Emma…….

Posté par canelle49 le 15 juin 2010

Conte ou réalité…………

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Il était une fois une petite fille prénommée Emma, elle vivait dans un pays où tout n’était que ruines et guerres, son territoire de jeu était une colline entourée d’obus éclatés ,pour elle ses seuls jouets qui lui permettaient de rêver, elle en avait fait des poupées, sans bras, sans jambes, elle avait dessiné des semblants de bouches et d’yeux  avec des cailloux blancs qu’elle avait eu du mal à voir apparaître à force d’entêtement, mais qu’importe, le temps qu’elle avait mis pour voir le sourire de ses poupées, illuminé leur visage, elle avait des amies maintenant à qui parler, elle rêvait d’être de l’autre côté de ce mur géant qui lui cachait ce qu’elle entendait parfois, le rire des enfants, un jour ou tout n’était que silence après les bruits des avions qui crachaient le feu, elle se réfugia sur sa colline près de ses poupées, elle en trouvait toujours de nouvelles et les mettait en rang devant elle pour leur dire combien elle voudrait toujours être leur amie, mais que ce qu’elle désirait encore plus c’était d’aller dans ce monde qu’elle ne connaissait pas, dans ce monde où il n’y a pas les cracheurs de feu, ce monde que son père lui contait souvent quand il était encore là ce monde où tout n’est fait que de rires et du bonheur des enfants.

Elle ne comprenait pas pourquoi quand sa mère pleurait elle ne revoyait plus l’un de ses frères et quand elle demandait pourquoi, sa mère lui répondait qu’ils étaient partis dans le monde où tout est beau où il n’y a pas de cracheurs de feu, elle demandait alors à sa mère pourquoi ses frères les avaient laissées seules dans ce monde, ma chérie où ils sont allés ce n’est pas eux qui ont décidé d’y partir, il faut être choisi pour avoir la chance d’entrer dans ce monde, elle ne comprenait pas bien et insistait, comment faire maman pour être choisies aussi et les retrouver? 

Sa mère ne pouvait que lui répondre qu’elle ne savait pas comment faire, mais qu’un jour elles seraient aussi choisies pour aller les rejoindre et qu’il fallait peut-être plus de temps, mais que cela viendrait un jour, Emma ne comprenait pas ce qui pouvait empêcher sa mère de choisir, elle était si petite comment pouvait-elle comprendre?

Emma ne se lassait pas de parler avec ses poupées de fer, elle savait parler de ce monde où tout est beau et leur demandait de l’aide pour trouver ce monde et y partir avec maman rejoindre ses frères, les poupées ne savaient pas non plus et ne pouvaient pas lui répondre, Emma, compris que si elle voulait partir il faudrait qu’elle s’en occupe toute seule, comme une grande, elle voulait trouver ce monde merveilleux!  

Dans ses rêves elle voyait un monde de couleurs, de bonheur, de rires, d’amour, elle voyait ses frères heureux, son père étant près d’eux, sa mère? Mais pourquoi dans ces rêves elle ne voyait pas sa mère? Etait-elle restée à la maison pour garder cette maison qui n’était plus que ruines, il ne restait qu’une cave  elles y vivaient comme des rats, quelques bougies pour permettre à sa mère de lire ce livre qu’elle avait pu sauver des cracheurs de feu, elle le lisait inlassablement, Emma se dit que sa mère devait le connaître par cœur, quand elle serait enfin capable de déchiffrer ces signes, elle lui demanderait l’autorisation de le lire,  en attendant il fallait trouver ce pays où était ses frères et son père. Elle voulait plus que tout réunir à nouveau sa famille.

Le crépuscule descendait sur la colline elle savait que sa mère n’aimait pas qu’elle rentre si tard alors elle se mit à courir, elle trébucha sur un objet, elle se retint de pleurer elle venait de s’écorcher les genoux, elle vit apparaître en peu de sang qui s’écoulait lentement sur sa jambe, elle essuya de sa main ce sang qui coulait et se releva, c’est à cet instant qu’elle vit l’objet qui l’avait faite tombée.

