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Et si cela arrivait ?

Posté par canelle49 le 29 novembre 2010

  

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Qui n’a pas connu un jour ce mélange de sentiment, de bonheur, d’émotion, de peur d’un premier rendez-vous, une nuit ou le sommeil ne vient pas, une nuit ou les questions fusent dans votre esprit et que vous essayez en vain de faire disparaître? Tous un jour avons connu ce sentiment de ne plus toucher terre et d’être sur un nuage.

Elle n’est pas très forte ce matin-là tout ce qu’elle fait devient machinal, son esprit vagabonde, elle est heureuse et triste aussi, d’où lui vient ces sentiments si opposés, malgré elle, malgré son désir de ne plus aimer, tout se bouscule dans sa tête, elle avait banni le temps du futur et voilà qu’il revient avec force en elle.

Pourtant dans sa vie tout est clair, tout va bien ,elle est heureuse, une famille qui l’a comble, des amis qui sont toujours là pour elle. Pourquoi maintenant, se dit-elle, alors que je suis si bien dans ma solitude choisie, pourquoi je laisserai entrer l’amour pour me compliquer encore la vie, à cet instant, elle sait déjà qu’elle se ment à elle-même, oui son bonheur existe, oui elle fait tout ce qu’elle désire de sa vie, mais la tendresse et les bras d’un homme, même si elle ne veut, se l’avouer, lui manque terriblement, la complicité que l’on peut avoir avec l’autre, cette complicité qui fait que même sans mot d’un regard on se comprend, elle qui avait fermé son coeur à double tours il vient d’en trouver la clef, il est entré simplement en ouvrant la porte, elle sait que l’amour est souffrance, elle sait que tout peut arriver, mais elle craque ,elle dit oui, je veux te rencontrer, me noyer dans ton regard, te présenter un jour à mes amis, à ma famille, entrer dans mon monde, comme j’ai envie d’entrer dans le tien et pendant un instant elle rêve au temps du futur, tant de rêves se bousculent dans son esprit, tout est merveilleux dans ses rêves, les promenades main dans la main, leurs familles qui ne seront, par le miracle de leur amour, plus qu’une, les soirées avec les amis, les voyages au delà des océans et puis son rêve, voir un jour Venise, la ville où il faut être deux pour être bien, la ville des amoureux, elle se met à penser qu’elle avait raison de ne pas avoir été voir Venise alors qu’elle était si près pendant son séjour en Italie, elle est romantique et voulait voir cette ville un jour avec son amour, elle s’imagine avec lui dans les dédales des rues perpendiculaires de la ville, main dans la main, le regard perdu dans la même direction que lui, les gondoles où les amoureux sont seuls au monde, les églises si nombreuses, ils en choisiront une pour sceller leur amour devant Dieu, c’est à cet instant que son rêve devient cauchemar, elle est sur le pont des soupirs, mais elle est seule, ses larmes coulent le long de ses joues et tombent dans l’eau qui s’écoule paisiblement, son soupir est presque un râle, elle sait que cet amour qu’elle voulait faire entrer par la grande porte ne rentrera que par une toute petite porte dérobée, qu’elle sera à jamais qu’une femme cachée aux yeux de la société, que tout ce dont elle a rêvé sera à jamais un rêve et là, sur le pont des soupirs, une force en elle revient, cette force qui l’a toujours aidée dans les mauvais moments de sa vie, c’est dans un ultime effort qu’elle se replonge dans la réalité pour dire à cet homme qui a déjà une femme, non, ne viens pas, je ne serai pas là, ce rendez-vous n’est pas une bonne idée.

Le monde vient de s’écrouler, mais elle est forte, savoir dire non au bonheur caché, savoir dire non au bonheur qui vient peut-être du malheur de l’autre, on ne construit pas son bonheur sur les ruines d’un amour. Elle soupire encore une dernière fois et se retrouve tout à coup dans la réalité de sa vie, le pont des soupirs a disparu, elle est forte à nouveau, elle sait qu’elle a fait le bon choix, elle sait qu’elle ne sera jamais prête à vivre un amour caché, à n’avoir que des miettes d’amour et perdre sa sérénité dans la solitude du manque de l’autre, dans l’angoisse d’un peut- être, je ne sais pas, je ne peux pas, il faut comprendre, tous ces mots qu’elle devra entendre de la part de celui qu’elle aime, non elle ne veut pas entendre ses mots, jamais, la peur est partie, elle sait, que l’on ne saura jamais ce qui fait qu’un jour on ose regarder la réalité en face, même si elle fait mal,  nous pensons que nous avons le choix, non, le choix, c’est la vie qui nous l’impose, nous sommes sur le grand échiquier de la vie, tantôt noir, tantôt blanc, tantôt gagnant, tantôt perdant, qui déplace les pions ?  Notre destin est le maître du jeu!!!!

Un texte que j’avais écrit il y a bien longtemps……………………….

Le verbe aimer est difficile à conjuguer: son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel”.

Jean Cocteau

 

 

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