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Le courage d’Océane………

Posté par canelle49 le 2 juin 2010

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Cette année là elle avait de plus en plus de peine quand elle nageait à retrouver son souffle et ses lèvres bleutées quand elle sortait de l’eau me faisait te dire que cela n’était pas normal!

Le médecin encore une fois te dit que c’était de l’asthme et moi je n’y croyais pas, ces bombes qu’elle devait respirer n’avait aucun effet sur elle, puis à bout de patience ne pouvant plus voir ma petite-fille avoir autant de peine pour retrouver son souffle au moindre effor. Je me souviens avoir été rude, mais je t’ai dit si tu n’es pas capable de demander un contrôle chez un cardiologue, je le ferais en allant le demander à mon médecin, tu m’avais répondu, mais je lui ai demandé et il a dit non, il n’y a pas de problème avec le coeur, alors un peu énervée je t’avais dit, c’est un incapable, change de médecin!

Tu es retournée le voir en lui disant que tu insistais pour avoir ce fameux rendez-vous, il a finit par accepter. J’ai attendu le résultat avec angoisse et quand j’ai entendu tes larmes au téléphone j’ai su que c’était grave, mais je savais aussi que de nos jours on peut faire des miracles, alors je t’ai consolée du mieux que j’ai pu et l’attente a commencé!

Les examens, les prises de sang et la décision de la date de l’opération, on avait découvert que depuis sa naissance elle vivait qu’avec une seule valve, il fallait en greffer une et pour cela arrêter son coeur, ce qui t’angoissait le plus. Tu ne cessais pas de me dire:< maman et si le coeur ne repart pas,> je ne pouvais pas te montrer ma peur, je me devais, au contraire,  dire que tout allait bien se passer, que l’on ne mourrait pas d’une telle opération, qu’il fallait avoir confiance. Le jour où tu as vu le professeur qui t’a dit que le risque zéro n’existait pas, alors là, je t’ai ramassé à la petite cuillère, je te disais mais non, il fallait bien qu’il dise cela, mais qu’il savait très bien qu’Océane allait vivre et quej’avais confiance.  En en rentrant chez moi, je pleurais toutes les larmes de mon corps, devant toi je ne pouvais pas craquer, je devais me montrer forte pour te soutenir!

Je me souviens de ce jour où, toutes les deux, nous avons attendu plus de sept heures pour voir enfin la petite, passer le long du couloir dans son lit, ouvrir les yeux et nous dire:< laissez-moi dormir je suis fatiguée!> Cette petite phrase n’était que du bonheur et là j’ai pu laisser enfin mes larmes couler dans tes bras!

Elle n’avait que 11 ans et chaque jour te disais:< maman, surtout ne t'inquiète pas, je vais revenir, tu n'as pas de crainte à avoir,> je me demande où elle trouvait cette force. Jamais elle n’a versé une larme, jamais elle n’a eu peur et au matin de son entrée à la clinique, elle rassurait tous ses amis dans la cour du collège et leur disait à bientôt. Je revois encore toutes ces filles et garçon pleurer alors qu’elle n’avait pas une larme et qu’elle les rassurait de son mieux! Leurs mains levées pour lui dire au revoir au moment de notre départ, cette image reste en moi et c’est à ce moment-là que je me suis écroulée alors que je devais conduire et c’est toi qui a eu la force, de me dire,:< maman non, ne pleure pas tout va bien aller!> Je t’ai regardée et pour la première fois j’ai vu que tu avais cette confiance qui venait de me quitter un court instant, mais que j’ai bien vite retrouvé!

Il y a quatre ans maintenant que son coeur est réparé et qu’il est bien reparti, un contrôle depuis et c’est avec bonheur que le cardiologue m’a dit, ce coeur bat comme une horloge et tout va bien, encore un contrôle à l’âge de vingt ans et sa vie sera celle de toutes les femmes de ce monde, elle est déjà, comme pour toutes les jeunes filles de son âge!

Océane, tu nous as donné une belle leçon de vie, tu n’as jamais eu un instant de peur et pas un instant un manque de confiance. Tu as fait l’admiration de toutes les infirmières du service et quand le médecin t’a dit on enlève les fils en te disant qu’un fil était entré dans la chair, que cela allait te faire en peu mal, tu l’as regardé et tu lui as dit:< après ce que je viens de vivre, rien ne peut me faire peur et mal, alors n'hésitez pas!>  Il m’a regardé et a souri, tu venais de lui montrer que tu étais bien la petite fille la plus courageuse du monde!

Ton seul soucis était ta cicatrice, tu as été tellement heureuse de voir que le professeur qui t’avait opérée avait fait en sorte de faire la cicatrice bien cachée sous ton sein, tu as nous a dit, j’ai une chance incroyable, je pourrais mettre un maillot deux pièces sans avoir cette vilaine ouverture entre les côtes! On a beaucoup ri et la vie était belle, si belle, tu venais de gagner la partie avec courage et volonté!

Depuis, tu es devenue une merveilleuse jeune fille, tu vas sur tes 16 ans et tu fais le bonheur de tous. Notre complicité que jalouse parfois les autres membres de la famille, c’est tout simplement parce que personne ne peut entrer dans notre monde de délire et d’amour qui nous unit et qui restera aussi longtemps, que je vivrai. Peu importe ce que pense les autres, même si je sais bien que j’ai quatre petits-enfants et que je les aime tous.

TOI……… TU ES MON AUTRE !

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