Le déjeuner sur l’herbe

Posté par canelle49 le 7 mai 2011

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 Merci à Lyly pour ce défi…………

Elle venait de le rencontrer et son charme avait tout de suite agit sur elle. Son regard tendre et foncé avait un air mystérieux,  quand il la regardait, elle croyait voir de petites poussières d’étoiles scintiller dans son regard.

Elle attendait impatiemment la surprise qu’il lui avait promise, le soleil brillait, l’été montrait le bout de son nez et les balades dans la nature qu’il aimait autant qu’elle, main dans la main, étaient toujours des instants de bonheur.

Il était en retard, comme toujours, elle savait bien que rien ne pourrait jamais le faire arriver à l’heure à leurs rendez-vous et c’est tout de même en peu en colère qu’elle constata que depuis presque une heure elle l’attendait sur ce banc, elle se leva et décida pour une fois de partir, mais c’est au moment où elle prit cette décision qu’elle l’aperçu au bout de l’allée avec un grand panier en osier. Qu’avait-il bien pu encore inventer. Il avait vraiment de l’allure avec son pantalon blanc et sa chemise bleue ouverte sur son torse. Elle le trouva vraiment très beau.

Il arriva à sa hauteur en souriant, ce sourire qui l’avait conquise la première fois qu’elle le vit, elle sourit à son tour, il se pencha sur son visage pour déposer un long baiser sur ses lèvres sans aucune gêne pour les passants qui souriaient sous cape. 

Il lui annonça qu’il avait décidé de déjeuner sur l’herbe, mais pas n’importe quel déjeuner, elle allait en avoir, la surprise. Comme toujours, main dans la main, ils parcoururent les quelques mètres qui les séparaient du bord de l’eau. Elle le regardait s’affairer pour faire de se déjeuner, un instant inoubliable. Il sortit une nappe blanche immaculée qu’il déposa sur l’herbe, il n’avait rien oublié, le champagne serait de la fête, les coupes en cristal scintillaient dans le soleil et elle dût se retenir de rire, ce grand fou avait même pris les coupes en cristal. C’est avec délectation qu’elle trempa ses lèvres dans ce breuvage qui commençait à lui monter à la tête.

Sa tête commençait doucement à tourner, il fallait pourtant qu’elle garde la tête froide, elle ne pouvait pas lui céder, elle était une jeune fille pure. Il savait certainement que les bulles de champagne allaient lui ôter toutes ces inhibitions et c’est tendrement qu’il l’allongea sur l’herbe tendre. Elle esquissa une timide résistance quand elle sentit ses mains dégrafer son corsage, mais elle n’avait plus la force, de lui refuser son corps. Elle se donna à lui pour la première fois et c’est sous le soleil, caché par les fourrés, qu’il fit d’elle une femme pour la première fois.

Le temps a passé, ce déjeuner sur l’herbe allait sceller leur amour. Ils viennent de fêter leur noce d’or entouré de leurs enfants et d’une ribambelle de petits-enfants.

Le déjeuner sur l’herbe avait fait d’elle la femme la plus heureuse de la terre!

Elle regarda avec tendresse la reproduction du déjeuner sur l’herbe de Monet, suspendue dans son salon,  cette copie si parfaite, que son époux talentueux, avait reproduite en souvenir de leur première fois !

 

 

 

 

 

 

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Clin d’oeil à Grüni

Posté par canelle49 le 6 mai 2011

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Une question qui a mis en moi une réflexion et cette question posée par Grüni est: que changeriez-vous si vous pouviez remonter le temps grâce à cette machine à remonter le temps ! 

Drôle, oui, trop drôle, quand je me retourne sur le passé, je peux dire que je ne ferais rien pour le changer, car je ne saurais pas comment j’en sortirais si d’aventure j’avais eu un autre passé.

Imaginez, vous avez votre personnalité et tout à coup on vous laisse changer le passé, c’est bien notre passé qui fait ce que nous sommes, alors vivre avec une personne que je ne connaîtrais pas m’angoisse. Je sais d’où je viens, je sais ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait, je connais par cœur mes erreurs et mes succès. C’est tout de même plus relaxe de savoir qui on est, même si tout n’est pas rose dans le passé, il reste tout de même le fait que le passé nous a construit, plus ou moins bien, mais construit.

Cette machine à remonter le temps, que j’ai découverte chez Grüni a mis en moi une question bien simple, ne serait-ce pas une angoisse que de se réveiller un matin et ne plus se connaître, tout simplement parce qu’on a changé la donne et on est devenu quelqu’un d’autre ? Imaginez cette angoisse de vivre avec quelqu’un qu’on ne connaît pas !

