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Injustice d’une vie…………

Posté par canelle49 le 22 avril 2010

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Il se faufile à travers les herbes hautes, disparaître de la vue des hommes est sa seule pensée, car il sait que s’il se fait voir sa vie ne vaudra pas cher, il doit se cacher de tous pour survivre, il sait qu’il est  mal aimé, pourtant il y a un coeur qui bat en lui, il a des petits, une compagne, il ne veut aucun mal à personne, il ne tue que pour se nourrir, jamais il ne fera du mal gratuitement et si un jour il a mordu une main, une jambe, il devait bien se défendre de ce prédateur nommé homme.

Il repense au jour où il a dû avec désespoir se battre pour sa vie, ce jour où le piège c’est refermé sur lui, ce grand sac noir où les hommes l’avaient enfermé, il avait peur de la mort, de la souffrance, comme tout être vivant, il avait déjà si souvent goûté aux douleurs des cailloux jeté contre lui par les hommes, la douleur, qu’il avait ressenti en cet instant, était imprégnée en lui, puis ses brûlures insoutenables de ses blessures ouvertes, sa compagne apeurée de le voir si faible et qui ne savait que faire pour le guérir, le temps avait fini par cicatriser ses blessures, mais dans son coeur les cicatrices étaient bien là et il se demandait souvent ce qu’il avait bien pu leur faire à tous ces hommes qui le détestaient tant.

Dans le noir de ce sac il commença à se demander comment cette fois il pourrait bien se sortir de ce piège, il ne bougeait plus de peur que le sac ne s’ouvre et que cela signifie la fin pour lui, c’est alors qu’il vit une lumière fluette dans le fond de sa prison, il y regarda de plus près et vit un petit trou, si petit pour y passer sa tête et son corps, mais il était bien là et l’espoir revint en lui, il se contorsionna et avança sa tête en poussant fortement, le craquement du tissu lui donna du courage,  la lumière devint plus aveuglante et c’est doucement sans bruit qu’il se faufila, sa tête était hors du sac, il ne restait plus que son corps, il ondula et comme par miracle se retrouva dans l’herbe, il regarda autour de lui, il ne devait pas se faire voir et c’est silencieusement qu’il s’enfuit à travers champs pour enfin retrouver les siens.

Il se demandait pourquoi il était si mal aimé alors que sans lui le monde ne serait pas, pourquoi lui qui avait tout simplement murmuré au creux de l’oreille d’Eve que l’amour ferait le monde devait-il payer pour cela? Pourquoi lui qui avait donné la vie possible devait-il être le mal aimé sur cette terre? Il ne comprenait pas pourquoi les hommes avaient si peur de lui et que même inoffensif il n’était pas le bienvenu.

Pauvre serpent tu serpenteras encore longtemps sans trouver d’amour, mais si un jour tu viens dans ma modeste demeure, jamais au grand jamais tu n’auras à en souffrir! Moi je t’aime et si tu te souviens de moi, je t’ai parfois sauvé de la méconnaissance de l’homme qui pensait que tu étais une vipère et voulait te tuer alors que tu n’étais qu’une pauvre couleuvre vipérine et que tu n’avais, pour seul tord que de ressembler à ta soeur qui, elle a du venin, mais elle ne s’en sert que pour se défendre, ne feraient-on pas pareil nous les humains pour assurer notre vie et nous défendre? Mais n’a-t-elle pas elle aussi ce droit à la vie!

On peut se soigner contre le venin du serpent jamais contre le venin de l’humanité! 

 

Publié dans page de vie | 11 Commentaires »

 

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