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Pourquoi si tôt

Posté par canelle49 le 16 juillet 2010

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On avait des rêves ma meilleure amie et moi, on était dans le même monde, l’avenir devait être merveilleux et puis je suis rentrée de l’école en lui disant à tout à l’heure, les leçons finies on se retrouvait devant la maison avec tous les amis du quartier.

Ce jour d’automne le ciel était gris, de gros nuages noirs qui s’avançaient dans le ciel devenaient de plus en plus menaçants. Je levais les yeux de mon travail quand le téléphone résonna dans la maison et j’entendis ma mère, dire:< Non, mon Dieu, ce n'est pas possible!> puis je me replongeais dans mon devoir, les maths n’étaient pas mon truc, mais je n’avais pas le choix et de minutes en minutes de guerre lasse de me battre contre les chiffres je me levais pour demander de l’aide à ma mère qui elle était une fortiche en maths.

Le silence qui détonnait avec la radio qui habituellement fonctionnait à la maison me fit penser que ma mère avait dû descendre à la buanderie, je rentrais dans le salon et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir ma mère assise sur le canapé le regard remplis de larmes, à mon arrivée elle se leva et me regarda droit dans les yeux en me disant d’une voix remplie de tristesse qu’elle avait quelque chose à me dire.

Nonnnnnnnnn…………. je ne voulais pas entendre cela, je ne pouvais pas entendre ce qu’elle me disait, j’avais trop mal, cela ne pouvait pas être réel, cela ne pouvait pas exister une telle chose, la chose que je ne voulais pas prononcer, la chose qui fait que la nuit devient angoisse et peur, peur de la nuit qui pour un enfant est source de venues des monstres, la maladie qui devient plus forte la nuit, les angoisses des ombres de notre imagination, ces terribles monstres qui viennent dans notre esprit et qui ne partent qu’au lever du jour, voilà que ce monstre-là, venait le jour, pour me mettre en face de lui, pour que je le regarde de près, que je sois en face de cette chose présente pour la première fois de ma vie.

Je me refusais à admettre la chose, je ne voulais pas et je serrais les poings je sentais mes ongles entrer dans la chair de mes paumes et je voulais avoir ce mal qui faisait que mes larmes ne couleraient pas, je ne montrerais pas mes larmes à cette chose, pas maintenant, il fallait que je lutte pour la contrer et la faire disparaître de ma vie, je ne comprenais pas bien encore que de faire face est une force qui aide à guérir les horreurs de la vie, je ne pouvais pas laisser mes larmes que je sentais perler au coin de mes yeux gagner contre ma colère de devoir accepter cette chose.

Elle venait avec un seul mot de me montrer que la vie n’est pas si belle que je pouvais l’imaginer, bien sûr, je savais que sa maman était malade, mais je ne savais pas que cette maladie l’emporterait, je pensais à mon amie qui en rentrant avait eu la pire des nouvelles de sa vie, elle devait savoir maintenant , une fois de plus la vie devenait moche, devenait le pire, ma meilleure amie perdait sa maman emportée par cette terrible maladie qui à l’époque ne laissait aucune chance et on connaissait la fin de l’histoire, il n’y avait que le temps que l’on ne savait pas compter!

J’ai souvent remercié Dieu de me laisser ma maman et lui ai souvent demandé de ne pas me l’enlever, quand on est enfant on a cette peur en nous, surtout quand on est confronté de près à la grande faucheuse, cette vilaine personne qui vient pour nous enlever ceux qu’on n’aime! Combien je l’ai haïe cette grande faucheuse et combien j’avais envie de lui faire du mal pour venger mon amie, quand on a douze ans on ne sait pas que l’on ne peut rien contre sa venue! On ne sait pas encore que l’on n’est (naît) sur cette terre pour mourir et que cela fait partie de la vie!

A douze ans on ne pense pas être confronté à elle!

 

 

 

Publié dans page de vie | 16 Commentaires »

 

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