Oh! une poupée, mais celle-ci était très différente, elle n’avait pas de trou sur la tête elle était plus belle que toutes les autres, elle portait un chapeau sur la tête, elle la trouva très belle, délicatement Emma la pris dans ses mains puis elle  ramassa un caillou blanc pour lui dessiner un sourire.

Emma ne compris pas ce qui venait de se passer, comme par miracle elle se retrouva dans le pays de ses rêves, celui où tout est beau, au loin ses frères lui faisaient de grands signes elle couru se réfugier dans leurs bras, elle avait été choisie, enfin, tout était comme sa mère le lui avait décrit, si beau, avec des couleurs flamboyantes, des rivières d’eau claire, des arbres remplis de fruits et puis surtout ses frères qui étaient près d’elle qu’elle avait enfin retrouvés, elle était fière Emma du haut de ses quatre ans, elle avait réussi à trouver toute seule le monde que sa mère lui avait décrit.

Sa mère, oh! mon Dieu, il fallait vite aller la chercher, lui montrer le chemin pour venir dans ce merveilleux pays, elle regarda ses frères et d’un petit voix douce leur demanda d’aller chercher maman.

Pourquoi ne répondaient-ils pas ? Elle attendait avec impatience, ils étaient grands et sauraient comment aller la chercher, un de ses frères prit la parole:< ,Emma, on ne peut pas quitter ce monde pour aller chercher maman, on ne peut pas décider pour que maman vienne, nous rejoindre,> tout tournait dans la tête d’Emma, tout était si compliqué, dans l’autre monde maman lui avait dit:< on ne peut pas partir rejoindre tes frères, car on ne peut pas choisir> et voilà que dans ce monde où tout est beau on ne peut pas choisir non plus d’aller chercher maman, elle ne comprenait plus, pourtant son père avant de partir, lui contait parfois les autres mondes où on ne parlait pas les mêmes langages où il n’y avait parfois pas d’océans, mais des lacs, où il n’y avait pas de cracheurs de feu, où la peur n’existait pas, il savait certainement comment aller chercher maman, elle vit tout à coup la silhouette de son père au loin et sauta de joie, elle cria papa, papa, papa, il tourna la tête et un grand sourire illumina son visage il avait entendu sa fille, comme elle était heureuse , elle se mit à courir à perdre haleine pour se jeter dans ses bras.

Des larmes coulaient le long de ses joues, elle fut surprise, jamais elle n’avait vu son père pleurer et son petit cœur d’enfant se serra, elle lui pris le visage entre ses petites mains et mélangea ses pleurs d’enfant aux larmes de son père. Epuisée elle finit par s’endormir dans ses bras enfin retrouvés.

A son réveil, elle mit un instant pour se souvenir où elle se trouvait, elle regarda autour d’elle et vit son père et ses frères les yeux rivés sur le sol, mais que peuvent-ils bien regarder se demanda Emma, elle s’approcha d’eux et baissa les yeux, elle vit sa mère en bas, tout en bas qui levaient les bras au ciel et qui criait et pleurait et tous ces gens autour d’elle qui regardait le sol, mais que regardaient-ils ? Emma étonnée se vit couchée dans l’herbe, comme ses poupées elle n’avait plus de bras ni de jambes, elle se mit à rire aux éclats, elle était comme ses poupées de fer, elle se tâta  le corps, soulagée de voir qu’elle était bien comme avant, mais alors, pourquoi elle se voyait comme ça, pourquoi puisqu’elle  était près de sa mère, elle ne pouvait pas lui dire maman, suis-moi, je vais te conduire dans le pays où tout est beau, il y a mes frères et mon père, mais pourquoi aucun son ne sortait de sa gorge? 

