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Saint-Nicolas

Posté par canelle49 le 6 décembre 2010

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Le 6 décembre, jour de l’arrivée de Saint-Nicolas, me rappelle mes souvenirs d’enfance.

La vieille au soir nous mettions nos bottes près de notre lit pour pouvoir surprendre sa venue tout en espérant qu’il ne serait pas accompagné du père fouettard qui lui venait pour corriger les enfants qui avaient fait des bêtises tout au long de l’année.

Nous repensions à tout ce que nous avions pu faire pendant l’année pour déplaire à Saint-Nicolas et il  y en avait des moments où nous n’avions pas été sage, nous répertorions toutes nos bêtises en espérant que l’on serait pardonné et qu’au petit matin nous n’aurions pas nos bottes vide de menu cadeaux, ces petites choses qui avaient pour nous un autre goût, les bonbons, les chocolats et les mandarines de Saint-Nicolas n’avaient pas la même saveur que celle que nous pouvions manger pendant l’année.

Nous nous demandions, à chaque Saint-Nicolas, comment il avait, une fois de plus, réussis à remplir nos bottes sans nous réveiller et on se disait qu’il devait être accompagné par le marchand de sable qui nous endormait, très, très profondément cette nuit-là.

Parfois, nous trouvions le fouet du père Fouettard suspendu au dessus de la porte de notre chambre, comme un avertissement, mais il avait été plutôt gentil, puisque, sur le fouet, fait de fines branches d’arbre, des bonbons étaient suspendus aux branches fines, finalement avec les années il ne nous faisait plus peur, mais comme le disait ma mère, il y a une échelle de valeur des bêtises et quand on en faisait mon petit frère et moi on avait l’habitude de dire la vérité, sinon, la punition était trop lourde avec le mensonge en plus, alors, il fallait qu’on accepte nos erreurs et nos fautes sous peine de devoir être puni bien plus sévèrement et le mensonge pour ma mère, sur l’échelle des valeurs, se trouvait au dernier échelon, tout en haut de l’échelle, donc, le pire, était de rajouter le mensonge et de nier de l’avoir faite, la bêtise, l’avouer était un soulagement, puisque, si on n’échappait pas aux sanctions, elles étaient moindres.

Avec le temps on a su que Saint-Nicolas n’était qu’une légende, mais aujourd’hui encore j’aime cette légende et j’aime la partager avec mes petits-enfants et demain sera une journée où je vais aller leur apporter bonbons et chocolat!

 

Publié dans page de vie | 14 Commentaires »

 

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