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Printemps, pensées

Posté par canelle49 le 22 mars 2011

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Ma promenade m’a emmenée au bord du ruisseau et le chant des oiseaux est bien gai en ce moment, ils s’affairent tous avec courage et volonté pour construire leur nid, les observer et les écouter est un réel bonheur, je me suis surprise à essayer de siffloter comme les rouge-gorges que j’ai rencontré le long du chemin et j’ai eu la surprise d’en voir un qui devait être moins timide que les autres me donner la réplique. Je suis restée 10 minutes sous l’arbre qui lui servait de promontoire, il sifflait sa mélodie que je reprenais.

J’ imitais le chant de cet oiseau et si d’aventure on m’avait vu, on se serait demandé si je n’étais pas en peu « fofolle », mais que c’est bon ce genre de folie………..

Une fois de plus je me suis amusée avec la nature et quand on sait observer on voit de petites choses qui paraissent insignifiantes, mais qui nous montrent bien que le printemps est là, ce tapis de petites fleurs bleues dont je ne connais plus le nom et qui fait un décors merveilleux, devient de plus en plus dense, l’ail des ours a montré le bout de son nez.

Ah! L’ail des ours que l’on met dans une salade ou dans les pommes-de-terre sautées, une merveille, le printemps nous offre des senteurs et des goûts bien variés, les jardiniers s’affairent déjà dans les jardins, les bourdons sont de retour et butinent déjà les quelques fleurs de printemps.

Que c’est beau, c’est beau la vie quand on voit la nature reverdir et renaître, comme les longues soirées d’hiver nous paraissent lointaines et pourtant c’était hier, tu te souviens de nos longues soirées d’hiver près du feu, les flammes léchaient les pierres de cette vieille cheminée du siècle passé et toi, tu me contais le passé.

Je n’étais qu’une enfant et toi un vieillard, mais tu m’offrais les plus belles histoires vraies que j’ai eu la chance de connaître grâce à toi, le vieux, pourquoi tous t’affublaient de ce nom, je ne savais pas pourquoi tu n’avais pas de prénom et du coup tu ne m’en donnais pas non plus, tu m’appelais « petite ».

Longue était le chemin de ton grand âge, j’avais l’impression que jamais je ne serais une vieille et pourtant je m’y dirige à grand pas dans cette vieillesse tellement merveilleuse quand on a la santé et toi tu avais la santé, sauf tes mains que tu me montrais en me disant tu vois  »petite » ce mal qui ronge les vieux, est la preuve qu’on est vieux et que notre route est bientôt à son terminus.

Je n’ai pas compris ce jour où ta porte est restée fermée et tes volets clos, la seule chose que j’ai su par les adultes c’est que tu ne pouvais plus être seul dans cette grande ferme et que tu étais parti dans une autre maison, ce n’est que depuis que je suis adulte que je sais où vont les vieux et tu sais le vieux, ce n’est pas joli, joli, mais personne n’a le choix, arrive un moment où on ne peut plus faire face et il faut de l’aide et de nos jours les enfants travaillent et ils ne peuvent pas s’occuper de leurs vieux, c’est triste de devoir vieillir dans un monde inconnu.

Tu es parti bien au-delà de ce monde, mais tu me reviens si souvent en mémoire et j’entends encore ta voix et ton regard sur le monde et c’est toi, qui pour la première fois m’as appris, l’ail des ours et le nom de cette petite fleur bien sympathique qui me revient soudain, si ma mémoire est aussi bonne que la tienne, elles s’appelaient des hépatiques, ce que je ne sais pas, c’est si mon orthographe est la bonne, mais on s’en fout des lettres, ce qui compte c’est qu’on se comprenne toi et moi et je sais que tu es souvent près de moi quand je longe ces petits sentiers de forêt et que je replonge dans ton savoir des herbes……………………

 

 

Publié dans page de vie | 17 Commentaires »

 

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