Elle criait maintenant, maman viens, viens, j’ai trouvé ce monde, je suis là, mes frères et mon père sont là, ils t’attendent. Sa mère ne l’entendait pas, elle hurla de toutes ses forces, elle regarda son père et elle compris tout à coup ce que voulait dire maman quand elle disait que l’on ne peut pas choisir pour partir dans ce beau pays, elle venait de se souvenir qu’un jour maman avait dit à son cousin en parlant de ses frères qu’ils étaient morts et qu’ils étaient au paradis, c’était donc cela ce pays où tout est beau et que l’on ne peut atteindre en choisissant nous-même de faire le voyage? Ce pays qui n’avait pas d’endroit sur une carte géographique, pas d’itinéraire pour le visiter, elle compris pourquoi elle ne pourrait pas montrer le chemin à sa mère, elle avait envie de lui crier ne soit pas triste, ne pleure pas, je suis heureuse, j’ai trouvé ce monde merveilleux, je suis auprès de mes frères et de mon père! Mais que je suis bête se dit-elle, maman savait puisqu’elle lui avait dit combien ses frères et son père était bien dans ce monde merveilleux. Emma saurait attendre avec patience le jour où elle pourrait se jeter à nouveau dans les bras de sa mère, Emma saurait l’accueillir dans ce monde si beau et si pleins d’amour ,ce monde que sa mère avait appelé paradis et dont elles avaient rêvé toutes les deux.

Combien faudra-t-il d’Emma dans ce monde pour qu’un jour, les cracheurs de feu ne soient plus que des souvenirs!

 

 

 

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Un vécu surnaturel………

Posté par canelle49 le 14 juin 2010

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Il venait de la réunion et quand je l’ai connu je l’ai tout de suite aimé ce grand bonhomme si sympa, si souriant, comme peuvent l’être les gens des îles, le froid de la Suisse ne lui avait pas enlevé le soleil qu’il avait dans le coeur et une grande amitié nous a uni quelques années, avant qu’il ne reparte dans son île avec sa femme qui était mon amie.

Je vous parle de lui pour vous conter un épisode de ma vie qui m’a marquée, je suis une capricorne, un signe de terre et j’ai bien les pieds sur terre en général et ne croit pas au surnaturel, il a pu me faire changer d’avis ce soir-là!

Nous étions invités chez lui avec quelques amis pour déguster une recette de son île, ce soir d’été, il faisait très lourd, l’orage grondait au loin et je vais vous faire un aveu, depuis toute petite l’orage me terrorise, encore maintenant, je m’angoisse, quand je sens que l’orage va éclater.  Je vous plante le décors, une salle à manger, avec une table en osier basse, poufs bas, nous sommes au raz du sol, un repas délicieux, très épicé, mais un vrai délice, on se raconte des blagues, lui nous parle de sa vie dans son île et tout à coup il me regarde et me dit:

_ dis-moi toi tu as envie de connaître ton avenir?

_ bof, non pas spécialement, pourquoi?

_ Je vais t’avouer une chose, je suis sorcier !!!

J’ai éclaté de rire, je ne voulais pas le froisser, mais je ne pouvais plus m’arrêter, quand enfin je me suis calmée, il a repris en me disant:< écoute on va faire une séance tous ensemble!>

Je me demandais de quoi il parlait, une séance de quoi,  comme je suis curieuse  et que j’aime aller au bout des choses j’ai voulu en savoir plus avant d’accepter et là, il me dit, je peux parler avec les morts, je n’ai plus eu envie de rire, plutôt eu des frissons et une peur en moi, mais comme ma curiosité est plus forte que ma peur et mon angoisse, j’ai accepté!  

Il a préparé sa table de salon en mettant à chaque coin une bougie allumée, les lettres du Scrabble bien mis en évidence en rond sur la table et au centre un verre à pied retourné, il nous a invité à poser un doigt sur le verre, mais sans appuis, simplement effleurer le verre, à la lueur des bougies nous nous sommes mis autour de la table, il a fermé les yeux, je devais me retenir de rire, pas facile, car je sentais venir en moi un rire d’angoisse, quand tout à coup, mon sang se glaça, le verre commençait à bouger,  la peur me pris, mais je voulais aller au bout de cette expérience, je ne renonce jamais, même si j’ai peur, je ne recule jamais, le verre bougeait de plus en plus et partait sur deux lettres, il demanda si ces deux lettres pouvaient nous dire quelques choses, oui bien sûr, c’était mes initiales, il avait les yeux fermé, sa voix avait changé , il ouvrit les yeux, me regarda, son regard était vide,  il me dit:

_ je suis en communication avec quelqu’un qui veut te parler, c’est un homme qui  est parti il y a quelques années, accidentellement, il me dit qu’il était très proche de toi.

