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Tu étais, tu es, tu seras…………

Posté par canelle49 le 15 décembre 2010

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Oui, je sais, je suis encore trop petite, mais tu me fascines, je suis trop jeune encore pour poser mes mains sur toi, mais tu me fascines, je ne dois surtout pas montrer aux adultes que je t’aime déjà de tout mon coeur, j’aime te caresser dans mes rêves , te humer, j’aime ton odeur, te regarder, t’effeuiller, déposer mes lèvres sur toi.

En cachette souvent, je te prends entre mes doigts, je t’ouvre avec tendresse aux mots d’amour que je saurai voir un jour sur ta face cachée, le bout de mes doigts doucement t’effleure avec tendresse et deviennent plus précis, je n’arrive pas encore à lire en toi, mais je veux te sentir, dormir avec toi, vivre près de toi, prendre soin de toi, mon amour pour toi n’a pas d’égal sur cette terre, oui je sais je suis trop petite!

J’ai grandi, mon rêve, s’est réalisé, entre mes mains tu es devenu ce que j’ai de plus cher, tu m’apprends l’amour des mots, tu m’apprends le savoir qui est en toi, tu m’apprends l’histoire des gens, tu m’apprends même les pays, les océans, les rivières, les villes, tu me fais sourire, rire, tu me fais parfois pleurer, mais je ne t’en veux pas, je t’aime, je t’ai parfois trahie avec tes semblables, j’avais besoin d’ouvrir d’autres horizons et tu l’as bien compris, mais toujours je suis revenue à toi, je prenais soin de toi et je tenais à toi comme à la prunelle de mes yeux.

Puis, je t’ai offert à d’autres mains, avec de la peine parfois, mais je savais que tu n’avais pas envie de te retrouver sans amour et sans tendresse et moi je ne pouvais plus te donner tout cela, je t’avais tant pris, tu m’avais tant donné et avec le temps tu pouvais encore faire le bonheur d’une autre, alors je t’ai offert pour que tu ne finisses pas sans avoir d’autres mains pour te caresser et t’apporter leur tendresse, je t’aimais assez pour ne vouloir que ton bonheur, je t’aimais assez pour ne pas t’abandonner, je voulais que tu vives encore ces merveilleux moment de complicité que nous avions eu tous les deux.

Je pense encore à toi, mon premier amour, je t’ai tant aimé, mes premiers émois c’est toi qui me les a offerts, mes premiers pas pour aller à ta rencontre je m’en souviens encore, tu avais un habit rouge vermeil et écrit en lettres d’or,

Les contes de Perrault,  tu étais mon premier livre !

Je ne t’ai pas trahie, mais je voulais faire le bonheur un jour d’une plus petite qui avait aussi tout comme moi de l’amour pour toi et je t’ai mis entre ses mains, j’ai vu son regard et rien que pour cela je n’ai jamais regretté de t’avoir offert. Elle avait le même regard pétillant de malice en te recevant, elle allait t’aimer à son tour et t’offrir bien plus qu’un vieux cartons dans une cave humide !

Un petit clin d’oeil à l’écriture «  Grunienne »  qui m’a offert ce matin l’envie et l’inspiration de ce texte, merci Jean-Claude !

 

 

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