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Limeligth

Posté par canelle49 le 8 décembre 2010

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Je devais avoir cinq ans, quand pour la première fois, ma maman m’emmena au cinéma, je m’en souviens comme si c’était hier, cette salle gigantesque pour la petite fille que j’étais et perdue dans ce grand fauteuil en velours rouge, je le caressais trouvant son toucher si doux, j’étais toute, excitée de voir ce qui se cachait dans cet immense écran, la télévision n’existait pas encore ou peut-être si, mais pas chez nous, la radio était pour nous importante comme peut l’être de nos jours la télévision et j’aimais le soir quand ma mère m’autorisait, écouter les pièces de théâtre à la radio.

La lumière venait de s’éteindre et je me souviens de l’excitation qui m’avait prise la peur aussi en peu et j’avais pris la main de ma maman, ce film je le revois encore, je revois encore mes larmes couler, ce pauvre clown amoureux d’une danseuse, je venais de comprendre par ce film que la vie peut être triste et la chanson qui accompagnait le film je la fredonne encore de temps en temps, j’ai la mémoire de l’enfance qui est très précise, pourquoi, je ne sais pas, c’est ainsi, les moindres détails, les paroles de mes parents, tout ce que j’ai pu vivre avant l’âge de six ans et après, est en moi avec précision, dans mon esprit.

J’aime à me, repasser, le film de mon enfance, même s’il y a parfois pas que des souvenirs heureux cela m’a très vite fait comprendre que la vie n’est pas toujours gaie et que parfois il faut lutter pour se relever des choses de la vie qui nous font du mal, mais cela m’a aussi appris, que tout est possible, quand on y croit encore.

Ce film est depuis ce temps-là en moi, je revois ce clown (Charli Chaplin) et cette merveilleuse danseuse comme si c’était hier et j’entends encore cette merveilleuse chanson triste.

Merci à JC qui a mis une photo de petites chaussures sur son blog, ce qui a mis en moi ce merveilleux souvenir et qui m’a permis ce matin de vous en parler, comme j’aime le faire, avec mes mots, bien modestes, mais vrais et authentiques!

 

Limelight

Ecoutez cet air,

C’est l’histoire banale

De ce ver de terre

Amoureux d’une étoile.

Histoire d’enfant

Qui souvent fait pleurer les grands…

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d’un clown dansaient gaiement,

Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient,

Tournaient toujours,

Plus ils tournaient, plus il souffrait

Du mal d’amour

Deux petits chaussons et par dessus

Les plus jolis yeux que l’on ait vus

Sous de longs cheveux légers, légers,

Et qu’il était bien obligé d’aimer.

Le nez vermillon,

Le chapeau sur la tempe,

Comme un papillon

Sous les feux de la rampe

Le soir il jouait,

mais tandis que les gens riaient…

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d’un clown dansaient gaiement,

Ils ont tant tourné, tourné, tourné, tourné

Qu’un soir d’été,

Le cœur du clown, trop essoufflé,

S’est arrêté

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d’un clown dansaient gaiement,

A vingt ans on ne sait pas toujours,

Que même un clown, ça peut mourir d’amour

 

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Bêtise humaine

Posté par canelle49 le 7 décembre 2010

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Sans avoir beaucoup d’espoir, il cherche de quoi manger, il grelotte, le vent du nord lui broie les entrailles, loin, au-delà de l’horizon, il sait que la vie est plus clémente, l’hiver n’existe pas, il veut un jour, partir dans un pays du soleil perpétuel, mais pour cela il faut qu’il trouve du travail, un logis, tout sera alors bien plus facile pour lui.

Il regarde chaque matin dans ce petit bistro du coin les petites annonces, il sait pourtant que s’il a la chance d’un entretien, il connaît la question qui tue, où, habitez-vous, il a chaque fois à cet instant un frisson qui le parcourt, je suis sans domicile combien de fois il a prononcé cette phrase qui va lui fermer la porte de l’emploi. Il faut vous dire que sans domicile fixe, pas de travail et pas de travail pas de domicile fixe. Le couperet une fois de plus tombe dans un entretien d’embauche.

Comment alors tourner le dos à la fatalité? Comment espérer encore sortir de ce cercle vicieux qui le plonge plus profondément chaque jour dans le gouffre ?