 Je sentais mon corps tremblé, je lui répondis d’une voix blanche, à peine audible:

_ oui, mon beau-père, le mari de ma mère

_ il désire te dire qu’il a besoin du pardon de ta mère pour s’en aller de là où il est retenu,

le verre se mit à bouger pour désigner des lettres avec insistance et le mot  »banni » apparu sous nos yeux. Il me dit sans préambule:

Il a mis fin à ces jours, non? 

Cet instant, où il a prononcé ces mots, on fait de moi une fontaine de larmes, j’avais cette certitude en moi depuis cette nuit où la police, était venu m’annoncer son accident de voiture, j’avais ce soupçon qui ne m’a jamais quittée.

Il m’avait appelé ce soir-là, quelques heures avant son accident et je sentais que quelque chose n’allait pas, il s’était encore disputé avec ma mère, il a terminé la conversation en me disant, je t’aime et embrasse bien fort les petits que j’aime aussi très fort! Ma question resta sans réponse, je lui avais demandé où il se trouvait, seule le son du téléphone raccroché me répondit.

Mon angoisse était telle, que j’ai réveillé mon mari en lui disant, j’ai peur, G. vient de m’appeler et ce qu’il a dit me fait craindre le pire, bien entendu la réponse fusa :< toi et tes prémonitions à la noix, arrêtes, tu ferais mieux de dormir au lieu de dire des conneries>

Mais mon angoisse elle, n’était pas une connerie, je la sentais bien en moi monter telle une boule qui devient de plus en plus pressante dans la poitrine.

                                                                                          ________________

Il continua sur sa lancée me disant que je devais parler à ma mère, qu’il puisse aller là où règne la paix et le repos, qu’il était entre deux mondes et n’avait pas ce repos, il ne pourrait partir qu’au moment ou ma mère lui aurait dit, je te pardonne!

Je passe tout ce qui a pu être dit ce soir-là, mais je me posais la question comment aller voir ma mère et lui parler de cela, lui dire qu’il avait besoin de son pardon, elle allait me prendre pour une folle et puis j’allais raviver sa douleur et lui dire la vérité, lui dire qu’il avait bien mis fin à ses jours. J’ai peu dormi cette nuit-là, mais je savais que je devais lui parler.

C’est  avec précaution que je lui ai parlé de cette soirée pour en venir aux faits et tout de go, je lui contais ce qui était arrivé, elle me regarda avec étonnement et me dit :< je me suis toujours doutée que ce n'était pas un accident.

_ mais alors tu savais?

_ oui bien sûr que je savais, mais a quoi bon en parler!

_ tu sais, il faut lui pardonner ce geste, alors dis le lui, maintenant, à haute voix

Elle me regarda interdite et parla tout bas en lui disant< Je te pardonne ce geste>

La semaine suivante je devais retourner voir mon ami pour reprendre une séance, ce qui fut fait et il m’annonca qu’il était parti dans ce monde de paix et de repos éternel !

Pas simple de vous conter cela, surtout ne croyez pas que je suis une fervente de ce genre de choses, mais ce que j’ai vécu m’a prouvé une chose, c’est que nous avons bien un destin et cet homme m’a démontré que rien ne peut faire changer ce qui est écrit depuis notre naissance. Il m’a posé une question toute bête, me demandant,si un jour je te dis, demain ne prend pas la même route pour aller travailler car je vois un accident grave pour toi, tu vas faire quoi?

_Je vais la prendre quand même, je ne crois pas que l’on peut voir ce qui va se passer demain.

_ Alors tu ferais pareil que l’amie de ma mère, elle lui avait dit de ne pas prendre cette route, elle y a laissé sa vie sous les roues d’un camion, quand je te dis que le destin ne peut pas être détourné.

