De l’autre côté de la barrière

Posté par canelle49 le 20 août 2010

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Celui ou celle qui entre dans le cercle infernal de la dépression ne peut plus entendre, il ne peut plus comprendre, c’est le drame de cette maladie du siècle, avoir ce mal de vivre en soi ne peut pas guérir par les mots, surtout par les mots des autres, il peut guérir par leurs propres mots, ces gens-là doivent parler et sortir ce qui leur fait mal par tous les moyens et il faut soigner cette maladie, non pas par les autres, mais bien par les gens qui savent comment faire pour écouter et faire en sorte de faire parler celui ou celle qui cache ses peurs de vivre, nulle honte un jour d’aller voir un pro pour essayer de sortir de son mal-être.

Je me suis souvent demandé comment, quand on avait tout pour être heureuse, on pouvait avoir ce mal et puis il a fallu qu’un jour je tombe dans ce trou noir pour comprendre que l’on ne peut rien contre ce mal, il faut parler, c’est le seul moyen de pouvoir sortir du gouffre dans lequel on plonge inexorablement, donc, oui, on peut être au plus mal dans sa tête et avoir tout ce qu’il faut pour être heureuse! Peut-être que le seul tord est que trop parler nuit et trop en dire sur le net n’est pas la meilleure solution pour se sortir de cette maladie.

Je veux aussi aujourd’hui démontrer que cette maladie n’est pas dûe à la vie que nous pouvons avoir, mais à un mal bien plus profond que cela et que personne ne peut juger de l’état d’une âme atteinte de ce mal, bien sûr que cela nous énerve au plus haut point de voir que quelqu’un qui a tout pour être heureuse avoir ce mal en elle, bien sûr que l’on va dire arrête de t’écouter et regarde les autres, tout cela est humain, mais il y a un pas que nous ne pouvons pas franchir et c’est, dire que c’est de la comédie, celle qui a mal ne le fait pas exprès, cela ronge tellement son esprit que rien, même pas tous les malheurs des autres ne vont être pour elle un médicament puisqu’elle n’est plus capable de ne voir, que ce qu’elle vit! Cela fait que, quand une personne qui l’aime et qui veut lui donner de l’air comme on dit, elle n’est pas comprise.

Vous allez penser que je suis contradictoire avec ce texte ce matin et vous aurez raison, mais n’est-ce pas  la dualité qui est en nous et n’est-ce pas humain que de comprendre les deux parties, celui qui essaye à tout prix d’aider l’autre et celui de celui qui ne peut rien entendre ?

Je ne pouvais pas non plus écrire qu’en premier lieu, nous devons faire en sorte de ne plus juger, moi la première, qui, ai pourtant vécu cela, je n’ai aucun droit de juger celui ou celle qui a ce mal de vivre !

J’ai souvent dit à ma fille, qui est du genre à tomber très vite, stop, arrête, tu ne peux pas te laisser aller, quand tu vois que d’autres souffre du pire et toi tu as quoi à te plaindre, tu as tout pour être heureuse, mais je savais bien au fond de moi que c’était quitte ou double en lui disant cela et que si vraiment elle était au fond, alors mes mots n’auraient aucune répercussions sur elle, mais elle devait ne pas être si mal que cela, puisque, cela la « reboostait » très vite et qu’elle me disait, oui maman ,c’est vrai, tu as raison, il faut que je me résonne en peu, mais elle n’était pas dans un mal- être profond, car si cela avait été le cas, alors rien n’y aurait fait, surtout pas les mots que je lui disais !

Donc, finalement, laissons à chacun dire ce qu’il a envie de dire et pour nous, laissons-nous le choix, de lui laisser des commentaires ou non, de la visiter ou non !

La liberté de chacun ici est à prendre en considération, alors que chacun écrive selon son envie, après, on peut aimer ou pas, c’est un autre problème!

 P.S : un texte, hier, m’a interpellée, allez le lire chez Cilou il est un exemple qui démontre combien les vieux ne sont pas très respectueux de la jeunesse et des efforts qu’ils font, ensuite on reproche aux jeunes de manquer de respect, alors que l’on sait très bien, que l’exemple, vient des aînés et pas le contraire !

 

 

 

 

 

12 Réponses à “De l’autre côté de la barrière”

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  1. beatricea dit :

    Bonjour Hélène,
    Aujourd’hui je lis ton texte et je pense à mon fils de 22 ans. Alors qu’il avait tout en main pour avancer dans sa vie, une famille qui l’aime, le soutient et veut l’aider pour aller de l’avant, il est en depression depuis des mois ,mal être , peur de la vie , des autres donc d’avancer, et se complexe pour un rien. il se renferme de plus en plus, renie maintenant sa famille parce que nous n’allons pas dans son sens. Mais le pire c’est qu’il ne veut pas se faire aider…
    nos conseils ne servent à rien ! Il a un studio , a seulement un ami et ne travaille pas! cette situation est pour moi desespérante et j’ai vraiment du mal à comprendre . Comme tu le dis, on penserait que cela est de la comédie mais non en fait.Seulement on est impuissant devant un état d’esprit qui bascule.Et on ne peut rien faire sauf si danger.
    Comme tu le dis, nos mots n’y feront rien, lui seul peut décider…
    Alors je comprends les gens qui s’expriment ainsi, libre à eux de le livrer sur leur blog, si cela peut leur apporter un bien, un soulagement ou servir de thérapie et on ne peut les juger non plus !
    je t’envoie de gros bisous hélène
    bon aprés midi
    béa

    Dernière publication sur Enfants du Monde en peinture : Jeu sur L'encre et L'image : super album à gagner

  2. gruni dit :

    Belle Helene.

    Tu as raison de dire qu’il ne faut pas hésiter à faire appel à un professionnel. Les mots lorsqu’ils sont utilisés par une personne compétente peuvent guérir.
    Car nous sommes souvent désarmés devant la souffrance de l’autre et en voulant bien faire on peut aggraver la situation. La psychologie c’est un métier et même si c’est quelquefois très long, cela vaut le coup.

    Bises

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