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Un vécu surnaturel………

Posté par canelle49 le 14 juin 2010

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Il venait de la réunion et quand je l’ai connu je l’ai tout de suite aimé ce grand bonhomme si sympa, si souriant, comme peuvent l’être les gens des îles, le froid de la Suisse ne lui avait pas enlevé le soleil qu’il avait dans le coeur et une grande amitié nous a uni quelques années, avant qu’il ne reparte dans son île avec sa femme qui était mon amie.

Je vous parle de lui pour vous conter un épisode de ma vie qui m’a marquée, je suis une capricorne, un signe de terre et j’ai bien les pieds sur terre en général et ne croit pas au surnaturel, il a pu me faire changer d’avis ce soir-là!

Nous étions invités chez lui avec quelques amis pour déguster une recette de son île, ce soir d’été, il faisait très lourd, l’orage grondait au loin et je vais vous faire un aveu, depuis toute petite l’orage me terrorise, encore maintenant, je m’angoisse, quand je sens que l’orage va éclater.  Je vous plante le décors, une salle à manger, avec une table en osier basse, poufs bas, nous sommes au raz du sol, un repas délicieux, très épicé, mais un vrai délice, on se raconte des blagues, lui nous parle de sa vie dans son île et tout à coup il me regarde et me dit:

_ dis-moi toi tu as envie de connaître ton avenir?

_ bof, non pas spécialement, pourquoi?

_ Je vais t’avouer une chose, je suis sorcier !!!

J’ai éclaté de rire, je ne voulais pas le froisser, mais je ne pouvais plus m’arrêter, quand enfin je me suis calmée, il a repris en me disant:< écoute on va faire une séance tous ensemble!>

Je me demandais de quoi il parlait, une séance de quoi,  comme je suis curieuse  et que j’aime aller au bout des choses j’ai voulu en savoir plus avant d’accepter et là, il me dit, je peux parler avec les morts, je n’ai plus eu envie de rire, plutôt eu des frissons et une peur en moi, mais comme ma curiosité est plus forte que ma peur et mon angoisse, j’ai accepté!  

Il a préparé sa table de salon en mettant à chaque coin une bougie allumée, les lettres du Scrabble bien mis en évidence en rond sur la table et au centre un verre à pied retourné, il nous a invité à poser un doigt sur le verre, mais sans appuis, simplement effleurer le verre, à la lueur des bougies nous nous sommes mis autour de la table, il a fermé les yeux, je devais me retenir de rire, pas facile, car je sentais venir en moi un rire d’angoisse, quand tout à coup, mon sang se glaça, le verre commençait à bouger,  la peur me pris, mais je voulais aller au bout de cette expérience, je ne renonce jamais, même si j’ai peur, je ne recule jamais, le verre bougeait de plus en plus et partait sur deux lettres, il demanda si ces deux lettres pouvaient nous dire quelques choses, oui bien sûr, c’était mes initiales, il avait les yeux fermé, sa voix avait changé , il ouvrit les yeux, me regarda, son regard était vide,  il me dit:

_ je suis en communication avec quelqu’un qui veut te parler, c’est un homme qui  est parti il y a quelques années, accidentellement, il me dit qu’il était très proche de toi.

 Je sentais mon corps tremblé, je lui répondis d’une voix blanche, à peine audible:

_ oui, mon beau-père, le mari de ma mère

_ il désire te dire qu’il a besoin du pardon de ta mère pour s’en aller de là où il est retenu,

le verre se mit à bouger pour désigner des lettres avec insistance et le mot  »banni » apparu sous nos yeux. Il me dit sans préambule:

Il a mis fin à ces jours, non? 

Cet instant, où il a prononcé ces mots, on fait de moi une fontaine de larmes, j’avais cette certitude en moi depuis cette nuit où la police, était venu m’annoncer son accident de voiture, j’avais ce soupçon qui ne m’a jamais quittée.

Il m’avait appelé ce soir-là, quelques heures avant son accident et je sentais que quelque chose n’allait pas, il s’était encore disputé avec ma mère, il a terminé la conversation en me disant, je t’aime et embrasse bien fort les petits que j’aime aussi très fort! Ma question resta sans réponse, je lui avais demandé où il se trouvait, seule le son du téléphone raccroché me répondit.

Mon angoisse était telle, que j’ai réveillé mon mari en lui disant, j’ai peur, G. vient de m’appeler et ce qu’il a dit me fait craindre le pire, bien entendu la réponse fusa :< toi et tes prémonitions à la noix, arrêtes, tu ferais mieux de dormir au lieu de dire des conneries>

Mais mon angoisse elle, n’était pas une connerie, je la sentais bien en moi monter telle une boule qui devient de plus en plus pressante dans la poitrine.

                                                                                          ________________

Il continua sur sa lancée me disant que je devais parler à ma mère, qu’il puisse aller là où règne la paix et le repos, qu’il était entre deux mondes et n’avait pas ce repos, il ne pourrait partir qu’au moment ou ma mère lui aurait dit, je te pardonne!

Je passe tout ce qui a pu être dit ce soir-là, mais je me posais la question comment aller voir ma mère et lui parler de cela, lui dire qu’il avait besoin de son pardon, elle allait me prendre pour une folle et puis j’allais raviver sa douleur et lui dire la vérité, lui dire qu’il avait bien mis fin à ses jours. J’ai peu dormi cette nuit-là, mais je savais que je devais lui parler.

C’est  avec précaution que je lui ai parlé de cette soirée pour en venir aux faits et tout de go, je lui contais ce qui était arrivé, elle me regarda avec étonnement et me dit :< je me suis toujours doutée que ce n'était pas un accident.

_ mais alors tu savais?

_ oui bien sûr que je savais, mais a quoi bon en parler!

_ tu sais, il faut lui pardonner ce geste, alors dis le lui, maintenant, à haute voix

Elle me regarda interdite et parla tout bas en lui disant< Je te pardonne ce geste>

La semaine suivante je devais retourner voir mon ami pour reprendre une séance, ce qui fut fait et il m’annonca qu’il était parti dans ce monde de paix et de repos éternel !

Pas simple de vous conter cela, surtout ne croyez pas que je suis une fervente de ce genre de choses, mais ce que j’ai vécu m’a prouvé une chose, c’est que nous avons bien un destin et cet homme m’a démontré que rien ne peut faire changer ce qui est écrit depuis notre naissance. Il m’a posé une question toute bête, me demandant,si un jour je te dis, demain ne prend pas la même route pour aller travailler car je vois un accident grave pour toi, tu vas faire quoi?

_Je vais la prendre quand même, je ne crois pas que l’on peut voir ce qui va se passer demain.

_ Alors tu ferais pareil que l’amie de ma mère, elle lui avait dit de ne pas prendre cette route, elle y a laissé sa vie sous les roues d’un camion, quand je te dis que le destin ne peut pas être détourné.

Je ne parlerai pas de ce qu’il a pu annoncer àmes amis, mais tout ce qu’il a vu ce soir-là c’est avéré exacte, depuis, jamais plus, je n’ai eu envie de connaître mon avenir, je laisse mon destin me montrer le chemin, ce qui doit être sera et ce qui ne doit pas être ne sera pas, tout simplement!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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