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Croire en la vie………….

Posté par canelle49 le 6 juin 2010

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Hier, je vous ai parlé d’elle qui fut un jour si près de perdre pied, si près de ce gouffre qui nous prend inexorablement et qui s’appelle le mal de vivre, le mal de vivre est dans nos gènes à tous et toutes, on peut soit, en mourir soit, en revivre.

Ce matin je voulais parler de ce que je connais, pour peut-être venir en aide à Marie et Josy qui sont entrées dans ces jours qui ne sont que des nuits! Je sais que le vécu des autres ne peut être un exemple ni même une force pour se reprendre, mais je voulais vous conter cette partie de ma vie avec pudeur et respect des autres qui vivent cela en ce moment!

Je ne savais plus où était le bonheur, je l’avais perdu en route comme beaucoup, j’avais laissé ce petit bonheur au bord du chemin pour ne laisser en moi que douleur, malheur et désespoir, que vision de ma voiture quittant la route pour aller s’écraser dans cette barrière de sécurité pour en finir une bonne fois pour toute de tant de souffrances que je ne supportais plus, pourtant je n’avais pas de quoi me faire du mal, extérieurement, tout était parfait dans ma vie, un travail que j’aimais, des enfants que j’aimais, un mari que j’aimais, une maman que j’aimais, ma famille que j’aimais, là était bien le drame, j’aimais, j’aimais, j’aimais, mais qui m’aimait?

Donner c’est aussi, recevoir, je venais de comprendre que je ne recevais pas, j’étais devenue une ombre, une ombre que l’on ne voyait pas, une ombre qui faisait ce qu’elle avait à faire sans jamais demander de l’aide, sans jamais se plaindre, sans jamais crier au monde qu’elle en avait assez de tout, de l’égoïsme de ceux qui l’entouraient et qui la pompait de toute part, oser crier sa rage aurait peut-être fait que jamais un instant je ne serais allé tout droit dans le mur.

C’est alors qu’un jour, un jour où le ciel pleurait, au volant de ma voiture mes larmes faisaient que je n’y voyais que peu et un instant, une seconde, pas plus, j’ai voulu mettre fin à mes douleurs de vivre et puis cette petite voix qui vient d’on ne sait où et qui me dit: tu as encore une chose qui peut te retenir et c’est elle, ce petit bout de chou de quelques kilos, que tu aimes plus que tout, cette petite-fille qui fait ton bonheur, ne pense qu’à elle, tu ne veux donc pas la voir grandir? Comme par miracle, j’ai su, ce jour-là, que j’allais sortir de ce trou noir!

Bien sûr la route n’a pas été facile, mais je me suis faites aidée par une femme merveilleuse que j’appelle la fée de la vie, une psy quoi! (sourire) elle a su m’écouter et c’est là que j’ai compris que si on sait donner son écoute, on peut aider les gens qui sont dans ce trou, jamais je n’avais été écoutée par les miens, j’avais bien essayé de parler de ce qui me faisait mal, mais je voyais bien, que je n’étais pas entendue, alors de guerre lasse, je n’ai plus jamais parlé de ce qui me faisait mal!

La première semaine, aidée par les médicaments, j’ai compris bien vite que si je cédais à ce maudit médicament qui faisait que mon esprit était endormi, alors, je serais peut-être perdue à jamais dans les dédales de la folie douce, j’ai jeté tout cela aux ordures et je me suis mis en tête que si je devais m’en sortir c’était par ma volonté, cette période de ma vie n’a duré que peu de temps et je sais que pour certaines et certains cela peut durer plus longtemps, mais je suis certaine d’une chose, il faut que la volonté soit en nous pour en sortir, sans cette volonté on peut survivre toute sa vie et ne jamais retrouver la lumière!

Je voudrais dire à Josy et Marie combien je comprends ce qu’elles vivent, mais je veux aussi leur dire que personne ne peut rien, si elles ne veulent pas elles-même sortir de leurs nuits, les mots, l’entourage, rien ne fera que cela va les aider, elles ne peuvent plus entendre, parfois même on n’a pas envie d’entendre.

Alors, Josy et Marie, cherchez cette délivrance et ce bonheur de vivre, au fond de vous, surtout oser dire autour de vous ce qui ne va pas et ce que vous ne voulez plus vivre au quotidien, soyez vous aussi, égoïstes, pour vous préserver de tout ce qui peut vous faire mal en le rejetant par-dessus bord, ne gardez autour de vous que le bon et jetez les fruits avariés qui peuvent vous nuire!

Je reprendrais cette phrase qui n’est pas de moi et qui dit: < la vie n'est rien mais rien ne vaut la vie!>

Ce petit bonheur que j’avais laissé en pensant ne plus le retrouver, un jour, il est revenu me faire un petit coucou et c’est là que j’ai compris que ce petit bonheur, je l’avais en moi, il fallait simplement que je le regarde et que je le laisse faire le bonheur de ma vie, tout peut se faire quand on garde en soi l’espoir de se sortir du pire et bien on arrive à se sortir du pire, pour aller vers le meilleur!

La vie n’est pas un long fleuve tranquille! 

Publié dans page de vie | 19 Commentaires »

 

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