Voilà, comment on peut ne plus avoir d’espoir, alors commence une vie d’errance dans les rues et si la vie n’est pas si pénible quand il fait beau , l’hiver devient pour tous ces SDF, un véritable calvaire, chaque année il meurt des gens dans la rue, il ne meurt pas de maladie ou d’accident, il meurt de froid, au 21eme siècle, notre société ne peut loger, nourrir et donner un appartement à tout le monde, pourtant il n’y a que gaspillage sur cette terre, abondance de nourriture pour certains qui jettent les restes et le pain sec au fond d’une poubelle, bien sûr il y a des appartements vides depuis des années, bien sûr qu’il y a des patrons qui cherchent désespérément des employés, mais fautes de domicile ne peuvent ou ne veulent, je ne sais pas, les engager.

Donc je résume, pas de domicile, pas de travail possible et pas de travail pas de location possible, l’être humain a-t-il le pouvoir de changer cela, ou il restera dans sa bêtise?

Qui voudrait de cette vie d’errance et de marginal, ces marginaux qui sont si souvent regardés avec mépris, si d’aventure vous croisez un de ces jours un homme ou une femme qui fait la manche, qu’est ce, que cela peut vous coûter de lui tendre une petite pièce? En faisant cela, ne détournez pas le regard, au contraire, plongez dans son regard, vous y verrez toute la misère du monde et jamais ensuite, vous ne pourrez dire, ce que j’entends parfois :< il n'a qu'à travailler, comme tout le monde>.

Les mendiants vivent de leurs plaies, il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris ! (Chateaubriand)

 

 

 

 

 

 

 

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Saint-Nicolas

Posté par canelle49 le 6 décembre 2010

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Le 6 décembre, jour de l’arrivée de Saint-Nicolas, me rappelle mes souvenirs d’enfance.

La vieille au soir nous mettions nos bottes près de notre lit pour pouvoir surprendre sa venue tout en espérant qu’il ne serait pas accompagné du père fouettard qui lui venait pour corriger les enfants qui avaient fait des bêtises tout au long de l’année.

Nous repensions à tout ce que nous avions pu faire pendant l’année pour déplaire à Saint-Nicolas et il  y en avait des moments où nous n’avions pas été sage, nous répertorions toutes nos bêtises en espérant que l’on serait pardonné et qu’au petit matin nous n’aurions pas nos bottes vide de menu cadeaux, ces petites choses qui avaient pour nous un autre goût, les bonbons, les chocolats et les mandarines de Saint-Nicolas n’avaient pas la même saveur que celle que nous pouvions manger pendant l’année.

Nous nous demandions, à chaque Saint-Nicolas, comment il avait, une fois de plus, réussis à remplir nos bottes sans nous réveiller et on se disait qu’il devait être accompagné par le marchand de sable qui nous endormait, très, très profondément cette nuit-là.

Parfois, nous trouvions le fouet du père Fouettard suspendu au dessus de la porte de notre chambre, comme un avertissement, mais il avait été plutôt gentil, puisque, sur le fouet, fait de fines branches d’arbre, des bonbons étaient suspendus aux branches fines, finalement avec les années il ne nous faisait plus peur, mais comme le disait ma mère, il y a une échelle de valeur des bêtises et quand on en faisait mon petit frère et moi on avait l’habitude de dire la vérité, sinon, la punition était trop lourde avec le mensonge en plus, alors, il fallait qu’on accepte nos erreurs et nos fautes sous peine de devoir être puni bien plus sévèrement et le mensonge pour ma mère, sur l’échelle des valeurs, se trouvait au dernier échelon, tout en haut de l’échelle, donc, le pire, était de rajouter le mensonge et de nier de l’avoir faite, la bêtise, l’avouer était un soulagement, puisque, si on n’échappait pas aux sanctions, elles étaient moindres.

Avec le temps on a su que Saint-Nicolas n’était qu’une légende, mais aujourd’hui encore j’aime cette légende et j’aime la partager avec mes petits-enfants et demain sera une journée où je vais aller leur apporter bonbons et chocolat!

