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Compréhension

Posté par canelle49 le 4 mars 2011

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Y croire encore, on est vivant tant qu’on est fort, cette phrase de la belle chanson de Lara Fabian dit bien combien c’est important de croire très fortement possible une action, un projet, y croire, c’est donner vie à l’impossible qui n’est pas français, dit-on, comment peut-on entreprendre si on ne croit pas à ce que l’on fait ? Avoir foi en nous et dans les autres, fait que nous sommes vivants, si je crois au destin, je crois que Dieu nous offre les piliers de notre destin, à nous d’y poser les briques pour sa construction, tout ne peut pas arriver tout cuit dans notre bouche, il faut parfois se battre pour arriver au but que l’on se fixe.

Ma mère employait souvent des citations comme, aide-toi le ciel t’aidera, plaie d’argent n’est pas mortel, tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir,  ces trois citations revenaient souvent dans son vocabulaire, est-ce cela qui a fait que je suis toujours restée positive dans ma vie, même quand j’ai eu à traverser les pires turbulences, je me récitais ces citations de mon enfance et repartais avec courage et détermination de tout faire pour changer les choses.

Quand je repense à mon enfance et que je regarde ce que je suis devenue, je me dis que si d’aventure je n’avais pas connu le chagrin, les fins de mois difficiles et surtout de voir combien ma mère savait être heureuse du peu que l’on avait et savait nous offrir ce peu comme un trésor, je crois que je n’aurai pas été celle que je suis, il est certain que l’enfance fait partie de ce que nous sommes adultes, nous apprenons par les adultes et nous avons besoin de repaires et d’exemples pour grandir, puis viennent les rencontres que nous pouvons faire dans notre vie, cela peut être les bonnes, comme les mauvaises rencontres, elles servent toutes à nous faire grandir et à nous aider dans nos choix.

La frontière entre le bien et le mal, est bien petite et nous savons qu’à tout instant on peut basculer d’un côté comme de l’autre, il suffit d’un événement extérieur et l’on peut avoir un moment de colère qui peut se répandre soit en paroles ou en actes, peut-on réussir à savoir se contenir quand on est touché au plus profond de son coeur ? Pouvons-nous retenir les mots qui font mal quand on a tellement mal soi-même ?

Je lis ou j’entends parfois des mots de haine et je suis touchée, puis je me reprends pour essayer de comprendre ce qui a pu déclencher chez l’autre tant de haine, je veux comprendre aussi pourquoi un ange peut tout à coup devenir un démon par ces mots qui font mal et j’ai souvent trouvé des excuses aux méchants de ce monde, car j’ai voulu savoir pourquoi  parfois on n’est de haine alors qu’on naît d’amour. 

Tant de choses peuvent déclencher la haine de l’autre et surtout la non-compréhension de l’autre, il suffit d’être soi-même très malade pour avoir une grosse colère contre le monde entier et mal interpréter des mots qui pourtant ne sont pas méchants, mais qui pour une personne malade deviennent une attaque, donc je crois qu’au fond on se doit de pardonner et ne pas juger, ce que je reconnais avoir fait sur le moment, après, avec calme, j’ai analysé la situation et je n’ai pu que comprendre et pardonner cette réaction qui au premier abord m’a beaucoup touchée pour celle qui recevait ces mots, mais surtout pour celle qui les écrivait, j’avoue avoir eu un moment de chagrin de la lire, car je n’ai pas pu m’empêcher de me poser la question, mais non ce n’est pas possible, ce n’est pas elle, qui a pu écrire cela.

Voilà comme la dualité, encore une fois, est en nous, voilà pourquoi il n’est jamais simple de comprendre l’autre si on ne cherche pas à comprendre, si on n’essaye pas de se mettre un instant à sa place, si on pouvait tous, avant de juger, penser et réfléchir que nous aussi, nous pouvons à tout instant avoir de la colère et dire des mots qui nous dépassent alors nous ne pourrons jamais trouver d’excuses à l’autre et pourtant tout au fond de nous, nous savons que nous pouvons faire mal aussi, alors sans cesse mettons-nous dans la situation de la personne avant de juger et je crois que nous serons plus à même de comprendre l’autre, même si on n’est pas d’accord,  on peut toujours comprendre si on s’en donne les moyens. Il y a quelques jours, je me suis donnée les moyens de comprendre un comportement qui de premier abord m’a touchée et qui a mis en moi aussi une colère, mais en y pensant et en me mettant dans la peau de la personne, j’ai pu comprendre, même si je n’approuve pas, je comprends. (ceci n’a rien à voir avec mon texte d’hier )

J’ai pu pardonner dans ma vie, je pardonne encore, mais ce que je ne veux pas et c’est souvent pour cela que je me bats, c’est de laisser la haine des autres entrer dans les coeurs sans essayer de faire en sorte que cela ne soit plus jamais possible, je pardonne très vite et sans arrière-pensées, une fois que c’est fait, je ne reviens jamais sur le passé, mais si on me pousse et on m’attaque sournoisement j’ai du répondant et je peux me transformer à mon tour en panthère féroce (sourire) si, si,  je vous assure !

Colère et intolérance sont les ennemis d’une bonne compréhension (Gandhi) quel beau proverbe, mais est-on fait pour ne pas avoir parfois des colères? Nous ne sommes que des êtres humains, je vois bien la colère qui peut monter en moi quand je suis en face d’un raciste qui malmène avec ces mots celui qui n’est pas pour lui son égal, alors, oui, ma colère monte en moi, mais je ne crie pas, je me refuse de montrer ma colère ce qui est souvent preuve de faiblesse et j’essaye au mieux avec mes mots, avec calme, de poser des questions, plutôt que de donner des réponses et si souvent les questions font que la personne est obligée de se montrer empruntée, car, bien entendu, que dans ce monde il  y a eu des monstres qui nous sont proches par la géographie et la religion, si bien que, ce que l’on peut reprocher aux autres nous revient comme un boomerang! Ce qui est très embêtant pour quelqu’un qui se croit supérieur de se rendre compte que ses frères ont pu faire aussi ce qu’il reproche aux autres.

Finalement, quand ma mère me disait qu’il fallait balayer devant sa porte avant de s’occuper des affaires des autres et de juger, une fois de plus, elle avait bien raison!

 

 

Publié dans page de vie | 13 Commentaires »

 

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