Grüni, ce blogueur que j’ai découvert dès le premier jour de la création de mon blog,  aurait-il cette personnalité s’il avait changé son passé, aurait-il autant d’humour et de franchise, serait-il, ce « journaliste » oui, oui, vous avez bien lu, je réitère, il a l’étoffe d’un journaliste, lisez ses textes et vous comprendrez pourquoi quand j’ai ouvert la porte de son blog, je me suis dit bon, ben facile, lui il est du métier ! (sourire)

Bien non, il n’est pas journaliste, mais il écrit aussi bien, si ce n’est mieux qu’un journaliste, de plus il a de l’humour ce qui ne gâte rien bien au contraire, on n’a pas tous les jours l’occasion de sourire et de rire. Donc, si vous en avez le temps et le cœur ouvrez sans hésitation son blog et promenez-vous sur ces textes, vous verrez de vous-même que je ne vous ai pas menti.

Voilà, j’en reviens à cette machine à remonter le temps, si elle existait vraiment, ce que je voudrais si je pouvais ce n’est pas tant, changer ce que j’ai vécu, mais c’est simplement pour quelques heures, même quelques minutes, revoir ceux qui sont parti et leur dire combien je les aime. Ne jamais hésiter, employer ce verbe aimer, sous peine d’avoir des regrets éternels.

Après tout, notre esprit n’est-il pas la plus merveilleuse des machines à remonter le temps? On peut avec lui, savoir demander pardon pour nos erreurs et savoir pardonner à ceux qui nous ont fait mal  et surtout retenir les leçons du passé qui feront que plus jamais on ne retombera dans les pièges de la vie !

Puis, comme je dis souvent, je préfère être détestée pour ce que je suis que d’être aimée pour ce que je ne suis pas !

Donc je le garde ce passé simple qui dans son imparfait fait mon présent et fera mon futur !

 

 

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Défi Lyly( les coquelicots)

Posté par canelle49 le 5 mai 2011

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Une toile de rêve, pour un passé réalité !

Treize ans, c’était l’année de ses treize ans, elle ouvrit ce grand livre qui la fascinait depuis si longtemps comme elle aimait regarder les toiles de ses peintres. Sa préférence pour Van Gogh devait venir de par son histoire vécue avec Gauguin, ce peintre ami qui fut son meilleur ennemi dans une période de sa vie, est-ce lui-même qui coupa son oreille ? l’histoire rapporte plusieurs versions, mais la plus réaliste est bien que lui-même dans un accès de folie et de rage se mutila l’oreille.


Puis, dans ce dédale de pages froissées par le temps, les mains qui avaient tourner les pages de ce bouquin avaient laissé des traces de doigts,  on devinait que les personnes qui avaient parcouru ce livre avait dû être nombreuses, car cela avait fini par encorner et user les bords des pages. C’est en lisant ce grand livre qu’elle se promit de faire attention à ses livres et de demander à ses amis d’en faire autant quand elle prêtait ses livres, elle recommandait toujours de ne pas les malmener.


Le monde de Monet lui apparu l’un des plus merveilleux et quand elle se baladait dans la nature, elle rêvait toujours d’un champ de coquelicots. Serait-ce Monet qui lui donna l’amour de cette modeste fleur des champs ? Elle ne savait pas, mais ce qu’elle savait, c’est que cette fleur était devenue son emblème, cette fleur sauvage qui ne se laissait pas mettre en vase sous peine de se fâner et de mourir très vite, lui ressemblait étrangement.


Oui, elle était cette sauvageonne un peu rebelle qui ne voulait pas faire partie du troupeau, elle savait déjà, comme le dit celle qui est devenue son amie, tu n’es pas comme les autres ! Pas comme les autres, que voulait dire, ne pas être comme les autres ? Était-ce, avoir le courage et rien à perdre que de contrer la folie des hommes ? Était-ce, ne pas vouloir se fondre dans le moule de la société cruelle qui n’avait que pour seul sentiment de détruire celui ou celle qui est affaiblie ? Alors, oui, elle ne ferait jamais partie de cette société-là, c’était décidé, elle garderait toujours une force pour défendre ceux et celles qui étaient victimes des forts, elle défendrait toujours les plus faibles.


Elle avait dû traverser ce merveilleux champs de coquelicots pour avoir enfin en elle, la fin, de devoir plaire à tout prix à cette société qui la rejetait parce qu’elle avait pour seul défaut de n’être que la fille de la divorcée. Oui, elle prit la décision d’oser soutenir leurs regards et de ne plus jamais baisser les yeux, face aux regards accusateurs de la société. C’est l’année de ses treize ans, qu’elle comprit qu’elle n’aurait, de la valeur à ses yeux, que si elle soutenait le regard des autres.


Ah ! Oui, sa maman avait compris qu’elle devenait une adolescente rebelle, qu’elle ne voulait plus que sa mère prenne sa défense, c’était à son tour de prendre la défense de sa maman et elle le fit de manière bien simple, en n’ayant plus la honte d’être la fille de la divorcée, sa maman devint sa fierté.