Je ne parlerai pas de ce qu’il a pu annoncer àmes amis, mais tout ce qu’il a vu ce soir-là c’est avéré exacte, depuis, jamais plus, je n’ai eu envie de connaître mon avenir, je laisse mon destin me montrer le chemin, ce qui doit être sera et ce qui ne doit pas être ne sera pas, tout simplement!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Colère…………

Posté par canelle49 le 12 juin 2010

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Colère qui sert parfois à se vider le coeur et l’âme de ses chagrins, elle est fragile, je l’ai découverte un jour en me promenant sur des blogs, j’y ai vu un de ses commentaires et d’un clic je suis entrée dans son monde, son monde qui est un combat contre cette saleté de maladie que je n’ai pas envie de nommer pour ne pas lui donner l’honneur de paraître en toutes lettres sur ma page.

Amitié, que peut bien ce petit mot, se diront les déçus de la vie, amitié pluriel, ce pluriel que j’ai lu sur un blog dans un poème, ce blog qui nous permet de découvrir des talents bien jeune parfois et qui m’enchante pour ne pas la nommer, je vais crier son nom, MANOUNIE!

Bon, je m’égare là, je voulais vous parler de cette petite nouvelle qui est entrée par la grande porte dans mon coeur et qui fait que j’ai envie de vous donner une piste pour la trouver, son courage vous donnera la pêche j’en suis certaine, son exemple va vous montrer comment parfois cette colère peut monter en moi, la colère de ne pas avoir de pouvoir, de ne pas trouver les mots qui, dans ces cas-là, sont si dérisoires, vous les mots que je sers de mon mieux parfois je vous déteste tant de ne pas savoir sortir de mon coeur pour dire combien je voudrais sauver le monde, je suis une utopique remplie d’espoir toujours quoiqu’il arrive et il me revient en mémoire des phrases si souvent prononcées par ma mère:

Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir,

Plaies d’argent n’est pas mortel,

Toujours garder espoir,

Ne jamais baisser les bras,

Garder toujours sa porte ouverte,

Quand il y en a pour deux il y en a pour trois,

Donner pour recevoir

Parler plutôt que se taire,

La colère est mauvaise conseillère, mais elle soulage

Ne mens jamais si tu ne veux pas avoir le retour de la manivelle

Pardonner c’est, être bien avec soi-même

 

toutes ses phrases que j’ai entendues dans mon enfance ont peut-être fait une partie de ce que je suis maintenant! On a tous nos caractère bien défini, mais ce dont je suis certaine c’est que notre éducation est pour beaucoup de ce que nous sommes adultes, je suis certaine que, si j’ai eu des blessures, en contrepartie j’ai eu la chance de vivre avec une maman qui aimait les autres, qui donnait sans compter son amour à tous, même si dans son vocabulaire le mot je t’aime n’existait pas, ses actes d’amour étaient des preuves bien plus belles finalement, les mots s’envolent, alors que les actes restent tatoués dans notre coeur!

Depuis que je me balade dans vos vies au travers de vos blogs j’ai constaté une chose, c’est que le net s’il peut être enfer, peut aussi, être, paradis, au travers de vos blogs, j’ai rencontré l’amour, virtuel peut-être, mais magique et qui fait battre nos coeurs de vrais battements bien fort!

L’importance de cette petite nouvelle dans ma vie me démontre bien que l’amitié peut être au pluriel, on peut ouvrir son coeur à tous et toutes, l’amour est source inépuisable de bonheur!

Je vous demande ce matin de lui faire un petit coucou pour lui montrer qu’elle n’est pas seule et que toutes et tous nous pensons bien fort, à elle, que cette chaîne de l’amitié et  toutes nos forces réunies l’aideront dans ce combat contre la maladie!

www.mesemotions.canalblog.com

 

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Pourquoi si tôt…………

Posté par canelle49 le 11 juin 2010

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Il n’avait que 18 ans, il était sur de lui, de sa victoire contre cette saleté de maladie qui le rongeait, on y croyait aussi, il était le bout en train de la bande de copains que nous étions, il n’avait pas peur, cette peur qui nous étreignait parfois en pensant à lui, si je l’ai connu à l’âge de 15 ans seulement et que notre rencontre fut brève de par le destin qui n’a pas voulu l’aider dans son combat je pense à lui et je revois ce grand garçon, plus grand que nous tous, plus costaud, pleins de vie, il avait l’âge où nous sommes des ados qui n’ont pas de préoccupations, pas de problème, des ados qui ne savent pas qu’il peut y avoir le pire. L’âge des illusions, l’âge où rien n’est impossible.