 

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Posté par canelle49 le 5 décembre 2010

 

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Merci à Fanette qui m’a donné en ce dimanche où l’inspiration me faisait défaut( et oui cela m’arrive ) de remplir ce questionnaire qui est sur son blog, un fil à la patte qu’elle va nous présenter chaque jour, un défi que chacun et chacune pourrait faire si d’aventure l’inspiration manque, allons tous ensemble voir ce qu’elle nous réserve pour chaque jour, merci Fanette de nous donner cette petite récréation………………………

Qu’as tu envie de manger ? un couscous
2/ Qu’as tu envie de boire ? un bon bourgogne
3/ Qu’as tu envie de regarder ? un coucher de soleil
4/ Qu’as tu envie de lire ? tout ce que l’on ne c’est pas dit (Marc Levi)
5/ Ou as tu envie d’aller ? au delà des Océans
6/ Qu’as tu envie d’écouter ? mes petits-enfants chantant
7/ Qui as tu envie d’appeler ? ma fille
8/ Qui as tu envie d’embrasser ? mes petits-enfants
9/ Qu’as tu envie de prendre ? un café
10/ Qu’as tu envie de crier ? stop au racisme
11/ Qui as tu envie de voir ? l’amour de ma vie
12/ A qui as-tu envie de te confier ? ma fille
13/ De qui ou quoi as-tu envie ? d’un monde de paix et d’amour
14/ Qu’as tu envie de changer ? la haine en amour
15/ As-tu envie de pleurer ? parfois
16/ A quoi as-tu envie de croire ? à un monde sans guerre
17/ A quoi as-tu envie d’être indifférent(e) ? à rien je ne sais pas être indifférente
18/ Qu’as tu envie d’aller voir au cinéma ? et si c’était vrai
19/ Qu’as tu envie d’acheter ? le bonheur pour tous
20/ Qu’as tu envie de dire à la personne que tu aimes ? Ne pleure pas je suis là

 

 

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Guérir un jour c’est possible

Posté par canelle49 le 4 décembre 2010

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Reprendre pied, il faut à tout prix reprendre pied quand on souffre d’un chagrin d’amour.

Il est temps de ne plus pleurer, il est temps de mettre un terme à notre chagrin

Ne plus pleurer devient une nécessite, mais il est devant nous, gauche, à nous faire comprendre que son amour est parti.

Il a peur de nous faire mal, il ne veut pas cela, mais il se doit de ne pas nous faire croire que son amour pour nous existe encore.

Alors, il y a ceux qui osent et qui le disent et ceux qui par lâcheté ou peur de faire mal font tout pour que la femme, prenne la décision de partir.

Il y a tant d’hommes qui n’osent pas dire les choses et appeler un chat un chat, alors quand nous avons devant nous celui qui ose mettre un terme à un semblant d’amour, il faut lui en rendre justice.

Nous ne sommes jamais prêtes à entendre les mots de la rupture, nous avons le coeur emplis de l’autre, alors nous nous laissons envahir par la peur de ne plus pouvoir stopper cette descente aux enfers.

Il y aura encore des après dans notre vie et des rencontres, il y aura encore des larmes, des peines et des doutes, mais on aura la force, pas-à-pas, de surmonter les obstacles mis sur le chemin de notre destin et oublier cette douleur intense qui nous presse la poitrine et qui nous angoisse, nous sortirons un jour de ce mal-être et nous aurons le bonheur de s’éveiller guérie de cette peine de coeur.

Beaucoup ont un jour vécu cela et nous sommes là, nous avons retrouvé le bonheur, parfois seule, parfois accompagnée, mais nous avons oublié ce chagrin que nous pensions éternel.

Il n’y a qu’un chagrin éternel et c’est la perte de ceux qu’on aime, ceux qui nous sont enlevés par la grande faucheuse, la seule femme au monde qui n’a jamais manqué un rendez-vous.

Alors, manqué ou pas, nos rendez-vous d’amour ne sont pas mortels, on peut se relever même si on n’y croit pas, le temps pour une fois fait bien les choses.

L’homme souffre autant que la femme, d’un chagrin d’amour, croire que c’est un mal de femme est une hérésie, ils ont un coeur tout comme nous et ils souffrent aussi quand ils perdent la femme qu’ils aiment et que l’espoir s’en va.

Comprendre malgré nos différences et nos incompréhensions mutuelles que nous somme, finalement, des êtres humains, nous savons que nous avons du mal à nous comprendre, puisque les hommes viennent de mars et nous de vénus, mais notre coeur n’est-il pas le même, capable de souffrir et d’aimer ?

Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas, dit ce proverbe, alors sachons pardonner à celui ou celle qui a son coeur qui part ailleurs.

C’est bien connu, les hommes sont tous les mêmes : menteurs, frimeurs, égoïstes, allergiques à l’engagement et … irremplaçables ! Tout le monde vous le dira, les femmes sont bavardes, jalouses, compliquées, imprévisibles et aussi… craquantes ! (Sarah Mlynowski)

 

 

 

 

 

 

 

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