Dans sa promenade, les coquelicots de leur couleur rouge si intense, cette couleur du sang quand il coule allait devenir sa couleur, le rouge de l’amour, le rouge de la colère, le rouge de l’action, le rouge de ses joues qu’elle n’arrivait pas à retenir, tout ce rouge allait devenir sa force.


Monet ne saura jamais que sa toile avait enlevé sa peur de faire une erreur dans la société pour ne pas déplaire, Monet ne saura jamais qu’il a fait d’elle une adolescente qui allait se battre pour prouver à tous, que même de maman divorcée, elle saurait avoir un avenir et saurait avoir dans son cœur ce que sa maman avait de plus précieux, l’amour du prochain, sans condition, sans rien attendre en retour, sans frontières !

Monet la faisait rêver et son rêve de devenir une adulte juste, sans haine et toujours avoir de l’amour allait devenir réalité, ce champ de coquelicots elle l’a parcouru et elle aura mis bien des années pour en faire le tour et en ressortir battante, mais elle ne regrette rien, le passé est en elle, tel un grand livre, elle en a refermé les pages sans avoir peur de les rouvrir de temps en temps !

Gentil coquelicot Mesdames, gentil coquelicot Messieurs……………………je suis descendue dans mon jardin, non pas pour cueillir du romarin, mais pour y cueillir le courage de surmonter et de contrer le mépris de la société !

 


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Merci Michelle

Posté par canelle49 le 4 mai 2011

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Je voulais remercier ce matin, Michelle, qui m’a offert ce petit poème et vous donner l’envie d’aller à sa rencontre, si vous aimez les belles plumes, vous ne serez pas déçu !

Pour vous belle demoiselle
qui nous donnez des ailes
voici ces quelques brins
de rosée du matin
et ces jolies clochettes
comme vous guillerettes.

Poème impromptu pour Hélène
Bon dimanche !
Amitié
@+ michelle

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Une fin………

Posté par canelle49 le 3 mai 2011

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Voilà, il est mort, combien encore faudra-t-il de mort pour avoir enfin la paix dans ce monde et le bonheur de vivre sans peur ?

Ben Laden, l’homme le plus recherché de la planète, est parti pour toujours, l’homme qui faisait le désespoir de toute la planète, est parti pour toujours.

Pleurer sur lui, non, bien sûr que non, mais peut-on fêter cet événement ? Je n’irai pas jusque là, pourquoi ? Tout simplement parce qu’une vie humaine reste une vie et ne pas le pleurer est une chose, mais faire la fête est un manque de respect pour la famille. N’oublions pas que cet homme a une famille qui va le pleurer, je me mets souvent à la place des parents qui ont un enfant qui fait des choses innommables. Cet enfant reste leur enfant, comment ne plus aimer la chair de sa chair ?

L’horreur de ce monde, finalement, c’est le manque de respect de la vie humaine, l’homme ne respecte plus rien, l’homme n’a pas d’état d’âme, il tue le monde végétal, le monde animal. Comme si ce n’était pas suffisant, il tue l’homme sans aucun sentiment. La vie de l’homme n’a pas plus de valeur que la vie de l’animal et du végétal.

Est-on préparé à cela dans la vie ? Avons-nous des professeurs de haine qui nous apprennent que la vie de l’homme est sans aucune importance de nos jours ?

Une fois de plus, je remercie ma mère de m’avoir appris à être amour et de ne pas me réjouir de la mort d’un homme, quel qu’il soit. Je peux me dire que celui qui est mort méritait la mort, mais je ne peux pas m’en réjouir et faire la fête, je trouve cela indigne de l’humanité et puis je pense à la royauté qui disait le roi est mort, vive le roi et c’était la liesse bien souvent en ce temps-là ! Il ne faut pas plus, peut-être, pour crier sa joie dans les rues.

Une vie reste une vie, se réjouir de la fin d’un homme a quelque chose de malsain et quand j’ai vu ce matin des images de fête dans les rues de New-York j’ai ressenti un certain malaise, on peut se réjouir dans l’intimité, mais en faire une fête dans les rues laisse en moi pleins de questions sur notre humanité.

Je n’aurai pas de réponse et je me demande parfois si je suis bien normal d’avoir en moi un certain respect de tout être qui part pour son dernier voyage, suis-je bien dans ma tête en ayant en moi, même pour le pire des hommes, ce respect de la fin d’une vie ?

Je ne vais pas me poser la question bien longtemps, si je dois être en peu folle dans mon esprit, je crois que je vais garder cela jusqu’à la fin de ma vie en me disant que je vis bien avec moi-même en étant comme je suis, alors folle ou pas, autant que je le reste,  si je peux chaque jour me regarder dans le miroir sans avoir honte de mes sentiments, ce sera toujours cela de gagné !

Je n’irais pas jusqu’à faire son épitaphe, non, ni verser une larme, mais au moins respecter ce corps qui est devenu dans la mort, humain ! Puis, simplement dire: justice est faite !

 

 

 

 

 

 

 

 

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