Un jour d’hiver le froid et la neige qui avait recouvert la nature de son manteau blanc ne nous as pas retenu de se retrouver avec les copains comme nous le faisions tous les samedis après-midi.

Il était absent ce jour-là, on l’attendit en vain, pas de portable à notre époque si bien que nous décidâmes de passer chez lui. Nous voilà à sept devant sa porte, personne ne répondait. Le froid de ce jour fit que nous attendîmes dans l’entrée de son immeuble.

Son père, le premier, franchit la porte, suivi de sa mère, j’ai compris à leurs visages que la chose arrivait, cette chose que l’on ne voulait pas nommer, à nos âges on ne veut pas y penser, on ne peut que refuser ce mot.

La chose allait nous prendre notre ami, il était là devant nous coucher dans ces draps blancs, souriant, nous regardant tour à tour et nous disant de ne pas être inquiet, qu’il allait gagner cette bataille, qu’il allait voir le printemps avec nous, il nous promettait cela en disant rendez-vous au même endroit à la même heure, ne pensez pas vous débarrasser de moi si facilement! Il gardait son humour et j’y croyais, je savais qu’il était plus fort que nous, plus adulte que nous et qu’il allait savoir que faire pour continuer son chemin avec nous tous.

Le jour se levait quand ma mère m’appela, je vis son visage grave et je compris, il était parti, les mots qu’elle me dit ce jour-là je ne voulais pas les entendre, jamais cela ne pourrait être vrai, elle se trompait, hier encore il nous parlait, hier encore il nous promettait d’être là, il ne pouvait pas être parti, jamais il n’aurait fait cela, pas lui , jamais. Ce fut ce jour-là que je me trouvais confrontée à la chose, face à ce mot qui ne voulait pas être dans mon esprit, ce mot qui pourtant fait partie de la vie, La mort!

Le revoir ne serait-ce qu’une fois, en aurais-je le courage?

Devant l’entrée de ce sanctuaire avec tous mes amis je n’osais entrer, une force invisible me disait, tu ne peux pas ne pas lui dire au revoir une dernière fois et j’entrais, c’était la première fois que j’étais confrontée à la mort d’un être cher jeune, j’avais perdu mon grand-père, j’avais 15 ans, mais pour moi ce n’était pas anormal, il était vieux, alors que lui était si jeune, à peine 18 ans et tous ses rêves me revinrent en mémoire, ses projets que jamais il ne réalisera et pour la première fois je sentis l’odeur particulière de la mort, je découvris l’horreur de la mort! Je me penchais au-dessus de sa tête, posais mes lèvres sur son front et lui murmurait:< je t'aime, jamais je ne t'oublierais.> Puis, je suis sortie très vite pour ne pas que l’on voit mes larmes couler le long de mes joues et retrouvais le ciel qui pleurait des larmes de pluie.

J’ai compris ce jour funeste, que jamais plus je ne serais comme avant, mon insouciance était partie, je venais d’entrer dans le monde de la réalité, je venais de sortir du monde des rêves ou tout est merveilleux, que la vie n’était pas si merveilleuse que je pouvais l’imaginer!

A jamais il restera dans ma mémoire, son courage et sa volonté à lutter contre cette maladie qu’est la leucémie nous montra qu’il faut toujours lutter, essayer de vaincre par tous les moyens, même s’il ne reste qu’un minime espoir! Il nous a fait grandir, nous a montré que parfois malgré le courage et la volonté on ne peut pas tout réussir, mais essayer de toutes ces forces fait que l’on ne peut pas avoir de regrets si d’aventure on perd, la vie est faite ainsi et dans la vie il y a la mort, seule certitude de nos vies, on naît pour mourir.

