours en moi, elle vivrait au travers de mon esprit et de mon coeur. PAUL Gaugin, tu as fait de ce tableau de mimi et son chat, mon inspiration pour relever le défi de Lyly et surtout pour faire revivre ma merveilleuse petite compagne qui sera à jamais dans mon coeur.

Je t’aime, ma minette, où que tu sois, je suis certaine que tu es heureuse au royaume des animaux. Je vois encore ta robe blanche tachetée de ronds noirs si bien dessinés que l’on aurait pu penser que le peintre de l’univers avait, avec amour, dessiné ta belle robe, tu étais si belle, je suis certaine que tu dois en faire tomber des coeurs de matous dans ton monde.

M erveilleuse petite chatte

I nvitation au bonheur tu étais

S oleil de mon enfance

E ternellement je te penserai

T oujours tu resteras dans mon coeur

T oi qui savait si bien me consoler

E ntre toi et moi c’est au delà de la mort

Publié dans page de vie | 8 Commentaires »

 

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