A toi mon ami de jeunesse je pense en ce jour et par nos pensées tu es vivant, à jamais!

 

 

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Je savais, je sais, je saurai………..

Posté par canelle49 le 10 juin 2010

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Je me dois en premier lieu de corriger un oubli impardonable dans ma précipitation à mettre mon texte hier, j’ai oublié une amie qui m’est chère, je vais réparer cette erreur en espérant qu’elle me pardonne pour mon oubli! 

tsilakippling, elle est comme la rosée du matin qui se pose sur toutes les fleurs de nos jardins avec dans le coeur une fraîcheur et une tendresse à fleur de peau elle est donc toutes les fleurs de mon bouquet! N’hésitez pas, allez lui faire un petit coucou! Surtout laissez-lui une comms cela va lui faire plaisir!

http://tsilakipling.unblog.fr/

J’ai avancé, reculé, démêlé, errer et tout cela sur le blog de Fanette, pour essayer de découvrir l’énigme et de fil en aiguille, de tours en tours, de virage en virage, je me suis perdue dans le monde de Fanette, j’ai rêvé, j’ai ri, j’ai pleuré, puis je suis tombée sur cette chanson de ce monstre du cinéma qu’était Monsieur Jean Gabin, je sais, cette chanson dans ma mémoire est remontée dans mon esprit, cette voix unique inimitable, ce physique de baroudeur, cette gueule de cinéma et cette chanson qui me parlait autrefois et qui me parle plus encore puisque tout comme lui quand il a chanté cette chanson,  mon horloge a sonné les 60 coups!

 

Je sais, je disais à ma mère qui me donnait des conseils

Je sais, que la vie parfois est moche, comme elle peut être belle

Je sais, que le monde aura toujours ses guerres et que c’est sans espoir

Je sais, qu’il y a des bons et des méchants

Je sais, que je dois aller de l’avant toujours

Je sais, qu’il ne faut jamais regarder le passé

Je sais, que son passé il n’est pas possible de l’oublier

Je sais, que je peux ne penser qu’au meilleur et laisser le pire

Je sais, qu’aimer est souvent synonyme de souffrance

Je sais, enfin dire non, quand je n’ai pas envie de faire ce que l’on me demande

Je sais, que le destin existe, qu’il n’y a pas de hasard

Je sais, qu’un jour on paye pour le mal que l’on peut faire

Je sais, que mes jours ne seront jamais plus, des nuits

Je sais, ouvrir mon coeur et mon âme et sourire à la vie

Je sais tout cela, mais ce que je sais maintenant, c’est que jamais je ne pourrais fermer mon coeur et mon âme à l’amour, même si je sais, l’avoir crié haut et fort et tout comme Gabin, je sais que l’on ne saura jamais, alors ne jamais laisser son passé diriger son avenir, si je mets les pieds sur le rebord du précipice, à moi de laisser mon vertige au vestiaire et oser prendre ce chemin qui s’appelle aventure, puisque de toute façon, je ne saurais jamais si j’avais raison ou bien tord de l’avoir emprunté un jour, alors sans savoir, je saurai encore laissé mon coeur, parler et lui offrir ma vie!

 La vie me fait penser à une montagne que l’on gravi péniblement, parfois les pièges nous font tomber, le vent a soufflé sur ma vie, la tempête parfois a éclaté, le soleil et le calme est revenu comme par enchantement, la vie n’a rien d’une route bien droite, elle vire tantôt à droite, tantôt à gauche, parfois on revient sur nos pas, pensant tout effacé, mais rien n’y fait, nos actions sont encore là, si mes larmes se sont taries et mes pardons ont murmuré tant de fois ce mot magique qui  m’a guérie, c’est peut-être que je savais que l’amour est bien plus fort que la haine, que l’amour nous rend meilleurs, que l’amour nous donne des ailes, que l’amour c’est la vie et la lumière alors que la haine n’est que nuits et enfer!

On ne sait jamais, même à l’automne de sa vie, on sait que l’on ne saura jamais! 

Est-ce important finalement  de savoir? Il suffit de savoir que l’on ne sait jamais, cela au moins, on le sait!

 

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